Origine et histoire des agrumes

Les agrumes
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    L’origine géographique exacte des agrumes n’est pas clairement identifiée, bien que la plupart des chercheurs la situent dans le sud-est asiatique, au moins 4000 ans avant Jésus-Christ. Il existe plusieurs légendes relatives à l’origine des agrumes. Le déplacement de ceux-ci depuis l’Asie jusqu’en Europe s’est fait de manière lente. Ils ont été, tout d’abord, importés en Afrique du Nord, puis probablement sous l’effet de la chute de l’Empire romain, sont arrivés dans le sud de l’Europe où ils ont prospéré pendant le Moyen-âge. Les agrumes sont parvenus sur le continent américain par le biais des espagnols (Ch. Colomb emporta des graines avec lui durant son second voyage) et aux portugais au cours de leurs différents voyages de découverte du Nouveau Monde aux environs de 1500 après Jésus-Christ. Il est généralement admis que le terme d’orange descend du Sanskrit.

   En Algérie, le développement de la culture commerciale des agrumes constitue un fait relativement récent. les invasions arabes avaient bien introduit le bigaradier dans l’empire des Almohades, l’oranger y fut sans doute apporté quelques siècles après par les Maures d’Andalousie, mais l’état de farouche isolement et d’anarchie dans lequel se trouvaient les Etats barbaresques n’était guère favorable â un développement marqué des plantations. Il ne faut donc pas s’étonner si le premier recensement effectué après l’arrivée des Français n’accusait que 17o hectares d’orangeries, presque toutes situées. Dans la région de Blida.

  L’année 185o marque une première étape importante dans l’histoire de nos agrumes. Cette année-là, Hardy introduisit le mandarinier, qui eut immédiatement la faveur des colons, malgré l’incertitude qui pouvait .alors planer sur ses possibilités d’écoulement. C’est en 1850 que la France reçut les premières expéditions d’oranges de sa nouvelle colonie. Le revenu d’un hectare d’agrumes était alors évalué à 8oo francs.

   Dix ans plus tard, la province d’Alger expédiait, à elle seule, 1.300 quintaux, et la progression va, désormais se poursuivre avec régularité. En 1913, 4.000 hectares d’orangeraies alimentent une exportation de 100.000 quintaux. Quinze ans après, en 1928, ces chiffres sont portés respectivement à 8.ooo hectares et 220.000 quintaux.

Une courte période de stagnation est provoquée par l’effondrement des prix, consécutif à une brusque augmentation de la production espagnole. On cesse de planter et certains parlent même d’arrachage.

   Quelques années se sont à peine écoulées, qu’un coup de théâtre renverse brusquement la situation. Les exportations espagnoles venaient d’être arrêtées net par la guerre civile. Aussitôt les prix montèrent en flèche et un boom sans précédent porta la cadence annuelle des plantations à 2.000 hectares, chiffre qui eût été largement dépassé si les possibilités en plants de pépinière l’eussent permis. En cinq ans, les surfaces plantées en agrumes avaient doublé.

   Les hostilités de 1939 sont venues mettre, à partir de 1942, un frein à ce débordement d’activité, les moyens de travail faisant défaut. Mais les agrumes bénéficient toujours du préjugé favorable, leur prestige n’ayant même pas été ébranlé par la coupure des relations commerciales avec la Métropole.

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