Phytopathologie - cours

Hyalesthes obsolethus (Homoptera ;Cixiidés)

Hyalesthes obsolethus

a/-SYSTEMATIQUE :                               

Embranchement     Arthropoda

 

Sous-embr.: Hexapoda
Classe : Insecta
Sous-classe     Pterygota
Super- ordre : Hemipteroides
Ordre : Homoptera
Sous-ordre : Auchénorynches
 Super-Famille : Cicadidae
Famille : Cicadellidae
Sous-famille : Cixiidés
Genre : Hialesthes
Espèces :               Hyalesthes obsolethus
Nom commun cicadelle

   

b/-DESCRIPTION (Ordre ; espèce…) :

  L’ordre des Hémiptères regroupe les punaises terrestres et aquatiques (autrefois rassemblées dans le sous-ordre des Hétéroptères, caractérisé par la sclérification partielle de l’aile antérieure) et ce qu’on appelait les Homoptères (aile antérieure “homogène”).

Ce sont des insectes hétérométaboles (“à métamorphose incomplète”) évolués, tous munis de pièces buccales -rostre et stylets – adaptées au percement des membranes et tissus et à l’ingestion de liquides (animaux ou végétaux). Parmi les “Homoptères”, tous phytophages, la position relative de l’insertion du rostre en avant ou en arrière de celle des pattes antérieures distingue les Auchénorynques (Cicadomorphes et Fulgoromorphes) des Sternorynques (aleurodes, psylles, pucerons, cochenilles).

Ce que les agriculteurs et les techniciens de la protection des végétaux dénomment les cicadelles (petites cigales). Plusieurs noms de familles et de super-familles d’Auchénorynques. Les cicadelles rassemblent les Cicadelloidea (ouJassoidea) comprenant les Membracidés, les Cercopidés et les Cicadellidés, et, chez les Fulgoroidea, les Delphacidés, Issidés, Flatidés et Cixiidés. Les cicadelles sont de petits insectes en général mobiles, sauteurs, qui ponctionnent les végétaux, tiges et feuilles. C’est ce qui en fait des ravageurs redoutés.

Les cicadelles sont en général spécialistes d’un groupe restreint de plantes botaniquement apparentées. La polyphagie, qui favorise une vidus macroptères, moins féconds, plus grands, disposant d’une musculature alaire bien développée et de réserves énergétiques, sont adaptés au vol à longue distance, parfois, à la recherche d’un milieu plus favorable. Cette migration résulte d’un comportement dirigé par des mécanismes internes sous le contrôle de plusieurs gènes, en réponse à des facteurs externes tels que la qualité de la plante-hôte, la surpopulation et la compétition intra- ou interspécifique qui en découle. Elle permet à une partie des adultes de quitter un milieu qui lui est devenu hostile ou défavorable (culture souffrant de sécheresse ou en fin de période végétative, par exemple). La distance couverte est variable ; elle Peut atteindre des milliers de kilomètres.

 c/-BIOLOGIE DE  H. obsoletus :   

Biologie de H. obsoletus, vecteur de grapevine bois noir Phytoplasmes.H. obsoletus  (Homoptera: Cixiidae) est un vecteur de stolbur phytoplasma et le  principal vecteur de grapevine bois noir phytoplasma. Il est présent autour du bassin méditerranéen, des zones côtières jusqu’à des altitudes de 1000 m.   

H. obsoletus est une espèce polyphage (plus de 50 plantes hôtes).                        

L’insecte habite essentiellement les zones non cultivées (terrains abandonnés, friches de  bordure, couverts herbeux dans les vergers) et les jeunes semis de Lavandula.

«H. obsoletus a une génération par an, dont 5 stades larvaires. En été, les femelles pondent sur les tiges des plantes hôtes près de la surface du sol. Les larves éclosent et migrent dans le sol, le long des racines. Au printemps, les larves L4 et L5 migrent vers la surface du sol et les adultes émergents dans le sol. Les adultes sont de bons voiliers et ils quittent leurs plantes hôtes pour  explorer l’environnement en quête de partenaires sexuels ».

Les insectes peuvent pénétrer dans les parcelles, s’y alimenter en faisant  plusieurs piqûres de test, et transmettre à cette occasion le phytoplasmes du bois noir s’ils l’ont  acquis auparavant.

