Phytopathologie - cours

Evaluation de l’activité antimicrobienne

Evaluation de l’activité antimicrobienne

La technique de détermination de l’activité antimicrobienne des HE a une grande influence sur les résultats. Les difficultés pratiques viennent de l’insolubilité des constituants de ces huiles dans l’eau, de leur volatilité, de la nécessité de les tester à de faibles concentrations et des problèmes de standardisation des méthodes (Hulin et al., 1998).

1  Principales méthodes de détermination de l’activité

Les différents protocoles peuvent être classés :

  • Selon le milieu dans lequel se fait la diffusion de l’HE, soit liquide, solide ou gazeux ;
  • Selon la nature du contact de l’HE avec le germe : diffusion sur disque, solution alcoolique ou dispersion dans un émulsionnant.

1.1         Techniques par contact direct

Elles consistent à mettre en présence de l’HE les microorganismes, puis d’observer la croissance de ces derniers. Le contact peut avoir lieu en milieu gélosé ou liquide.
L’aromatogramme ou encore méthode des disques est l’une de ces méthodes. Elle a l’avantage de s’appliquer à un très grand nombre d’espèces bactériennes et d’avoir été largement évaluée par 50 ans d’utilisation mondiale. Elle consiste à utiliser des disques de papier imprégnés des différents produits à tester. Les disques sont ensuite déposés à la surface d’une gélose uniformément ensemencée avec une suspension de la bactérie à étudier. Après incubation, les bactéries se développent sur toute la surface de la gélose sauf là où elles rencontrent une concentration d’HE suffisante pour inhiber leur croissance. On observe ainsi autour des disques une zone circulaire indemne de colonies, appelée zone d’inhibition. Plus le diamètre de cette zone est grand, plus la souche est sensible à l’HE. Plus il est petit, plus la bactérie est résistante (Fauchère et Avril, 2002).

1.2         Microatmosphère

Dérivé de la méthode précédente, la différence réside principalement dans la position du disque imprégné. Dans cette technique, le disque imprégné est déposé au centre du couvercle de la boîte de Pétri, renversée pendant la durée de l’expérience. Il se produit alors une évaporation des substances volatiles dans la boite et les cellules sensibles de l’inoculum sont inhibées. La lecture du test porte donc sur la croissance ou non de l’inoculum (Hulin et al., 1998).
L’inconvénient de cette méthode c’est qu’elle ne montre que l’activité des constituants volatils à température d’incubation, et non de l’HE elle-même.

Figure 12: Illustration de la méthode des microatmosphères
Figure 12: Illustration de la méthode des microatmosphères

Source:

KERBOUCHE, Lamia 2010 , Composition chimique et activité biologique des huiles essentielles de quelques plantes des familles de labiacées et de cupressacées.

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