Production animale - cours

Cheptels et ressources fourragères dans le sud

Cheptels et ressources fourragères dans le sud

1. REPARTITION DES CHEPTELS DANS LES WILAYAS SAHARIENNES

1.1.   Cheptel bovin

L’élevage bovins est très limité dans les zones sahariennes sinon insignifiant (environ 11 680 têtes en 2007 soit 0,1% de l’effectif national) et concentré principalement dans la partie Nord du Sahara c’est-à-dire les Wilayas de Biskra, El-Oued et Ghardaïa avec 33%, 25% et 20% respectivement. La production de lait est faible, elle est destinée à l’autoconsommation en raison des faibles disponibilités alimentaires, de l’inadaptation des animaux à la production laitière et du mode de conduite des troupeaux (tableau 27a et figure 20a).
Tableau 27a. Répartition des cheptels bovins dans les wilayas sahariennes (MADR, 2007).

 
Wilayas
Effectif bovin (unité : tête)
2006 2007 Variation :
07/06
Nom Total Vaches Total Vaches Total Vaches
1 Adrar 658,0 245,0 663,0 233,0 0,8 -4,9
7 Biskra 3984,0 2820,0 3 805,0 2 456,0 -5,5 -12,9
8 Bechar 1332,0 701,0 1 370,0 761,0 2,9 8,6
11 Tamanrasset 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
30 Ouargla 430,0 213,0 550,0 340,0 27,9 59,6
33 Illizi 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
37 Tindouf 20,0 15,0 17,0 13,0 -15,0 -13,4
39 El-Oued 3214,0 928,0 2 975,0 825,0 -7,4 -11,1
47 Ghardaïa 2400,0 1400,0 2 300,0 1 330,0 -4,2 -5,0
Total wilayas
Sahariennes (1)
12038,0 6322,0 11 680,0 5 958,0 -3,0 -5,7

 

Total national (2) 1607890,0 847640,0 1657897,0 879712,0 3,1 3,8

 

[(1) / (2)] x100 0,7 0,7 0,1 0,7  

 

Figure 20a: Répartition de cheptel bovin dans les wilayas du Sud (d'aprés données MADR, 2009)
Figure 20a: Répartition de cheptel bovin dans les wilayas du Sud (d’aprés données MADR, 2009)

1.2. Cheptel caprin

Pour les caprins et les ovins, on distingue deux modes d’élevage : l’élevage familial en milieu oasien et l’élevage transhumant en milieu steppique. L’effectif actuel des caprins est évalué à 1295676 têtes soit 34,3% du cheptel national (tableau 27b et figure 20b).
 
Tableau 27b. Répartition des cheptels caprins dans les wilayas sahariennes (MADR, 2007).
 

Wilayas Effectif caprin (unité : tête)
2006 2007 Variation : 07/06
Nom Total Chèvres Total Chèvres Total Chèvres
1 Adrar 94 022 43 860 94 760 45 696 0,8 4,2
7 Biskra 194 870 133 600 188 876 121 428 -3,0 -9,0
8 Bechar 72 100 46 700 74 250 51 200 3,0 10,0
11 Tamanrasset 76 554 44 946 80 955 45 102 6,0 81,0
30 Ouargla 169 094 89 935 190 900 105 200 11,0 17,0
33 Illizi 28 430 14 982 29 335 15 263 3,0 2,0
37 Tindouf 37 700 25 700 42 500 34 000 11,0 32,0
39 El-Oued 490 552 261 936 447 100 241 545 -10,0 -8,0
47 Ghardaïa 140 000 87 000 147 000 88 000 5,0 1,0
Total wilayas
Sahariennes (1)
1 303 322 748 659 1 295 676 747 434 -1,0 3,0

 

Total national (2) 3 754 590 2 151 340 3 774 440 2 173 796 1,0 1,0

 

[(1) / (2)] x100 34,71 34,80 34,33 34,38  

 

Figure 20b: Répartition de cheptel caprin dans les wilayas du Sud (d'aprés données MADR, 2009)
Figure 20b: Répartition de cheptel caprin dans les wilayas du Sud (d’aprés données MADR, 2009)

1.3. Cheptel ovin

Cependant l’effectif ovin est surtout mené dans les zones Nord du Sahara, particulièrement dans les zones de Biskra (34%), El-Oued (22%) et Ghardaïa (14%), ainsi que dans les parcours sahariens du Sud dont 15% du cheptel est élevé à Adrar (tableau 23c et figure 20c). L’effectif est fluctuant en fonction des conditions climatiques, il est passé de 1 700 000 en 1983 à 2 275 493 en 2007. Les productions de ces élevages sont destinées à l’autoconsommation et aux marchés locaux.
Tableau 27c. Répartition des cheptels ovins dans les wilayas sahariennes (MADR, 2007).

