Teneur critique en azote

Notion de teneur critique en azote
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L’expérience  prouve  que plus  une  culture  de  blé  reçoit  des doses d’engrais azotés importantes, plus la biomasse accumulée par la culture est élevée, et ce jusqu’à une dose « optimale » d’engrais, au-delà de laquelle la biomasse de la culture n’évolue plus, bien que cette dernière puisse encore accroître sa teneur en azote (Lemaire et al., 1989).

La teneur minimale de la plante en azote, nécessaire à sa croissance maximale est appelée «  teneur en azote critique (notée Nc %). Elle peut être déterminée à tout instant et évolue au cours du cycle en fonction de la biomasse du peuplement. Le prélèvement critique en azote d’une culture est alors défini comme la quantité d’azote que la culture doit prélever pour atteindre le maximum de biomasse (Lemaire et al., 1989).

La courbe critique (ou de dilution) (fig.5), établie par Lemaire et al., (1989), met en relation la teneur en azote total et l’évolution de la biomasse sèche aérienne d’une culture au cours de sa croissance végétative. Cette courbe est applicable en l’état pour blé dur (Justes et al.,1997).

La relation est de type :

Nc % = a (Msa)-b            Nc = teneur critique en azote de la plante (% du poids sec)

                                              Msa = Matière sèche aérienne produite (tonnes / ha)

Pour la courbe référence du blé : a = 5,350  et b = 0,442 (Justes et al., 1994)

Pour que cette relation soit validée, les biomasses sèches doivent être comprises entre 0,2 et 14 t/ha.  Elle est stable jusqu’à floraison, quelle que soit la variété, le stade de la culture, les conditions pédo-climatiques et la vitesse de croissance de la culture (Justes et al., 1994).  La courbe de dilution critique d’azote semble être un outil théorique solide et fiable pour diagnostiquer le statut de nutrition azoté de la culture en période de croissance (levée floraison), en utilisant uniquement la production de matière sèche et la teneur en azote de la culture (Gastal et Lemaire, 2002).

Fig. 5 : Définition de l'INN utilisé par Lemaire et al., 1989.     MS mes.  =  matière sèche aérienne mesurée,          N % mes. =  teneur en azote total mesurée                         N%  opt.  =  teneur en azote total optimale           [N% = 5.32 x MS mes. (- 0.436)]  
Fig. 5 : Définition de l’INN utilisé par Lemaire et al., 1989.
   MS mes.  =  matière sèche aérienne mesurée,
        N % mes. =  teneur en azote total mesurée                
       N%  opt.  =  teneur en azote total optimale 
        [N% = 5.32 x MS mes. (- 0.436)]
La lecture de la courbe critique permet de différencier 3 zones:

  • La teneur en N située sous la courbe critique, signifie que l’azote est facteur limitant de la croissance
  • La teneur en N placée sur la courbe, indique que le peuplement est à son optimum de nutrition azotée (biomasse maximale).
  • La teneur en N située au-dessus de la courbe, traduit une consommation de luxe en azote. (fig. 5).

Source:

Mme FERTAS  Khadra 2007 . Essais  d’optimisation  du  fractionnement  et  de   la  période  d’apport  de  l’azote  pour  la culture  du  blé dur  ( variété waha )  en zone  semi – aride  irriguée.

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