Production végétale - cours

Biologie de la plante de la pomme de terre

Biologie de la plante de la pomme de terre

  1. Origine géographique

La pomme de  terre Solanum tuberosum est originaire de l’Amérique de sud, plus précisernent de la cordillaire des Andes et le Pérou, (Nyabyenda, 2005)

Elle a été introduite en Europe tout d’abord en Espagne vers 1570 puis en Irlande (Ducreaux et al, 1986 in Ilihem, 2001).

Elle a été introduite en Algérie au XIXéme  siècle et devenue de plus en plus importante dans le régime alimentaire et la consommation annuelle qui était de 35 kg/habitant en 1990 est passée à 57kg en 2005(F.A.0 ,2008).

 

  1. Systématique:

Selon le système international de classification du reigne végétal, la pomme de terre se classe comme suit:

– Embranchement:           Phanérogames

– Classe :                          Dicotylédones

– Ordre :                           Tubi florales

– Famille :                         Solanacées

– Genre :                            Solanum

– Espèce :                          Solanum tuberosum.L.             (Wikipédea, 2009).

La pomme de terre Solanum tuberosum appartient à la famille de Solanacées

(2500 espèces). Qui compte plusieurs espèces cultivées, la tomate, le tabac, le piment, l’aubergine (Soltner; 1999).

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  1. Caractéristiques Morphologiques:

 

La pomme de terre est une plante herbacée, vivace par ces tubercules, mais cultivée-en culture annuelle le plus  souvent (Rousselle et al, 1996).

 

3.1-Système Aérien:

  • Les tiges aériennes: Vertes proviennent du développement des yeux du tubercule-mère; Elles sont au nombre de 2 à 10, ayant un port plus ou moins dressé et une section irrégulière et souvent munies d’ailes (Soltner, 1986). Elles atteignent une longueur de 70 cm, parfois plus (Soltner in Bekkari, 1990).
  • Les feuilles: Composées, permettent par leur différence d’aspect et de coloration de caractériser les variétés (Soltner, 1999).

La feuille est constituée de grandes folioles latérales primaires, insérées le long du rachis qui se termine par une foliole unique. .

En plus de folioles primaires, il peut y avoir:

  • Des folioles secondaires: s’insérant au même niveau que les précédents ;
  • Des folioles intercalaires: se trouvent entre chaque paire de folioles primaires;
  • Foliolules: s’insérant sur la base des folioles primaires (Rousselle et al, 1996).

Toutes les parties vertes de la pomme de terre, principalement les feuilles contiennent un glycoalcaloide toxique: la Solanine (Rousselle et al, 1996).

  • Les fleurs: apparaissent à l’extrémité des tiges, elles peuvent être de couleur blanche, rose ou violette. Elles donnent des fruits sous forme de baies contenant des grains qui ne sont utilisées qu’en amélioration génétique, afin d’obtenir de nouvelles variétés (Roger et Michel, 1980).

 

 3.2- Système souterrain :

 

  • Les racines: le système radiculaire de la pomme de terre est bien développé, la plus part des racines sont situées à une profondeur de 30 à 40 cm ; mais d’autres peuvent atteindre plus d’un mètre dans un sol suffisamment meuble (Soltner in Bekkari, 1991).
  • Les tiges souterraines: ou rhizomes ou stolon, sont courtes et leurs extrémités se renflent en tubercules (Soltner, 1986).

Les stolons sont des tiges latérales qui se développent à partir des bourgeons de la partie souterraine des tiges (Sawyer in Chirifi, 1995).

  • Les tubercules : Ne sont qu’une portion de stolon adaptée au stockage de réserves.

Ils ont des caractéristiques morphologiques d’une tige .Un tubercule à deux extrémités.

  • L’extrémité apicale appelée “couronne” et le “talon” attaché au stolon.
  • Les yeux sont régulièrement disposés, tout au long du tubercule et plus fréquents dans la région de la couronne. (Rousselle et al, 1996).

La forme, la texture de la peau, la couleur de la chair des tubercules ainsi que la forme et le développement des germes sont des caractères servant à identifier les variétés (Soltner, 1986).

