Pathologies dominantes chez les ovins

Pathologies dominantes chez les ovins
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Les ovins sont au risque de nombreuses pathologies à cause de plusieurs facteurs, agissant seuls ou en synergie, peuvent intervenir dans l’environnement des ovins pour favoriser l’apparition d’une affection ou provoquer une diminution des productions. Les pathologies les plus fréquentes chez les ovins sont :

1. Maladies nerveuses

Rage

Elle est due à un rhabdovirus transmis par l’intermédiaire d’une morsure d’un animal enragé, le virus gagne le trajet nerveux puis le système nerveux central et les glandes salivaires, Généralement mortelle à l’apparition des symptômes nerveux telle que : les troubles de comportement vers une paralysie, démarche raide parfois ébrieuse (BRUGEREPICOUX,2004).

2. Maladies de l’appareil locomoteur

Arthrite

C’est une inflammation aigue ou chronique de la synoviale et des surfaces articulaires d’une articulation, la plus part des articulations peuvent être atteintes soit séparément soit simultanément, elle se caractérise par le gonflement, la douleur et la chaleur de l’articulation (VILLEMIN, 1984).

 3. Principales maladies parasitaires du mouton

D’après BERRAG (2000), les maladies parasitaires sont classées en deux grands groupes suivant la localisation : les parasitoses internes et externes :

Maladies parasitaires internes

Parmi ces maladies, on peut citer les strongyloses pulmonaires, Appelées bronchopneumonies vermineuses, elles sont dues à deux groupes de vers ronds à morphologie et à épidémiologie distinctes. Certains parasites sont localisés dans la trachée et les bronches, d’autres se trouvent dans les bronchioles et les alvéoles. L’infestation du mouton se fait par ingestion directe des larves avec l’herbe. Le symptôme majeur est la toux.

Maladies parasitaires externes

Essentiellement représentés par les acariens (agents de gales), les poux et les larves de mouches. Ils sont responsables de pertes économiques importantes par des retards de croissance, des lésions de la peau et de toison et même de la mortalité (BERRAG ,2000).

Gales

Le mouton développe deux types de gales qui sont classées comme maladies contagieuses: La gale sarcoptique : ou gale de la tête, appelée aussi « noir museau » La gale psoroptique : ou gale du corps. La gale sarcoptique est beaucoup plus rare que la précédente. L’acarien Sarcoptes scabei affecte les parties dépourvues de laine, notamment la tête. Les animaux malades se grattent jusqu’au sang, s’écorchent, s’arrachent les téguments. La tête n’est plus alors qu’une vaste plaie plus ou moins foncée d’où le nom de « noir museau ».

L’agent de gale est l’acarien Psoroptes ovis qui est très contagieuse, agresse la peau et provoque un prurit intense. L’animal perd la plus grande partie de sa toison.

4. Autres maladies parasitoses externes

Essentiellement représentées par les poux, les mélophages et les tiques. Les espèces responsables sont soit de faux poux ou poux broyeurs (Mallophages) ou de vrais poux qui vivent du sang de l’animal. Le mallophage, Mellophagus ovinus, est aussi un ectoparasite dominant en hiver. Ces affections se manifestes par une mauvaise croissance, l’anémie et le grattage sont les signes dominants. L’infestation par les tiques est courante en été.

5. Maladies de l’appareil respiratoire

Pneumonie

C’est une inflammation aigue ou chronique des poumons. On peut les classer d’après leur étiologie ; on distingue alors les pneumonies métastatiques, infectieuses, traumatiques, et parasitaires. Du point de vue clinique on décrit les pneumonies sporadiques, contagieuses (VILLEMIN, 1984).

 6. Maladies de l’appareil digestif

Acidose du rumen

Ce type d’indigestion est mal connu en raison des difficultés rencontrées pour confirmer un diagnostic de suspicion (la recherche des AGV n’est pas effectué en pratique courante dans les laboratoires vétérinaires). Cette acidose sera rencontrée avec des rations données fréquemment c’est-à-dire à base d’ensilage et supplémentées sans excès en amidon (céréales) (BRUGERE-PICOUX, 2004).

7. Maladies de l’appareil reproducteur

Chez La brebis

Rétention placentaire (non délivrance)

La rétention placentaire y est plutôt occasionnelle et s’observe surtout après avortement. L’extraction manuelle est souvent rendue difficile suite à la fermeture assez rapide du col (DERIVAUX et ECTORS, 1980).

Avortements

Les avortements sont fréquents chez les brebis à cause d’intoxication pendent les traitements et les intoxication alimentaires ou bien à cause d’une carence en sels minéraux ou vitamines, cependant un grand nombre de microbes peuvent les provoquer telle que : salmonellose, colibacillose, brucellose, paracolibacillose, chlamydiose, vibriose (DE L’CLUSE, 1960).

Mammites

C’est une inflammation de la glande mammaire causée par des facteurs déterminants (streptococcies, brucellose, pasteurellose, champignon) et des facteurs occasionnels (traumatismes) et des causes favorisantes (hérédité, hygiène). Les brebis malades doivent être isolées puis traiter le plus rapidement possible (FONTAINE et CADORE, 1995).

Chez Le bélier

Toute suspicion d’infertilité dans un troupeau doit être associée à un examen minutieux du bélier. La cause de l’infertilité peut être : – extra -génitale (en particulier les affections articulaires et podales); – génitale (cryptorchidie, atrophie testiculaire, varicocèle orchite, balanoposthite, épididymite) (BRUGERE – PICOUX, 2004).

Fièvre aphteuse

Elle évolue d’une manière très voisine, mais les localisations buccales sont toujours discrètes, tandis que l’atteinte podales est majeure et révélée par une boiterie d’un seul membre le plus souvent, aggravée par les longs déplacements. Sont associés avec des avortements, une mortalité élevée des agneaux et des chevreaux. Une autre complication peut survenir est la myocardite provoquée directement par le virus elle donne à
l’autopsie (le cœur tigré) (LEFORBAN, 2003).

Clavelée

Appelé aussi la variole ovine, est une maladie contagieuse, virulente, inoculable, du mouton due à un virus appartenant à la famille des poxviridae. Elle est caractérisée cliniquement, après une période fébrile, par une éruption papuleuse, pouvant devenir parfois pustuleuse, apparaissent sur la peau et intéressant secondairement les muqueuses. Elle constitue la variole animale la plus meurtrière (légalement réputée contagieuse dans de nombreux pays) (FASSI-FEHRI et LEFÉVRE, 2003).

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