les principales maladies de la poule

les principales maladies de la poule
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Les maladies qui touchent l’élevage avicole en général et celui des poulettes en particulier, sont divisées en quatre groupes en fonction de l’agent causal virus, bactérie, parasite ou déséquilibre nutritionnel.

1-Les maladies virales

1-1-La maladie de Marek

C’est une maladie, très contagieuse transmissible, qui se traduit par une infiltration de lymphocytes au niveau des nerfs périphériques et l’apparition de tumeurs variées sur les viscères (COUDERT, 1992). Elle est due à un virus herpès, et les symptômes s’expriment rarement de façon similaire d’un animal à l’autre.

L’évolution de la maladie est dépendante de nombreux facteurs telle que la virulence et la nature de virus contaminant, l’âge du poulet au moment de la contamination, l’existence ou l’absence d’une résistance génétique ….etc. (NAZERIANE, 1988).

1-2-La maladie de Newcastle

ARAB (1988), rapporte que cette maladie est causée par un virus de la famille des paramayxoviridaes (paramyxovirus) de 100 à 200 nm de diamètre dont la durée d’incubation varie de 2 à 18 jours selon la virulence.

D’après MEULEMANS (1992), elle est caractérisée par une grande variabilité de morbidité, mortalité, signes cliniques et lésions. Chez les adultes on observe des troubles respiratoires et des nerveux, on remarque un arrêt pratiquement total de la ponte chez les pondeuses .La mortalité est parfois élevées et peut atteindre 50p.100 chez les jeunes poulets et les poussins (RUSSEL et ALEXANDRE, 1983).

1-3-La maladie de Gumboro

Selon VINDEVOGEL (1992), la maladie de Gumboro fait partie des infections virales aviaires responsables d’immunodéficience .Les virus sont des parasites intracellulaires et lorsque les cellules cibles sont principalement ou exclusivement des cellules lymphoides, l’infection est suivie d’une immunodépression dont l’importance est fonction de la virulence de l’agent, de la pression d’infection et de la présence ou de l’absence d’une immunité préalable.

L’un des premiers symptômes de cette maladie après une période d’incubation de 2 à 3 jours, est la tendance des animaux à se piquer l’anus. Les plumes autour de l’anus sont souillées par des fientes diarrhéiques aqueuses, des caillots de sang peuvent être présents dans les excréments
(JORDANT, 1990).

1-4-Brenchite infectieuse

VENNE et SILM (1992), définissent la bronchite infectieuse comme étant une maladie virale affectant les volailles plus particulièrement les poussins et les poules pondeuses. Les principales pertes économiques sont surtout liées à la diminution des performances zootechniques, aux condamnations à l’abattoir à cause d’aérosacculites, à la mortalité due aux agents pathogènes secondaires et enfin aux perte de production chez les pondeuses suite à des chutes de ponte et aux déclassements des œufs .

Chez les jeunes oiseaux les symptômes de cette maladie sont présentés par des signes respiratoires caractérisés par la toux, le halètement et les écoulements naseaux. Ils sont associés à des signes généraux tels que : la fièvre, l’apathie, l’entassement des oiseaux prés des sources de chaleur et une diminution de la consommation d’eau et de nourriture (TOURNUT, 1967).

Chez les pondeuses les signes respiratoires sont accompagnés d’une chute de ponte et d’une baisse dans la qualité externe et interne des œufs (POWEL, 1987). 

1-5-La variole

Selon EL HOUADFI (1992), la variole aviaire est une maladie contagieuse d’origine virale. Elle évolue lentement et se caractérise par des lésions cutanées touchant surtout les parties non emplumée et par des lésions diphtériques ou prolifératives sur les parties supérieures du tube digestif et de l’appareil respiratoire. La maladie évolue progressivement et lentement sous deux formes qui affectent le gain de poids, la production d’œufs et la baisse du taux de fertilité dans les élevages de reproducteurs . Dans les cas non compliqués ,les signes cliniques persistent pendant une durée de 3 à 4 semaines (CARRERE, 1997).

