Intérêt de l’irrigation et Besoins en eau de l’abricotier (Prunus armeniaca)

Les variétés cultivées en Algérie Prunus armeniaca
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L’abricotier est traditionnellement cultivé en terre non irriguée. En Algérie, les vergers  conduits en sec sont encore nombreux. En matière de rendement, les résultats obtenus par cette espèce sous des climats arides ont longtemps été considérés comme honorables dans ces conditions difficiles. Mais aujourd’hui, la conception du verger en sec est de plus en plus dépassée par les impératifs de l’arboriculture moderne qui refusent  l’alternance, la sensibilité aux maladies et les petits calibres et qui imposent une optimisation de tous les facteurs de production (Pratex in Gautier,1984). 

Plusieurs travaux sur vergers français, témoignent de la réponse remarquable de l’abricotier à l’apport d’eau ( Serel in Audubert et Lichou, (1989).

1 : Intérêt de l’irrigation :

Une meilleure alimentation en eau de l’abricotier se répercute favorablement sur :

Le rendement : En sec, les rendements moyens sont de l’ordre de 05 à 10 T/ ha, alors qu’en irrigué ces rendements augmentent et atteignent  12 à 18T/ha et parfois plus (Audubert et Lichou, 1989).

La régulation de la production, si l’on évite les excès de charges des fruits.

L’accroissement du calibre des fruits : l’abricotier exprime bien son potentiel de calibre s’il est bien alimenté en eau. Cet accroissement participe également à l’augmentation des rendements. Cependant, l’irrigation risque parfois de provoquer des charges de fruits excessives qui peuvent se traduire par une chute de calibre et une entrée dans un cycle d’alternance.

Le maintient de la qualité des fruits : Selon Audubert et Lichou, (1989), une irrigation excessive à l’approche de la maturité conduit à une production de fruits moins sucrés malgré qu’ils synthétisent autant de sucres. Ce fait peut s’expliquer par la dilution des sucres synthétisés dans un volume de fruit plus grand. Cependant  Roque, (1988), in Audubert et Lichou, (1989) estime qu’une irrigation raisonnée au cours de la croissance des fruits contribue à maintenir une bonne activité photosynthétique qui garantit la fabrication et l’accumulation des sucres. La fermeté des fruits sera également peu affectée.

2 :Besoins en eau du verger :

 A : Consommation maximale des arbres :

En Afrique du nord, l’abricotier consomme d’une manière générale 200 à 300mm/an d’eau ; Tandis qu’en culture intensive, les besoins s’élèvent  à 300 à 400mm/an (Huguet, 1961 in Merabet, 1992).

La consommation maximale des arbres varie de 500 à 550mm/an (Audubert et Lichou, 1989). Avec l’âge des arbres, ses quantités sont susceptibles d’augmenter sensiblement et la consommation maximale  des arbres peut atteindre 700mm/an (Rugiero, in Audubert et Lichou, 1989).

Cette consommation ne correspond pas à la quantité d’eau à apporter par l’irrigation car les besoins sont fortement influencés par les caractères du climat, notamment l’intensité de l’E.T.P, de la pluviométrie, des réserves du sol qui sont capables de fournir une bonne partie de l’eau, surtout en début de saison (Audubert et Lichou, 1989).

Ces besoins sont également influencés par le système de culture appliqué au verger, par les techniques d’entretien du sol et la fertilisation et par le porte-greffe utilisé (Vidaud, 1980).               Il est à noter également que les besoins changent en fonction des stades végétatifs et qu’ils sont importants pendant certaines phases dites « phases critiques ». :

B : Conséquences d’une consommation limitée  pendant les 

stades critiques :

en début de saison : Une sécheresse en début de saison peut provoquer de nombreux problèmes (arrêt de croissance, chute de fruits…… ). Toute fois, le sol est généralement suffisamment pourvu à cette époque pour alimenter l’arbre correctement.

Du durcissement du noyau à la récolte : Pendant cette période tout manque d’eau perturbera la croissance des fruits et se traduira par une perte de calibre. Il limitera également le développement actif de la végétation durant l’été et la qualité de  renouvellement des rameaux en sera affectée.

Après la récolte : Il semble que l’arbre puisse accepter une alimentation plus limitée sans conséquence particulière, bien que le potentiel de consommation maximal soit assez élevé pendant cette période.  Mais ce rationnement doit rester modéré pour permettre à l’arbre d’effectuer correctement sa différenciation florale, et les mises en réserves d’éléments nutritifs en automne.

Source:

BOUZIDI NORA 2005. action de cinq provenances de porte – greffes francs d’abricotier (Prunus armeniaca. L) au déficit hydrique. Tolérance à la sécheresse.

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