Transport de l’eau dans la plante

Transport de l’eau dans la plante
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On distingue le transport à longue distance de l’eau dans la plante, qui a lieu de la racine à la feuille, dans les éléments du xylème, des faisceaux conducteurs, et le transport à moyenne distance de l’eau, qui a lieu dans le cortex de la racine.

Le bilan de l’eau montre que les plantes ne retiennent et n’utilisent dans leurs cellules, qu’une petite fraction de la quantité étonnante d’eau qu’elles ont absorbée et transportée. Elles en évaporent la plus grande partie.

Ce phénomène est lié au fait que la partie végétative des plantes terrestres présente une extrême dispersion des valeurs du potentiel hydrique : allant d’un potentiel de l’eau faiblement négatif, pour la racine dans un sol gorgé d’eau, à un potentiel de l’eau fortement négatif, pour le feuillage dans l’air en général sec (KHAROUBI, 1996).

La plante rejette donc continuellement par son feuillage de l’eau dans l’atmosphère, rejet qu’elle doit compenser en absorbant de l’eau au niveau du sol.

Les cellules du mésophylle, par transpiration, perdent continuellement de l’eau en direction des espaces intercellulaire qui, lorsque les stomates sont ouverts, établissent la communication avec l’atmosphère.

La différence du potentiel hydrique entre l’air (-100 MPa pour 50% d’humidité relative) et les cellules (-0.1 à –1 MPa) est déterminante. C’est d’abord la paroi des cellules concernées qui est touchée par le phénomène : son potentiel hydrique baisse fortement et perturbe l’équilibre hydrique, un flux s’établit du cytoplasme et de la vacuole vers l’extérieur de la cellule (TARDIEU et al. 1990).

Cela fait baisser le potentiel osmotique, de sorte que la cellule montre finalement un potentiel hydrique fortement négatif, elle se procure alors de l’eau auprès de sa voisine, et ainsi de suite, jusqu’à ce que finalement la jonction se fasse dans la feuille avec l’extrémité d’un vaisseau (KHAROUBI, 1996).

Source:

BEZZALA ADEL 2005 .

Essai d’introduction de l’arganier (Argania spinosa (L.) Skeels) dans la zone de M’doukel et évaluation de quelques paramètres de résistance à la sécheresse .

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