Facteurs spécifiques de la pollution

Impact de la pollution des eaux
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1.     Paramètres concernant les substances indésirables

1.1.     Nitrites et Nitrates

Les nitrites et nitrates constituent la forme la plus abondante de l’azote. Ils résultent du processus de nitrification, c’est-à-dire de l’oxydation de l’azote organique et ammoniacal. Généralement présents en faible concentration dans les eaux de surface, les nitrites et nitrates peuvent causer la méthémoglobinémie chez les nouveau-nés quand les concentrations atteignent des valeurs élevées (Menviq, 1990).

1.2.     Aluminium

L’aluminium est un paramètre particulier, sa présence dans l’eau n’est pas toujours d’origine naturelle, les traitements de potabilisation peuvent y contribuer ; il peut aussi être lié à des contaminations industrielles ou bien à une lixiviation des sols amplifiée par une acidification des eaux. (Bontoux, 1993),

1.3.     Azote et Phosphore

Les sources ponctuelles de pollution provenant des affluents industriels, agricoles et domestiques affectent de nombreuses eaux de surface en libérant souvent à la fois des nitrates et du phosphore. Ces ressources constituent jusqu’ici la principale cause de  pollution  (Boume dol, 2000).

1.4.     Fer

Le fer est parmi les éléments les plus fréquemment rencontrés dans l’eau et, l’un des rares avec (S, N, Mn), outre l’oxygène, à avoir parfois une incidence effective sur son potentiel d’oxydoréduction. Il joue un rôle, avec d’autres métaux dans l’évolution de la biomasse, mais surtout ses rapports avec l’eau ont aussi un intérêt industriel majeur : ils sont à l’origine de la plupart des problèmes de corrosion. (Bontoux, 1993)

1.5.     Les Phénols

Ils peuvent provenir de rejets industriels (papeterie, pétrochimie), et d’apport de pesticides. Ils peuvent être également d’origine naturelle. L’organisme humain en rejette une charge évaluée entre 200 mg et 300 mg par jour. Les matières humiques sont vecteurs de composantes phénolitiques. Les phénols réagissent avec le chlore en cours de désinfection pour former des chlorophénols dont le seuil de détection organoleptique est extrêmement faible. (Bontoux, 1993).

1.6.     Fluor

Selon  Bouziani,  (2000),  on  considère  qu’une  faible  teneur  en  fluor  dans  l’eau   (0,4 à 1mg/l) est favorable à la formation de l’email dentaire et protège les dents contre la carie. Des doses supérieures à 1 mg risquent de faire apparaître des taches sur l’émail dentaire (Fluorose) qui s’aggravent par des décalcifications et des chutes de dents.

Le tableau suivant résume l’effet des substances indésirables dans l’eau.

Tableau II.2 :Effet des substances dites indésirables et CMAde l’eau. (J.O.R.A, 2005)

Paramètres CMA (NA, 2005) Effet indésirable
Al3+ 0,2 mg/l Désordre neurologie
Ca2+ 200 mg/l Entartrage des conduites
 

Cl-

 

500 mg/l

Corrosion des conduites Goût désagréable
 

 

Fe2+

 

 

0, 3 mg/l

Saveur désagréable Tâche de ligne et la plomberie Favorise le développement des

bactéries

 

Fluorures

 

2 mg/l

Altération dentaire et fluorose du

squelette

 

Manganèse

 

0,5 mg/l

Saveur désagréable, tâche des lignes et la plomberie, favorise le développement des bactéries
 

Cuivre

 

1 mg/l

Saveur désagréable Tâche des lignes et la plomberie

domestique

 

Sulfates

 

400 mg/l

Trouble gastro -intestinaux,

corrosion des conduites

Magnésium 150 mg/ l Combiné au SO4 génère goût
Les composés

phosphorés

 

0,5 mg/ l

 

Développement des algues

Potassium 15 mg/ l Entraîne goût
 

Sodium

 

250 mg/ l

A concentration élevée gène les

hypertendus

Phénol 2 mg/l Goût désagréable

2.     Paramètres indicateurs de pollution

2.1.     Matières en suspension

La teneur ainsi que la composition minérale et organique des matières en suspension dans les eaux sont très variables selon les cours d’eau.