Wilayas Effectif ovin (unité : tête)
2006 2007 Variation : 07/06
Nom Total Brebis Total Brebis Total Brebis
1 Adrar 344 757 133 467 338 925 134 744 -1,7 1,0
7 Biskra 778 560 488 140 764 480 462 433 -1,8 -5,3
8 Bechar 92 700 58 900 95 100 61 850 2,6 5,0
11 Tamanrasset 77 583 47 929 81 098 49 036 4,5 2,3
30 Ouargla 122 014 60 701 128 600 64 100 5,4 5,6
33 Illizi 21 430 9 480 22 480 9 777 4,9 3,1
37 Tindouf 17 400 10 400 19 600 14 400 12,6 38,5
39 El-Oued 520 562 256 207 495 210 238 090 -4,9 -7,1
47 Ghardaïa 330 000 162 000 330 000 160 000 0,0 -1,2
Total wilayas
Sahariennes (1)
2 305 006 1 227 224 2 275 493 1 194 430 -1,3 -2,7

 

Total national (2) 19 615 730 10696580 19850823 10943887 1,2 2,3

 

[(1) / (2)] x100 11,75 11,47 11,46 10,91  
Figure 20c. Répartition de cheptel ovin dans les wilayas du Sud (d'aprés données MADR, 2009)
Figure 20c. Répartition de cheptel ovin dans les wilayas du Sud (d’aprés données MADR, 2009)

1.4. Cheptel camelin

Le quasi totalité du cheptel camelin national se trouve concentré dans la région du Sud dont 92,6% (271 262 têtes) sont distribué dans les 9 wilayas sahariennes. La wilaya de Tamanrasset présente la part la plus importante de l’effectif (30%) suivi par Tindouf  et Adrar avec un effectif égale de  14%, ce qui explique que cet élevage est concentré dans la partie Sud du Sahara. Utilisé essentiellement comme moyen de transport, cette espèce joue un rôle important chez les nomades (tableau 27d et 20d).
Tableau 27d. Répartition des cheptels camelins dans les wilayas sahariennes (MADR, 2007).

Wilayas Effectif ovin (unité : tête)
2006 2007 Variation : 07/06
Nom Total Chamelle Total Chamelle Total Chamelle
1 Adrar 38015 16 525 37 638 17 122 -1,0 3,6
7 Biskra 1945 1 635 2 229 1 852 14,6 13,3
8 Bechar 21900 18 150 22 420 19 500 2,4 7,4
11 Tamanrasset 79 980 45 140 82 035 46 958 2,6 4,0
30 Ouargla 29000 19 270 28 600 19 330 -1,4 0,3
33 Illizi 21130 11 200 22 195 11 365 5,0 1,5
37 Tindouf 35 000 25 000 37 900 24 700 8,3 -1,2
39 El-Oued 28950 15 870 27 545 15 265 -4,9 -3,8
47 Ghardaïa 10 200 4 800 10 700 5 300 4,9 10,4
Total wilayas
Sahariennes (1)
266 120 157 590 271 262 161 392 1,9 2,4

 

Total national (2) 286670 170170 292 851 174945 2,2 2,8

 

[(1) / (2)] x100 92,83 92,61 92,63 92,25  
Figure 20d. Répartition de cheptel camelin dans les wilayas du Sud (d'aprés données MADR, 2009)
Figure 20d. Répartition de cheptel camelin dans les wilayas du Sud (d’aprés données MADR, 2009)

