Climatisation de la poule pondeuse

Climatisation de la poule pondeuse
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1-Chauffage

La jeune poulette exige entre 0 et 4 semaines d’age une température environnante décroissant de 32 à 25°C, ce qui ne peut être obtenu qu’avec utilisation d’un chauffage.

Afin de ne pas avoir à porter toute l’ambiance du poulailler à ces températures, des systèmes de chauffage localisés, complétés par un chauffage d’ambiance assurant environ 20°c,sont mis en place (fig.7) (SAUVEUR, 1988).

Fig. N°7 : Zone de confort des animaux en fonction de la température et de la vitesse del’air (d’après Sauveur, 1988).
Fig. N°7 : Zone de confort des animaux en fonction de la température et de la vitesse del’air (d’après Sauveur, 1988).

Toute augmentation de la température ambiante se traduit par une baisse de consommation alimentaire (-1,4 g/poule), au delà de 27°C la relation n’est plus linéaire et la chaleur ambiante entraîne une baisse de consommation et de ponte.

Augmenter alors la concentration énergétique de la ration est inefficace. Une température ambiante de 30°C associée à une circulation d’air (1m/s) est vécue par l’animal comme une température ambiante de 20°C (DESBORDES, 2006).

En période de croissance chez la poulette (3 semaines à 18 semaines) du 15ème au 21 jour, la température optimale est de 22°C dans la salle et de 26°C à l’endroit des sources de chaleur. Audelà du 21ème jour, la température idéale dans le local d’élevage se situe entre 18-20°C (ANDRE, 1996).

1-1-Technique de chauffage

1-1-1-Chauffage par éleveuses individuelles ou radiant

Les éleveuses à convection prépondérante sont des appareils à cloche sous lesquels les poussins sont réchauffés par l’intermédiaire de l’air. Elles peuvent fonctionner au fuel ou au propane, le second assurant une hygrométrie plus élevée que le fuel pendant les périodes d’été. La combustion y est directe ou catalytique.

Avec les appareils à rayonnement prépondérant « radiant », les animaux sont chauffés grâce au rayonnement infrarouge provenant d’un émetteur chauffé au gaz ou électricité et non par l’intermédiaire de l’air.

Ces radiants sont toujours coiffés d’un réflecteur permettant d’orienter le maximum de rayonnement infrarouge vers les animaux. Ces appareils peuvent être utilisés audessus d’une litière ou au dessus dune cage d’élevage de poulette (SAUVEUR, 1988).

1-1-2-Chaffage par air pulsé

Le chauffage par air pulsé à partir d’un générateur de chaleur peut être conçu pour chauffer fortement toute l’ambiance lorsqu’il s’agit d’un élevage de poulettes en cages. On consiste à pratiquer un chauffage mixte radiant-ambiance qui laisse aux animaux davantage de possibilités de s’éloigner des sources des chaleurs ; la température d’ambiance est alors comprise entre 21 et 24°C. Dans tout les cas, la vitesse de l’air au niveau des poussins doit être imperceptible (SAUVEUR ,1988).

2-Ventilation

Il existe deux types de ventilation : ventilation dynamique et statique.

2-1-Ventilation statique

La ventilation dite statique ne fait appel à aucun moyen mécanique d’extraction mais est due à la convection thermique naturelle des masses gazeuses de température différente et aux surpressions et dépressions causées par le vent qui s’exercent de façon variable sur un bâtiment suivant sa forme .

La circulation d’air s’établit donc à l’intérieur du poulailler comme dans une cheminée : l’air entrant suffisamment bas se réchauffe et s’élevé pour s’échapper par une ouverture du toit. Le débit d’une telle installation est fonction :

  • de la vitesse de l’air hors du local,
  •  du gradient de température entre le bâtiment et l’extérieur,
  • de la hauteur et du diamètre du conduit d’évacuation (SAUVEUR, 1988).

2-2-Ventilation dynamique

On désigne sous cette appellation toute ventilation forcée faisant appel à des ventilateurs électriques de débit connu, généralement réglables et commandés à volonté ou automatiquement. On distingue :

la ventilation en dépression dans laquelle l’air vicié est retiré du bâtiment par des ventilateurs travaillant en extraction ; c’est la plus couramment utilisée,

la ventilation en surpression ou de l’air neuf est injectée à l’intérieur du local (SAUVEUR, 1988).

3-Eclairage

La lumière joue un rôle fondamental dans le contrôle de la reproduction des oiseaux, à la fois en stimulant l’activité des gonades et en synchronisant les animaux ente eux (SAUVEUR ,1988).

3-1-Durée d’éclairement

La maturité sexuelle des poulettes et l’intensité de la ponte sont influencées par la variation de la durée d’éclairement du poulailler.
Pour les régions tropicales ou existe de fortes variations de la photopériode au cours de l’année (fig. 8).

Fig. N°8 : Elevage des poulettes en lumière naturelle (d’après SAUVEUR, 1988)
Fig. N°8 : Elevage des poulettes en lumière naturelle (d’après SAUVEUR, 1988)
  •  éclairage et chauffage des poussins par des lampes jusqu’à 2 semaines ;
  • lumière naturelle de la 3ème à la 17ème semaines ;
  • à partir de la 17ème semaine, utiliser un complément d’éclairage artificiel et augmenter progressivement la longueur du jour pour atteindre 14 ou 16 h d’éclairement entre la 26ème et la 28ème semaine ;
  • à partir de la 26ème semaine, maintenir la longueur du jour constante jusqu’à la 72ème semaine ;
  • ne jamais augmenter la durée d’éclairement entre la 8ème et la 16ème semaine d’age, cela pourrait provoquer un démarrage trop précoce de la ponte (ANDRE ,1996).

3-2-Intensité lumineuse

Une lumière trop forte augmente la nervosité et l’agressivité des volailles, conduisant au picage, voir au cannibalisme. Lors de journées très ensoleillées, il est souvent utile d’obscurcir le poulailler en abaissant les volets. Durant la nuit, l’éclairage artificiel réaliser au moyen de lampes électriques à gaz ou à pétrole doit être équivalent à 3watts/m² (exemple: placer une lampe de 60 watts pour 20m² de surface au sol pour 120 à 200 poules (ANDRE, 1996).

3-2-1-Intensité lumineuse en période d’élevage

Une gamme de 1 à 5lux d’intensité lumineuse agit peu sur la précocité sexuelle, celle-ci peut être légèrement retardée par les intensités les plus faibles mais le nombre d’œufs pondus après quelques semaines n’est pas différent si l’intensité est normale en phase de production (LACASSAGNE, 1971).

3-2-2-Effet de l’intensité lumineuse sur la maturité sexuelle

La notion d’intensité lumineuse ne doit pas être confondue avec celle de la durée d’éclairement et n’indique, en effet, qu’une forte intensité, puisse compensé les effets d’une faible durée d’éclairement.

En outre, le seuil de sensibilité des oiseaux est extrêmement bas chez le moineau, les récepteurs intra-craniens sont sensibles à des niveaux d’éclairement comparables à celui de la pleine lune, ceci reste vrai chez la poule et il doit en être tenu compte qu’avant d’affirmer qu’un bâtiment d’élevage est réellement obscur (SAUVEUR, 1988).

L’intensité lumineuse est inclue dans les programme d’éclairement en élevage qui ont pour but de contrôler la maturité sexuelle et de permettre aux animaux d’obtenir un poids correct (PHILLIPPE, 1994).

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