2-Maladies bactériennes

2-1-Tuberculose aviaire

Selon ALOGNINOUWA (1992), la tuberculose aviaire est une maladie infectieuse, contagieuse, inoculable .Elle est provoquée par Mycobactérium avium et touche les espèces d’oiseaux sauvages ou domestiques de façon chronique.

Les symptômes sont peut caractéristiques, les oiseaux sont apathiques et, bien que l’appétit soit conservé, ils maigrissent régulièrement ; les muscles pectoraux sont atrophiés et le bréchet plus ou moins tranchant. On rencontre parfois des nodules caséeux plus ou moins gros enserrant la base des follicules plumeux (DIDIER, 1997). Les malades succombent en quelques semaines ou en quelques mois, la mort survient par éclatement de la rate ou du foie par hémorragie interne (GORDON, 1979).

2-2-Salmonellose aviaire

DIDIER (1997), définit les salmonelloses comme étant des maladies infectieuses, contagieuses et transmissibles à l’homme, dues à la multiplication dans l’organisme des oiseaux d’un germe salmonella.

L’évolution des infections comprend des symptômes généraux d’intensité variable mais surtout une diarrhée blanche, crayeuse, collante au point d’obstruer l’anus en séchant et qui est le symptôme le plus évocateur de la pullorose (HINTON et MEAD, 1991).

2-3-La pullorose

L’agent causal est une bactérie « Bacterium pullorum » plus tard remplacé par « Salonella pullorum » (la diarrhée blanche) elle s’attaque principalement au poussin. Le germe responsable se transmet par infection des œufs pondus par les adultes atteints.

Quand l’infection a commencé dans l’incubateur du fait des œufs infectés, il se peut que les poussins succombent dans la journée qui suit l’éclosion et que la contagion s’étende rapidement dans les quelques jours qui suivent. Le pic de mortalité se prononçant en général vers le 7ème jour quant elle commence dans les éleveuses, les pertes sont surtout sensibles entre la 2ème et la 3ème semaines.

3-Les maladies parasitaires

3-1-Coccidiose

Les coccidioses sont des affections causées par la multiplication et la prolifération d’organismes appelés coccidies dans les cellules des parois intestinales des volailles (SCHMIDT et al, 1973). Par ailleurs YVORE (1992), affirme que les coccidioses sont des parasites monoxénes à grande
spécifité d’hôte. L’élément parasitaire rejeté dans les matières fécales, l’oocyte doit évoluer pour devenir infectant et cela en fonction des conditions de l’environnement. Selon les mêmes auteurs, il existe deux types de coccidioses :
– La coccidiose caecale :
Dans ce type les caecums ne jouant pas de rôle majeur dans la fonction digestive d’où la perte d’appétit, avec des diarrhées hémorragiques et cette maladie peut souvent entraîner la mort.
– La coccidiose intestinale : Ce cas est en générale moins grave, la mortalité est plus faible, les diarrhées ne sont pas hémorragiques, la baisse d’appétit est en revanche importante.

4- Maladies nutritionnelles

Selon ARMAND et GUILLES (1992), les maladies nutritionnelles sont principalement associées à des signes cliniques de subcarence vitaminiques et minérales et de déséquilibre énergi-protéines ou d’acides aminés. Ces problèmes sont principalement associés à un grand nombre de facteurs tels que : le stress, la génétique et diverses conditions pathologiques. Par ailleurs, les mêmes auteurs montrent que les aliments destinés aux volailles sont normalement formulés de façon à couvrir tous les besoins en nutriment et ce au meilleur coût possible.
La nature des maladies des volailles d’origine alimentaire est principalement due au fait qu’il est difficile d’évaluer les besoins nutritionnels en toutes circonstances.

Lors de la formulation des rations, il est important de tenir compte des points suivants :

  • perte de la valeur nutritive lors du stockage ou de la fabrication de la ration ;
  • la biodisponibilité des nutriments ;
  • la densité des nutriments ;
  • les types d’élevage ;
  • le potentiel génétique ;
  • l’état de santé et immunitaire optimal ;
  • les interactions nutriments-médicaments ;
  • la présence de substances toxiques.

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