Tous les cours d’eau contiennent des matières en suspension, mais des teneurs de quelques milligrammes par litre ne posent pas de problèmes.

Cependant,  des  teneurs  élevées  peuvent  empêcher  la  pénétration  de  la  lumière      et diminuer l’oxygène dissout. Les dépôts dans les zones calmes peuvent entraîner des développements anaérobies. (Rodier, 1996).

2.2.     Demande chimique en oxygène (DCO)

La DCO correspond à la teneur en oxygène nécessaire pour dégrader l’ensemble des matières oxydables, biodégradables ou non. On exprime la DCO par la quantité d’oxygène fournie par le bichromate de potassium et nécessaire à l’oxydation des substances organiques (protéines, glucides, lipides) présentes dans l’eau résiduaire. (Ouali, 2001),

Le rapport DCO/DBO5 a une importance pour la définition de la chaîne d’épuration d’un effluent. En effet, une valeur faible du rapport DCO/DBO5 implique la présence d’une grande proportion de matières biodégradables et permet d’envisager un traitement biologique.

Inversement, une valeur importante de ce rapport indique qu’une grande partie de la matière organique n’est pas biodégradable, il est préférable d’envisager un traitement physico- chimique. (EIER, Juin 2004)

2.3.     Demande biochimique en oxygène (DBO5)

Cette valeur est la quantité d’oxygène (donnée en mgO2/l ou gO2/l) que les bactéries utilisent pour décomposer, en cinq jours et à l’obscurité, partiellement, ou pour oxyder totalement, les substances organiques dans l’eau. (Rodier, 1996).

Pour les eaux usées urbaines, sa valeur se situe en moyenne entre 200 et 300 mg/l et pour les eaux industrielles, elle varie en fonction du degré de la pollution. (Meinok. F, et al ; 1977).

3.     Les polluants biologiques

Selon Guiraud, (2003), les principaux polluants biologiques sont:

3.1.     Les Bactéries

Ce sont des organismes procaryotes, unicellulaires (une cellule équivalant à un individu) tels que les coliformes fécaux, les streptococcus, les staphylococcus aureus

Les algues bleues vertes sont des organismes photosynthétiques, aérobies, unicellulaires ou groupés en amas ou filaments. On les considère actuellement comme les bactéries.

3.2.     Les virus

Ce sont les agents pathogènes des animaux et des végétaux, certains sont transmissibles par les aliments. D’autres appelés bactériophages, sont des virus bactériens capables de causer des dégâts au sein de populations bactériennes. (Guiraud, 2003).

3.3.     Champignons, levures et moisissures

Les levures et les moisissures sont des champignons. Ce sont des organismes eucaryotes unicellulaires ou multicellulaires. La structure de la cellule est celle d’un eucaryote classique (Guiraud, 2003).

Les levures et les champignons unicellulaires constituent un groupe morphologique et physiologique relativement homogène.

Les moisissures et les champignons possèdent deux types de reproduction:

  • Reproduction végétative toujours présente.
  • Reproduction sexuée qui n’existe que pour certaines espèces.(Guiraud, 2003).

3.4.     Les protozoaires

Ce sont des micro-organismes eucaryotes hétérotrophes. On rencontre parmi eux de nombreux parasites qui peuvent être transmis à l’homme par l’eau et les aliments : Entamoeba (amibe), Toxoplasma… Il s’agit d’organismes unicellulaires souvent mobiles, proches des animaux. Les cellules sont dépourvues de parois et sont capables de réaliser la phagocytose.(Guiraud, 2003).

3.5.     Les algues

Le vaste groupe d’organismes est proche des végétaux dont il possède entre autres la paroi pectocellulosique et le caractère autotrophe (photosynthétique) avec la présence de chloroplastes. Certaines algues peuvent être  utilisées  comme  aliments  ou  comme  source de produits utilisables en industrie alimentaire ou en microbiologie (agar) ; d’autres sont toxiques et contaminent les produits de la mer (Guiraud, 2003).

Source:

BOUGHARI DJAOUHAR 2016

Caractérisation et de traitement des eaux résiduaire d’une industrie textile (SOFACT- Tissemsilt.)

Université Abdelhamid Ibn Badis-Mostaganem

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