2. OFFRE FOURRAGERE DANS LES WILAYAS SAHARIENNES

2.1.   Répartition des superficies et des productions fourragères

La SAU, dans les wilayas sahariennes, représente 2% de la superficie totale, soit 4,4% de la SAU nationale. Cette superficie reste faible malgré son progression pendant ces deux dernières décennie parce qu’elle passe de 91 259,5 ha en 1990 (DJENNANE, 1990) à 376 478 ha en 2007, soit une augmentation de 4 fois plus.
Malgré cette augmentation, la superficie conservée aux fourrages reste marginalisé en comparaison avec les autres cultures herbacées. La superficie fourrager passe de 6 115,5 ha (6,7% de la SAU) à 16 097 ha (4,3% de la SAU) entre 1990-2007. On comparant les différentes wilayas entres eux, en remarque que la superficie fourrager occupe une place importante dans la wilaya de Ghardaïa et Ouargla avec 6,43-6,14% respectivement suivi par Adrar et El-Oued (4,53-4,3%) alors que les autres wilaya fluctuer entre 3,8 et 2,6%.
Toutes les productions de fourrages dans le Sud assurées par des fourrages artificiels car les fourrages naturels sont totalement absents (tableau 28).
Tableau 28. Répartition des superficies et de la production des fourrages artificiels dans le Sud (MADR, 2007).

Wilayas Fourrages artificiels (Moyen 06/07)
Consommés en sec Consommés en vert
Nom Superficie
(ha)
Production
(Qx)
Superficie
(ha)
Production
(Qx)
1 Adrar 135 3354 1707 521185
7 Biskra 1861 59705 4383 358987
8 Bechar 380 13860 179 58675
30 Ouargla 82 7383 1842 284339
11 Tamanrasset 0 0 331 105763
33 Illizi 0 0 74 6470
37 Tindouf 0 0 32 2735
39 El-Oued 0 0 2189 292903
47 Ghardaïa 0 0 1607 309900
Total wilayas
Sahariennes (1)
2456 84302 12343 1 940 956

 

Total national (2) 451004 9 185 390 101 801 8 463 710

 

[(1) / (2)] x100 0,54 0,92 12,12 22,93

L’étude de répartition de superficie et de production des fourrages consommés en sec classe en premier lieu la wilaya de Biskra (1 861 ha pour une production de 59 705 qx) ; suivi par la wilaya de Bechar (380 ha à 13 860 qx). Des superficies inférieures (135 ha et 82 ha) ont été exploitées dans les wilayas d’Adrar et d’Ouargla pour des quantités produites de 3 354 et 7 383 qx respectivement.
De même, la superficie des fourrages consommés en vert a été en moyenne de 1 371,5 ha par wilaya avec une variation allant de 32,0 ha (wilaya de Tindouf) à 4 383,0 ha (wilaya de Biskra). La quantité produite par wilaya n’a pas suivi la loi de superficie car avec une superficie réduite (1 707 ha), la wilaya d’Adrar a produit une quantité plus importante par rapport aux autres wilayas qui ont des superficies plus importantes (figures 21a, 21a*, 21b et 21b*).

L’étude des fourrages consommés en vert par catégorie montre que la superficie réservée à l’orge, avoine et seigle en vert a été en moyenne 854,5 ha suivi par la catégorie trèfle et luzerne dont la superficie est de 319,5 ha. Des superficies moyennes plus proches (99,1 ha et 98,8 ha) ont été enregistrées respectivement pour les cultures de Maïs-Sorgho et des autres espèces fourragères (tableau 29 et figures 22).
Des tentatives de modernisation et d’intensification ont été faites ; les résultats sont restés médiocres en raison des carences du système de vulgarisation et de l’inefficacité de l’organisation de l’appui technique et logistique aux producteurs.
Tableau 29. Répartition des superficies et de la production des fourrages artificiels consommés en vert dans le Sud (MADR, 2009).

Fourrages consommé en vert Adr Bisk Bchar Ouar Tam Illizi Tndf Eod Ghard
 
Mais- Sorgho
Production (1000 qx) 151,3 31,5 12,7 1,1 2,9 0,6 1,8 4,9 3,8
Superficie (ha) 365,5 174,5 42,5 37,5 20 10,5 9,5 35 196,5
Rendement ( qx/ha) 414,2 180,8 300,0 30,9 148,2 54,3 190,8 139,7 162,1
Orge, Avoine et Seigle en
vert
Production (1000 qx) 193,6 305,6 21,7 36,1 22,9 2,0 0,6 135,1 244,6
Superficie (ha) 858,0 4022,0 73,0 296,0 119,0 26,0 19,0 1040,0 1238,0
Rendement ( qx/ha) 225,7 76,0 297,9 122,0 192,5 78,7 31,5 129,9 197,6
 
Trèfle et luzerne
Production (1000 qx) 33,5 21,8 24,2 236,0 69,8 3,8 0,3 99,3 32,9
Superficie (ha) 145 187 64 1 400 135 38 4 740 163
Rendement ( qx/ha) 231,1 116,7 377,7 168,6 517,3 101,4 81,3 134,2 201,8
 
