Essais d’optimisation du fractionnement et de la période d’apport de l’azote pour la culture du blé dur

Conséquences agronomiques d’une carence azotée sur le blé
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En Algérie, une grande partie des terres situées dans les régions semi – arides est occupée par les céréales (blé et orge), dont les rendements restent faibles et irréguliers. Pour la wilaya de Batna, le blé dur couvrait en 2003 – 2004 une superficie de 30.383 ha avec une production totale de 168.481 qx, ce qui représente en moyenne 5.5 qx / ha (M. A. D. R. 2003).

Les rendements à l’hectare faibles sont attribués essentiellement aux aléas climatiques et à des techniques culturales inadéquates.

Quant on s’intéresse aux techniques culturales, il convient d’évoquer l’élément clé pour l’élaboration des rendements en blé, telle la fertilisation azotée qui nécessite actuellement une gestion plus stricte, qui repose sur la stratégie d’adapter les apports aux besoins de la culture durant ses différents stades de développement (Justes, 1993). Cette stratégie qui permet d’aider les agriculteurs à mieux raisonner les apports d’azote, débute par l’analyse de la relation causale entre les quantités d’azote absorbées et le rendement final en grains produit (Limaux, 1999).Une telle relation globale peut être décomposée en plusieurs relations. Une première concerne la quantité d’azote absorbée et la biomasse aérienne accumulée tout au long du cycle de la culture. La deuxième est celle entre cette biomasse et les composantes de rendement synthétisées. La troisième relation concerne les composantes du rendement et le rendement final en grains (Justes, 1993). En décomposant la relation globale, on abouti à l’idée qui relie les stades de formation des différentes composantes avec leurs besoins en azote, cela signifie qu’il faut proposer aux agriculteurs céréaliers des stratégies de gestion des apports azotés et des stades d’apport.

Dans ce but nous essayons de comparer plusieurs modalités de fractionnement azoté. Les modalités de fumure choisies permettent de connaître la réponse d’une variété de blé dur (waha), très répandue dans notre région à l’action d’une fertilisation azotée non fractionnée d’une part, et l’effet des besoins répartis en deux et en trois fractions égales ou inégales d’autre part. L’efficacité des différentes modalités est appréciée au niveau du support de rendement, qui est la biomasse et les composantes du rendement, sans négliger un élément très important qui est la teneur en azote de la biomasse formée et par conséquent le taux protéique du grain produit. Pour arriver à ce but nous présenterons dans une première partie, l’état des connaissances actuelles sur le fonctionnement du blé en conditions de nutrition azotée variables, durant ses différents stades de développement. La partie matériels et méthodes décrit le dispositif expérimental et les différentes mesures réalisées à fin de répondre à l’objectif du travail déjà cité. La partie résultats et discussions permet d’analyser l’effet des différentes modalités azotées sur la biomasse végétative, les composantes du rendement, la teneur en azote de la biomasse et finalement la teneur en protéines du grain.

RÉSUMÉ

L’étude porte sur l’optimisation du fractionnement et de la période d’apport des besoins azotés des céréales d’hiver. L’essai a été réalisé sur une variété locale (waha) conduite en plein champ en zone semi-aride. Un total de 22 combinaisons d’apport de 115 unités d’ammonitrate 33,5 % / ha a été testé. La biomasse aérienne épiaison et paille, le rendement grain et de ses composantes, ainsi que la teneur en azote ou en protéines de certains organes ont été déterminés.

Les résultats obtenus ont montré que la fertilisation azotée favorise l’ensemble des paramètres considérés, mais son efficacité varie beaucoup avec la modalité d’apport. Le nombre de fractions, la proportion des apports et le stade de la culture fertilisé sont très influents.

Les résultats confirment qu’une fertilisation azotée appliquée en un seul apport est moins efficace que celle fractionnée. Le fractionnement améliore le rendement en paille de 20,6 %, en grain de  24 % et la teneur en protéines du grain de 11 %.

La plus efficace des 19 modalités fractionnées étudiées est celle en 3 apports, répartis entre le début tallage, épi 1cm et 2 nœuds. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec des apports de 25 % des besoins au début tallage, 50 % à l’épi 1cm et 25 % au stade 2 nœuds. Cette répartition  a permet d’améliorer le rendement en grains de 86,7 % (+ 19 qx /ha), en paille de 112,1 % (+34 qx /ha) et la richesse en protéines du grain de 59 % (+ 6 %).

Mots clés : Céréales,  Blé dur, Triticum durum desf., variété Waha, Fertilisation azotée   Fractionnée, stade d’apport azoté, zone  semi-aride. 

Source:

Mme FERTAS  Khadra 2007 . Essais  d’optimisation  du  fractionnement  et  de   la  période  d’apport  de  l’azote  pour  la culture  du  blé dur  ( variété waha )  en zone  semi – aride  irriguée.

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