Phytopathologie - cours

Ravageurs, nématodes et maladies de l’olivier

Principales variétés d'olivier algériennes Ravageurs, nématodes et maladies de l’olivier

L’olivier présente une remarquable rusticité et une plasticité lui permettant de produire dans des conditions difficiles (adaptation à une large gamme de sol et une insuffisance de l’irrigation), mais sa productivité reste toujours limitée par plusieurs facteurs biotiques et abiotiques.

1- Les ravageurs

  • La mouche d’olive (Bactrocera oleae ou Dacus oleae)

Elle pond des larves dans la pulpe des fruits et entraîne leur dépréciation (Anonyme,
2003).
Les dégâts suscités par cette mouche sont la perte de la récolte par la chute des fruits, diminution du rendement en huile et détérioration de la qualité de l’huile par augmentation de son acidité due à l’oxydation des fruits atteints (Argenson et al., 1999).

  • La teigne de l’olivier (Prays oleae)

C’est un papillon dont les larves dévorent les organes floraux, les amandes des fruits et les feuilles. Il peut causer de graves dégâts sur la productivité des arbre : grappes florales desséchées, olives à terre trouées à la hauteur du pédoncule (Anonyme, 2003).

  • La cochenille noire de l’olivier (Saissetia oleae)

Une forte population de cochenilles affaiblit l’arbre en absorbant des quantités appréciables de sève ; les sécrétions de miellat entraînent le développement de fumagine (Loussert et Brousse, 1978).
Le psylle (Euphyllura olivina), le neïroun (Phloetribus scarabeoïdes), la Pyrale du Jasmin (Glyphodes unionalis), le thrips (Liothrips oleae),…etc. sont des ravageurs d’importance secondaire, leurs attaques sont très irrégulières suivant les régions (Loussert et Brousse, 1978).

2- Les nématodes phytoparasites

Les plants d’oliviers infectés par des nématodes phytoparasites constituent un milieu approprié pour la dispersion de ces agents à de nouvelles aires de culture. Les plus importants d’après Nico et al., (2003) sur le plan phytopathologique sont :

  • Les nématodes à galle de racines
    • Meloidogyne arenaria
    • Meloidogyne javanica
    • Meloidogyne incognita
  • Les nématodes des racines
    • Pratylenchus penetrans
    • Pratylenchus vulnus

3- Les maladies fongiques

  • Maladie de l’œil de Paon (Cycloconium oleaginum (CAM)ou Spilocaea oleagina ) HUGHES. La maladie se manifeste par des tâches arrondies sur les feuilles adultes pouvant entraîner la défoliation de l’arbre (Anonyme, 2003). Ces dégâts peuvent aller jusqu’à 60 à 80 % (Ouaza, 2001).

Ces taches circulaires de coloration brune, jaunâtre à verdâtre apparaissent à la face supérieure du limbe d’où la dénomination « œil de Paon ».

  • La fumagine (Capnodium oleaginum, Cladosporium fumago, Alternaria tenuis).

Ce champignon de couleur noire est très reconnaissable sur l’olivier, recouvrant totalement, ou partiellement les feuilles en fonction du miellat émis par les larves de la cochenille noire.
Elle limite la photosynthèse et la respiration des feuilles, et par conséquent, la production (Loussert et Brousse, 1978).

  • La verticilliose (Verticillium dahliae)

Ce champignon pénètre par les racines et diffuse dans les parties supérieures, les feuilles se recroquevillent vers la face inférieure, virent au brun clair et se dessèchent (Loussert et Brousse, 1978).
Selon Ouaza (2001), les autres maladies dues aux champignons sont :

  • Anthracnose (Macrosporium olea) : formation de tâches blanches grisâtres sur les feuilles.
  • Caries (Polyporus gilvus, P.olea, P.arcularius) : attaquent le tronc de l’olivier.
  • Chlorose (Aschochyta olea, Septoria olea) : tâches décolorées ou blanchâtres sur les feuilles.
  • Fonte de semis (Pithium sp.) : pourriture des jeunes plantes et nécrose du
  • Lèpre ou déshydratation des olives (gloeosporium olivarum, Cylindrosporium olivae) : formation de tâches brunes et déprimées sur les
  • Pourridie ou dessèchement de l’olivier (Armillaria mellea) : l’attaque se fait au niveau du collet des
  • Pourriture des fruits (botryosphaeria ribis) : apparition de petites tâches circulaires à la surface des
  • Trachéomycose (verticillium albatrum) : l’attaque est fréquente chez les sujets jeunes, les tiges sont jaunâtres ou brunâtres.

4- les maladies bactériennes

  • la tuberculose de l’olivier (Pseudomonas syringae savastanoï)

Cette maladie bactérienne est pratiquement répandue dans tout le bassin méditerranéen.
La bactérie pénètre dans les tissus végétaux à l’occasion d’une blessure provoquée par le gel et les plaies de taille. Elle provoque des tumeurs sur les jeunes brindilles, puis sur les rameaux (Loussert et Brousse, 1978).

5- Les maladies virales

Plusieurs virus sont latents sur l’olivier et aucune méthode de détection n’existe (OEPP, 1998).

Source:

Tabti, Dalila 2010. Regénération in vitro de plants sains à partir d’Apex caulinaires d’olivier Olea europea L. var. Chemlal.

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