Autres
Production (1000 qx) 142,7 0,0 0,0 11,1 10,0 0,0 0,0 53,6 0,5
Superficie (ha) 339 0,0 0,0 109,0 57,0 0,0 0,0 374,0 10,0
Rendement ( qx/ha) 420,9 0,0 0,0 101,7 176,3 0,0 0,0 143,4 50,0


Notons enfin que dans ces régions sahariennes, la luzerne est la principale espèce fourragère cultivée. Les agriculteurs de la région ont façonné des populations qui arrivent à égaler et parfois à dépasser largement les variétés introduites pour certains caractères (CHAABENA et al., 2006), d’où la nécessité de les encourager afin de préserver ces acquis.

2.2.   Stratégie alimentaires des régions sahariennes

L’alimentation représente le facteur clé de réussite de différents types d’élevages. En effet, dans les régions sahariennes, la luzerne et les sous-produits issus de dattier offrent des ressources considérables pour objectif d’améliorer les pratiques alimentaires des élevages des zones sahariennes.

2.2.1.    Une culture privilégie, la luzerne

La luzerne occupe une superficie très réduite au niveau des cultures fourragères en Algérie. Par contre dans les régions sahariennes, elle constitue la première culture fourragère et occupe la place la plus importante. Cette espèce est très utilisée dans l’alimentation du cheptel du Sahara (CHAABENA et ABDELGUERFI, 2006).
Au Sahara, par rapport aux cultures fourragères, les surfaces réservées à la luzerne représentent entre 4,4% et 25,1% pour la période 2000-2007. Pour la même période et par rapport aux cultures herbacées, les surfaces réservées à la luzerne représentent entre 1,8 et 3,0%. Cependant, par rapport à la surface agricole utile, la luzerne n’occupe qu’une faible part (0,5 à 0,6%).
L‘essai de comportement mené à Ourgla par les mêmes auteurs a porté sur 7 populations locales en comparaison avec 4 variétés introduites (tableau 30). En effet, sur les sept caractères étudiés, on remarque que les populations locales arrivent à égaler et parfois à dépasser largement les variétés introduites.
A titre d’exemple : pour les matières minérales (MM), Les populations Aoulef et Chott ont des plus fortes teneurs (environ 17%) par rapport aux variétés introduites, ainsi, concernant les matières organiques (MO) les populations Timimoun et In-Salah ont les meilleures moyennes (entre 87,5 et 87,9%).
En conclusion, la réussite de cette culture bien connue et bien maîtrisée est un atout incontestable des oasis pour l’élevage en générale. La luzerne est un aliment peu coûteux mais qui, distribué en vert, est excédentaire en MAD par rapport aux UFL ; selon BEAURE (1995), on peut remédier partiellement à ce déséquilibre en procédant à un simple fanage ou préfanage.
Tableau 30. Composition chimique des populations de luzerne locale du Sahara en comparaison avec des variétés introduites (CHAABENA et ABDELGUERFI, 2006).

  Populations et variétés F/TF F/TS MM MO CB MG MAT NC/A
  Aoulef (Adrar) 1,57 1,54 17,13 82,87 17,21 4,61 13,64 12,00
  Timimoun (Adrar) 1,73 1,42 12,09 87,91 18,84 3,22 22,41 6,00
  Chott (Ourgla) 1,39 1,29 16,84 83,16 14,81 4,14 20,52 6,00
  El-Meniaa (Ghardaïa) 1,98 1,84 14,48 85,52 15,30 5,07 12,47 10,00
  Ghardaïa 1,78 1,64 14,78 85,22 17,90 3,83 23,75 11,00
  In-Salah (Tamanraghasset) 1,62 1,88 12,49 87,51 21,30 3,63 22,92 5,00
  Temacine (Tougourt) 1,26 1,17 14,44 85,56 18,40 4,55 21,72 4,00
  Gabès 2355 1,23 1,13 15,04 84,96 20,50 4,16 12,47 11,00
  Lodi 1,98 1,56 14,16 85,84 13,38 3,68 24,53 6,25
  Magali 2,35 2,08 12,35 87,65 15,80 3,15 22,13 5,00
  3210 2,29 2,30 16,44 83,56 21,00 4,49 25,35 5,00
F/TF : Rapport feuilles/tiges frais MO : Matière organique MM :        Matière minérale  
F/TS : Rapport feuilles/tiges secs MG : Matière grasse CB :        Cellulose brute  
NC/A : Nombre de coupe par an        

