La libération de GnRH par l’hypothalamus induit une importante décharge de la LH et une légère et non significative augmentation de la FSH (Figure 04). Contrairement à la plupart des espèces cycliques ou une forte augmentation de FSH accompagne celle de LH.
Le taux de FSH dans le sang augmente dès la 30éme minute et atteint le taux maximal 2 à 3 heures après l’accouplement. Le rôle de la FSH sur le réflexe ovulatoire c’est le renforcement de l’action de la LH. Entre 16 et 22 heures après l’accouplement, un nouveau pic de FSH a été observé. Il permet de stimuler la formation et la maturation de nouveaux follicules (Meunier et al, 1982; Lebas, 2000).
L’augmentation du taux de LH est sensible dès la dixième minute. Il atteint son maximum vers la 90éme minute. La LH permet de déclencher la ponte ovulaire qui a eu lieu 10 à 12 heures après l’accouplement, suite a la rupture des follicules matures. La LH stimule aussi l’ovaire pour secréter de l’œstradiol et de la progestérone.
Un autre relais nerveux provoqué par le coït à un rôle dans le retro contrôle positif qu’exerce l’œstradiol sur la décharge des gonadotrophines. Celle ci assure des changements profonds dans les follicules pré ovulatoires aboutissant à l’expulsion des ovocytes et la transformation des follicules rompus en corps jaunes (Legrand et al, 1993).
Un mécanisme nerveux déclenché par le coït entraîne un accroissement du taux d’ocytocine tandis que celui de la prolactine décroît (Figure 05). Cette décharge d’ocytocine semble permettre aux spermatozoïdes de franchir le col utérin et progresser dans l’utérus. Elle facilite également la ponte ovulaire.
Source:
CHETTOUH, Samia 2010 . Etude comparative des paramètres de reproduction de lapines de population locale, californiennes et néozélandaises dans les conditions algériennes (région de Tizi-Ouzou).