Origine de l’ovin en Algérie

Origine de l’ovin en Algérie
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De nombreux auteurs qui se sont attachés à étudier les ovins en Algérie (Sagne, 1950 et Chellig, 1992) se rejoignent dans la description des gravures rupestres du cinquième millénaire avant notre ère et qui témoignent de la pratique très ancienne de l’élevage ovin en Algérie.

Mais l’origine des moutons algériens reste controversée (Trouette, 1929). Sagne (1950) rapporte que le cheptel ovin algérien aurait une double origine : occidentale et orientale. Pour l’origine occidentale, Trouette (1929) plaide pour une introduction  de l‘ovin à queue fine (à l’origine du tronc commun « arabo-berbère ») par les romains, au V ème siècle, venant de Tarente en Italie.

Pour l’origine orientale, Turries (1976) soutient que l’introduction du mouton à queue fine s’est faite très tôt (- 5000 ans) suivie d’une deuxième vague qui introduisit le mouton à queue grasse vers le IIème siècle, à l’origine du cheptel Barbarin algérien. Pour Turries (1976), le cheptel algérien actuel se devise en deux groupes ; un mouton à queue fine d’origine ancienne et un mouton à queue grasse d’origine récente.

Quoi qu’il en soit, il existe en Afrique du Nord un mélange complexe de races ovines issues de croisements désordonnés et de métissages sans nombre, favorisés par un mode d’élevage très complexe, à savoir le nomadisme et la transhumance, et il est très difficile  de parvenir à extraire les types primitifs qui participèrent à leur formation (Sagne, 1950 ; Magneville, 1959 ; Lauvergne, 1988).

I.      Effectif et localisation.

L’élevage des ruminants, principalement les quatre espèces: ovine, caprine, bovine et cameline, est un des secteurs clé de l’agriculture algérienne au sein du quel prédomine le volet « petits ruminants ». Sur un total de 23 936 762 têtes en 2003, 78,28 % de l’effectif étaient des ovins, 14,20 % des caprins, 6,11 % des bovins et 1,39 % des camelins (Laoun, 2007).

L’espèce ovine, la plus importante en effectif (environ 18 millions de têtes), compte plusieurs types, leur principale caractéristique est l’excellente adaptation à des conditions de production souvent précaires.

Les ovins sont répartis sur toute la partie nord du pays, avec toutefois une plus forte concentration dans la steppe et les hautes plaines semi arides céréalières (80% de l’effectif total) ; il existe aussi des populations au Sahara, exploitant les ressources des oasis et des parcours désertiques (tableau N° 02) (Feliachi K., 2003).

Tableau N° 1: Diversité du cheptel ovin algérien.

 

race

 

Air de répartition

 

Effectif

Ouled Djellal Steppe et hautes plaines 11.340.000
Rembi Centre Est (Steppe et hautes plaines) 1.998.000
Hamra ou Beni Guil Ouest Saida et limites zones sud 55.800
Berbère Massifs montagneux du nord de l’Algérie 4.500.000
Barbarin Erg orientale sur frontière tunisiennes 48.600
D’men Oasis du sud-ouest algérien 34.200
Sidahou Le grande Sahara Algérien 23.400

Source:

OUALI HANI 2016,

Etude des quelques caractéristiques morphologiques des ovins, race Ouled Djellal

Université Abdelhamid Ibn Badis-Mostaganem

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