2.2.2.    Les déchets de dattes

Dans les régions sahariennes, le palmier dattier qui constitue le pivot de l’agriculture, offre une large gamme de sous-produits agricoles, utilisés traditionnellement à des fins domestiques. L’estimation réalisé par CHAHMA et LONGO (2001), du tonnage des sous-produits pouvant être utilisés en alimentation du bétail (rebuts de dattes, pédicelles de dattes et palmes sèches), nous a montré que ces derniers soins disponibles avec des tonnages annuels appréciables, de l’ordre de 135000 tonnes de folioles de palmes sèches, 67 500 tonnes pour les rebuts de dattes et 5 000 tonnes pour les pédicelles de dattes.
L’étude des mêmes auteurs sur la valeur alimentaire de ces sous-produits (tableau 31), chez le dromadaire et le mouton, a donné des résultats montrant que ces sous-produits peuvent être largement utilisés en alimentation du bétail dans le sens où les palmes sèches et les pédicelles de datte peuvent être utilisés comme aliment grossier, et les rebuts de dattes comme aliment concentré.
Tableau 31. Composition chimique des palmes sèches, pédicelles, rebuts de dattes, paille de blé dur et paille d’orge selon CHAHMA et LONGO (2001) ; ARBOUCHE (2006).

Désignation MS% En % de MS
MO MAT CB MM NDF ADF CV HCOS LIGN
Palmes sèches 94,37
±0,50
84,74
±0,13
3,90
±0,40
30,70
±0,30
15,25
±3,13
89,44
±0,16
65,30
±0,74
32,83
±2,31
23,98
±2,81
20,45
±2,36
Pédicelles 93,98
±0,36
91,97
±0,01
3,93
±0,35
36,55
±0,17
08,03
±0,01
83,25
±0,26
53,88
±0,06
20,40
±2,67
29,06
±0,63
19,68
±2,99
Rébuts de dattes 90,40
±0,31
95,82
±0,06
4,17
±0,11
09,59
±1,53
4,18
±0,06
24,39
±0,50
12,94
±0,03
7,21
±0,16
11,45
±0,12
5,26
±1,60
Paille de blé dur 94,25
±0,05
94,90
±0,09
2,40
±0,12
42,10
±0,16
5,10
±0,11
85,40
±0,60
52,70
±0,81
44,50
±0,60
32,72
±0,30
7,80
±0,18
Paille d’orge 93,76
±0,45
86,85
±0,06
4,16
±0,27
30,11
±2,24
13,15
±0,06
75,16
±2,40
47,14
±0,22
33,08
±2,26
28,02
±2,19
7,93
±2,39

MS :  Matière sèche               NDF : Paroi totale          MO : Matière organique        ADF : Lignocellulose MAT : Matière organique                                                                       CV:                                                Cellulose vraie                     MM : Matière minérale        HCOS : Hémicellulose CB :  Cellulose brute    LIGN : Lignine
Les résultats de la valeur alimentaire obtenus, classent les sous-produits du palmier dattier en deux catégories; les rebuts de dattes comme aliments concentrés énergétiques, et les palmes sèches et pédicelles comme aliment grossier, comparable à la paille ou à un foin de mauvaise qualité. En effet, les rebuts de dattes, enregistrant une valeur énergétique 0,85 UF, 0,84 UFL, et 0,81 UFV/kg MB, peuvent être classés parmi les concentrés énergétiques, pouvant même se substituer aux céréales (orge, avoine…etc.); tandis que les palmes sèches et les pédicelles enregistrent, respectivement, des valeurs de MSI de, 43,9 et 26,3 g / kg, contre 35,4 g / kg, pour la paille d’orge, des valeurs énergétiques de 0,2 UF, 0,4 UFL, 0,3 UFV et 0,3 UF, 0,4 UFL, 0,4 UFV contre 0,3 UF, 0,5 UFL, 0,5 UFV pour la paille d’orge et des valeurs azotées, en g / kg MS, de 22,9 et 20,0 contre 16,5 pour la paille d’orge.
Toutefois, il faut noter que ces sous produits, étant pauvre en azote, leur utilisation nécessite une complémentation ou un traitement azoté (MERROUCHI et al., 2006).

Source:

BOUBEKEUR, Abderrahmane 2010 , Essai d’établissement de typologies d’exploitations d’élevages laitiers dans le contexte du Sud Algérien.

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