Rappels des événements physiologiques et histologiques durant la vie reproductrice de la vache

Rappels des événements physiologiques et histologiques durant la vie reproductrice de la vache
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La maîtrise de la reproduction passe d’abord par la connaissance des processus physiologiques impliqués, puis par la réalisation d’un suivi adapté

 

1 Le cycle sexuel :

L’activité sexuelle débute à la puberté, quand l’animal a atteint 50 à 60 % de son poids adulte, puis elle est marquée par une activité cyclique, caractérisée par l’apparition périodique de l’oestrus. La presque totalité des génisses laitières sont cyclées à 15 mois (Mialot et al, 2001).

Selon Thibier, (1976) le cycle sexuel peut s’apprécier selon trois composantes : comportementale (cycle oestrien), ovarienne (phases folliculaire et lutéale) et hormonale (des secrétions hormonales de l’hypothalamus, de l’hypophyse et de l’ovaire qui contrôlent la succession des évènements du cycle).

 

    1.1  La composante comportementale : le cycle oestral

Il correspond à la période délimitée par deux oestrus. C’est la période du cycle où la femelle est réceptive au mâle. Cette période d’activité sexuelle est donc caractérisée par un comportement particulier, accompagné de modifications anatomiques et physiologiques. Cette période correspond à la fin de la phase folliculaire chez la vache. La vache est une espèce polyoestrienne de type continu avec une durée moyenne de cycle de 21/22 jours (18 à 25 jours) chez la femelle multipare et environ de 20 jours chez la génisse.

 

   1.2 La composante morphologique ovarienne :

Le cycle sexuel s’articule autour de variations morphologiques ovariennes. Celles-ci se caractérisent par la succession d’une phase folliculaire (croissance brutale, terminale et permissive d’un ou plusieurs follicules) conduisant à l’ovulation elle est beaucoup plus courte de l’ordre de 4 jours, et d’une phase lutéale (croissance, développement et régression du corps jaune) elle est la plus longue de l’ordre de 17 jours (Figure 1)

Figue 1 : Cycle sexuel de la vache.              (Gilbert et al, 1988)
Figue 1 : Cycle sexuel de la vache.
            (Gilbert et al, 1988)

 

1.3 La régulation neuro-endocrine du cycle sexuel :

Les hormones hypophysaires et ovariennes (figure 2) interagissent les unes avec les autres sous le contrôle de l’hypothalamus, assurant ainsi la régulation du cycle sexuel. Les principales actions hormonales sont les suivantes :

– Les prostaglandines produites par l’utérus provoquent la lutéolyse et la chute du taux de progestérone.

– Les hormones gonadotropes, FSH et LH (Hormones d’origine hypophysaire), principalement FSH, assurent la croissance folliculaire ; il en résulte une production d’œstrogènes en quantité croissante.

– Les œstrogènes permettent l’apparition du comportement d’œstrus. En outre, ils exercent un rétro-contrôle positif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire ; l’auto-sensibilisation de l’hypothalamus à des quantités croissantes d’oestrogènes permet une production massive de GnRH

– Sous l’action de GnRH, l’hypophyse réagit par une production massive de FSH et LH. Le pic de LH provoque l’ovulation.

– Sous l’action de LH, le corps jaune se forme et sécrète la progestérone ; la progestérone exerce sur le complexe  hypothalamo-hypophysaire un rétro-contrôle négatif, bloquant toute production de GnRH. Le complexe  hypothalamo-hypophysaire et l’appareil génital restent au repos tant que la production de progestérone persiste.

– Les stimuli externes, tel que la variation de la durée du  jour ou photopériode, agissent sur l’hypothalamus et provoquent ainsi des perturbations du mécanisme normal de régulation.

La régulation neuro-endocrine du cycle sexuel

 Au cours de la phase lutéale le taux  d’œstrogène est faible et le taux élevé des progestérones  maintien l’ovaire au repos, pendant la phase folliculaire, le taux de progestérone chute brutalement alors que les oestrogènes sont  produits  en quantité croissante jusqu’au déclenchement des chaleurs .

les hormones hypophysaires gonadotropes :FSH , LH ,sont produites en quantité constantes pendant la plus grande partie  du cycle ,une décharge simultanée du FSH, LH au moment des chaleurs permet la croissance folliculaire, le pic bref et brutal de LH provoque l’ovulation  (figure 3)

 

Figure 3 : Profils schématiques des concentrations hormonales plasmatiques au cours du cycle oestral. (Peters et al, 1995).   - - - -, progestérone ; ——, oestradiol ; PG, prostaglandines.
Figure 3 : Profils schématiques des concentrations hormonales plasmatiques au cours du cycle oestral. (Peters et al, 1995).
 – – – -, progestérone ; ——, oestradiol ; PG, prostaglandines.

 

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