Adaptation des végétaux au déficit hydrique

Adaptation des végétaux au déficit hydrique
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Pour essayer de comprendre les mécanismes de réponse et d’adaptation des plantes au déficit hydrique, Seyle in Leclerc, (1999), a suggéré  la notion de « syndrome de stress » qui recouvre l’équilibre entre, d’une part, les processus de destruction (distress) qui sont l’effet direct des contraintes hydriques sur les cellules et les processus d’adaptation (eustress)  d’autre part, qui tendent à éviter l’issue létale et à retrouver soit l’état d’origine (homéostasie), soit un état qui en est proche.

Si l’on se place dans la perspective dynamique de Seyle, on peut observer la succession des phases caractéristiques dépendant des forces de l’eustress et du distress (Fig n° 03)

  • Lorsqu’une contrainte arrive au niveau cellulaire, commence immédiatement la phase d’alarme qui débute par la déstabilisation d’un certain nombre de structures, en particulier les membranes et les protéines et d’un certain nombre de fonctions, le catabolisme l’emporte sur l’anabolisme : c’est la réaction fondamentale du stress.
  • Réaction de récupération : la résistance s’organise, il apparaît très rapidement des processus de réparation, de restauration de l’état initiale, de synthèse de molécules de protection ; globalement l’anabolisme devient supérieur au catabolisme, on arrive alors à l’état initial.
  • Si le facteur de stress continue ou/ et s’intensifie, la plante accentue ses processus de protection : on passe alors à la phase suivante, dite «phase de résistance», qui se manifeste en particulier par l’endurcissement : il s’est produit une adaptation.
  • L’endurcissement peut être suivi soit :

d’une phase d’épuisement avec apparition de gros dégâts dus au facteur lui-même, ou bien à l’attaque de prédateurs ou parasites de faiblesses qui conduisent à une issue fatale.

d’une phase d’ajustement ou retour à une situation d’activité normale plus ou moins proche de celle de départ.

Source:

BOUZIDI NORA 2005. action de cinq provenances de porte – greffes francs d’abricotier (Prunus armeniaca. L) au déficit hydrique. Tolérance à la sécheresse.

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