 

  1. Caractéristiques physiologiques:

Le cycle de développement de la pomme de terre comprend quatre étapes principales à partir de la récolte des tubercules :

  • Le repos végétatif des tubercules ;
  • La germination ;
  • La croissance ;
  • La tubérisation.

 

  • Le repos végétatif:

A la récolte, le tubercule est incapable de germer même place dans des conditions de température et d’humidité (Soltner, 1999). La longueur de cette période dépend :

  • De la variété ;
  • Du degré de maturité à la récolte ;
  • Des températures pendant la conservation ;
  • De l’endommagement mécanique du tubercule ou maladie (Vander Zaag, 1980).

 

  • La germination:

Une fois le repos terminé, les tubercules sont capables d’émettre des germes; leur croissance commence au cours de la conservation et se poursuit après la plantation (Soltner, 1999).

La croissance des germes présente trois grandes phases:

 

  • Stade de croissance lente:

Elle commence par le développement d’un seul germe du bourgeon terminal dont la croissance sera relativement lente et qui inhibe les autres bourgeons (Rousselle et al, 1996).

On peut prévenir cette dominance apicale par:

  1. le passage rapide de la conservation à froid aux conditions idéales de germination (température de 20°C et humidité élevée)
  2. la suppression du germe apical avant de mettre les tubercules dans des conditions favorable                                            (Vander Zaag, 1980).

 

  • Stade de croissance active:

Elle se caractérise par un développement rapide d’un certain nombre de germes. C’est le stade optimum pour la plantation (stade II).

  • Stade de croissance ralentie:

Des germes de plus en plus nombreux, démarrent et s’allongent lentement, se ramifient, deviennent filiformes et finalement  se tubérisent (stade III) (Rousselle et al, 1996). La formation directe d’un petit tubercule sans développement de la plante. Est le phénomène de “Boulage”.

Au cours de la germination, la pulpe de la pomme de terre à un gout sucré, car l’amidon se transforme en sucres solubles qui peuvent alimenter les bourgeons au cours de la croissance  (Richard, 1972).

  • La croissance.

Une fois le tubercule mis en terre au stade physiologique adéquat (stade II) des germes se transforment en tiges feuillées dont les bourgeons  axillaires donnent au dessus du sol des rameaux et au dessous des stolons (Soltner, 1985).

  • La tubérisation:

Selon la variété et le climat au bout d’un certain temps l’élongation des stolons et progressivement stoppé et leurs extrémités se renflent pour former les  ébauches de tubercules                                                                                                                                               (Soltner, 1985).

La tubérisation est contrôlée par le feuillage, le tubercule mère et le climat (température et durée du jour).Durant la phase de croissance végétative, le feuillage et le tubercule mère synthétisent une substance hormonale réglant la croissance et la tubérisation.

L’élaboration est favorisée par des températures basses (17° C semble un optimum).Par contre elle est arrêtée dès que la température est supérieure à 29°C (Vilan, 1997).

D’après (Anonyme, 1968 in Bekkari, 1991), la fin du cycle de développement est marquée par un jaunissement et desséchement des feuilles .Le poids des tubercules n’augmente plus, leur teneur en fécule est maximale. À partir de cette phase les tubercules entrent en repos végétatif.

Figure 4: Caractéristiques morphologiques et cycle végétatif de la pomme de terre (Soltner, 1999)
Figure 4: Caractéristiques morphologiques et cycle végétatif de la pomme de terre (Soltner, 1999)

Conclusion :

La connaissance des caractéristiques biologiques de la pomme de terre est indispensable pour reconnaitre éventuellement les effets négatifs ou positifs des différents facteurs externes qui agissent sur la croissance de la plante.

La pomme de terre présente un système aérien qui comporte des tiges vertes au nombre de

2 à 10, atteignant une longueur de 70 cm parfois plus, des feuilles composées permettent de caractériser les variétés par son aspect et sa coloration des fleurs contenant des germes utilisés seulement pour l’amélioration génétique.

Le système souterrain comporte des racines assez faibles, des tiges souterraines où leurs extrémités se renflent en tubercules. Ces derniers présentement des caractéristiques qui servent à identifier les varieties (la forme des couleurs….).

 

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