Pour reconnaître le site de prise de nourriture, la cicadelle utilise des mécano- ou des chimiorécepteurs, situés à la base du rostre ou le long de la première partie du tractus digestif.

Elle procède d’abord à des piqûres de reconnaissance (ou “piqûres d’essai”) qui lui permettent d’identifier la plante-hôte, puis les tissus successifs qu’il traverse en injectant de la salive qu’il réabsorbe avec des éléments du végétal. Les stylets mandibulaires, dont l’extrémité est en forme de harpon, une fois enfoncés dans l’épiderme de la plante, ancrent l’animal et servent de guide aux 2 stylets maxillaires qui s’enfoncent progressivement dans les tissus, en coulissant longitudinalement, l’un contre l’autre. Chaque stylet maxillaire porte deux sillons longitudinaux dont l’accolement forme deux canaux : le canal salivaire (le plus petit) et le canal alimentaire (le plus gros). À leur extrémité apicale commune, ces canaux sont réunis en une ampoule ; à cet endroit arrive la salive injectée par la pompe salivaire et c’est de là que remonte le bol alimentaire, aspiré par la pompe alimentaire. L’une et l’autre de ces pompes sont disposées dans la tête .Les stylets maxillaires, libres l’un par rapport à l’autre, vont ainsi pénétrer dans le végétal, en glissant progressivement l’un contre l’autre, guidées par les sondages alimentaires intermédiaires successifs, jusqu’à ce que la zone de prélèvement recherchée soit atteinte. Certaines espèces contournent les cellules.

Chez les cicadelles qui se nourrissent dans le mésophylle, une fois le site de prise de nourriture reconnu, l’insecte injecte de la salive en grande quantité pour lyser les parois cellulaires. Avec sa pompe salivaire très développée, il réabsorbe le bol alimentaire, résultat de cette sorte de digestion extraorale, et comportant des amas cellulaires.

Autour de l’extrémité des stylets, le mésophylle est détruit et ne restent en place, généralement, que les deux 2 épidermes. Ces derniers sèchent, prenant une coloration brun clair ; à l’œil nu, on observe des petites ponctuations de la taille d’une tête d’aiguille, qui peuvent confluer si la prise de nourriture se prolonge.

Ce  phénomène est d’autant plus important que la population est élevée.

Les fèces déposées à la surface du végétal se présentent sous la forme de petites gouttelettes noirâtres et visqueuses contenant des urates.

 c/-BIOLOGIE DE  H. obsoletus :   

 

 1-d/-DEGATS :  

 –dégâts directs :  

Chez les piqueurs dans le phloème ou le xylème (vaisseaux conducteurs de sève élaborée et brute), l’insecte met en œuvre moins de salive ; les dégâts apparents sont plus discrets, Leur pompe salivaire est moins puissante car la sève circule sous pression. Leurs déjections sont liquides, quantitativement plus volumineuses que chez les piqueurs dans le mésophylle, car ces cicadelles absorbent beaucoup de liquide et produisent du miellat en conséquence. Les espèces de cicadelles avec ce mode de prise de nourriture sont plus nombreuses.

Les cicadelles provoquent l’affaiblissement de la plante, dont le  développement sera d’autant plus affecté que les prélèvements auront été conséquent

**L’action directe des cicadelles se marquera, selon le végétal, la chronologie et l’importance de l’attaque : décoloration ou “stigmonose”, dessèchement puis nécrose… – ou Globaux – le pied pousse mal, se rabougrit, fane,  et alors des pertes diverses de taille, rendement en fleurs, des fruits …

 –dégâts indirects :

-transmission du Stolbur mycoplasmose se traduisant par l’arrêt de la croissance de la plante et par l’anomalie, florale : feuilles petites jaune ou violettes, entre nœuds courts, fleurs monstrueuses et stérile.  

e/-LES MOYENS DE LUTTE :.

      Lutte préventive :

  • désherbage de la serre et ses abords
  • production et utilisation des plants sains
  • culture précédente

Lutte biologique :

utilisation des prédateurs auxiliaires :

*Diptères : Pipunculus

*Hyménoptères : Dryniides.

Lutte chimique :

Traitements insecticides, avec les produits chimiques autorisés

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