Les races ovines algériennes

Les races ovines algériennes
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Malgré qu’il n’existe pas de notion zootechnique de race ovine en Algérie comme l’ont signalé Sagne (1950) et Magneville (1959), Trouette (1929) a précisé que le cheptel ovin algérien se compose de trois races, le mettant en concordance avec Jore d’arces (1947), Sagne (1950) et Chellig (1992) qui décrivent les populations ovines algériennes comme étant divisées en trois grandes races d’un même groupe de races concaves :

a. Cheptel berbère (confins algéro-marocains)

Considéré comme l’ancêtre du mouton d’Afrique du nord. C’est un animal de petite taille, à laine commune, que l’on rencontre auparavant principalement en Kabylie, et à un degré moindre dans l’Ouarsenis, avec les caractéristiques légèrement différentes. Généralement, il peuple les zones montagneuses du Tell jusqu’à l’ouest où il se rapproche pour se confondre avec le BENI-GUIL. Actuellement, le berbère semble complètement en voie de disparition des régions qui font son berceau. On le rencontre encore dans l’Oranie où de plus en plus il fait place au BENI- GUIL (Anonyme, 2008).

b. Cheptel arabe (centre)

Introduit avec les invasions Hilaliennes, il est de loin le plus important, en termes d’effectif, et est le plus intéressant en termes de productivité. Il peuple les hautes plaines telliennes et les vastes zones de la steppe. Ce type d’ovin haut de pattes et aux membres forts est actuellement en pleine expansion (Anonyme, 2008).

c. Cheptel barbarin (confins algéro-tunisiens)

Originaire de Tunisie, on le rencontre dans l’est du pays, dans la partie sud orientale. C’est un mouton à grosse queue peu apprécié qui, de plus en plus, est concurrencé dans son aire de prédilection par le mouton Arabe (Anonyme, 2008). Il vit en vase clos, cantonné près des frontières tunisiennes à El-oued.
En plus de ces trois grandes races, il existe deux autres races de faible effectif : la race D’man ou Touaregh et la race Sidaho (Trouette, 1929).
De toutes les espèces l’ovin algérien fait preuve d’une grande diversité ; cette diversité peut s’apprécier à la fois par le nombre total de types de populations et du nombre de celles ayant un effectif important.
Il existe une forte concurrence entre les différentes populations locales, en rapport avec les transformations des systèmes de production et les bouleversements socio- économiques qui ont affecté l’Algérie durant les quatre dernières décades (Feliachi K., 2003).
On note une forte progression des effectifs et des produits de croisement de la population Ouled Djellal avec les autres types de population non seulement en Algérie mais également au Maroc et en Tunisie ; cette race fait preuve d’une adaptation parfaite aux objectifs recherchés par les éleveurs et progresse dans les régions à tradition agricole par substitution aux autres races, mais aussi dans les élevages agro-pastoraux et sylvo pastoraux en voie d’intensification, par croisement avec les populations locales (Feliachi K., 2003).
Chellig (1969 ; 1992) cité par (Nedjraoui D., 2001) démontrent que le cheptel ovin, premier fournisseur en Algérie de viande rouge, est dominé par 3 races principales bien adaptées aux conditions du milieu.

  • la race arabe blanche Ouled Djellal, la plus importante, environ 58 %du cheptel national, adaptée au milieu steppique, présente des qualités exceptionnelles pour la production de viande et de
  • la race Rumbi, des djebels de l’Atlas Saharien, à tête et membres fauves, représente environ 12 % du
  • la race rouge Béni Ighil (dite Hamra en rappel de sa couleur) des Hauts Plateaux de l’Ouest (21 % du cheptel), race berbère, très résistante au froid, autochtone d’Afrique du Nord. Des travaux de préservation des potentialités de cette race sont entrepris dans des fermes

Quatre races secondaires ovines existent également en Algérie :

  • la race à laine Zoulai de l’Atlas Tellien adaptée aux parcours
  • la race Dmen, saharienne de l’Erg Occidental très intéressante par sa prolificité élevée.
  • la race Barbarine, saharienne de l’Erg
  • la race Targuia-Sidaou, sans laine, race peul, élevée par les Touaregs du Sahara

Quelques variétés plus rares sont également mentionnées telles que la Taadmit issue d’un croisement entre Ouled Djellal et les béliers Mérinos. Quelques troupeaux isolés du type Mérinos correspondent à des tentatives d’intensification de la production ovine (Nedjraoui D., 2001).

Source:

OUALI HANI 2016,
Etude des quelques caractéristiques morphologiques des ovins, race Ouled Djellal
Université Abdelhamid Ibn Badis-Mostaganem

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