Mécanismes d’adaptations des plantes face à un environnement salin

Mécanismes d’adaptations des plantes face à un environnement salin
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Beaucoup d’informations sont disponibles sur les adaptations morphologiques et anatomiques en réponse à la salinité (POLJAKOF-MAYBER.,1975). Les plantes poussant dans les conditions où le sol est affecté par la salinité subissent des perturbations d’ordre physiologique et biochimique (BEN NACEUR et al., 2001). La réponse au sel des espèces végétales dépend de l’espèce même, de sa variété, de la concentration en sel, des conditions de culture et du stade de développement de la plante (MALLEK-MAALE et al., 1998).

La plante peut d’adapter au stress salin de différentes manières:

1- L’exclusion

La plante empêche le sel de remonter jusqu’aux feuilles. Une première barrière existe au niveau de l’endoderme, couche interne des cellules de la racine, ainsi que le transport sélectif permet d’adsorber les ions nutritifs utiles et de réexcréter les ions Na+ (GENOUX et al., 1991).

2- L’inclusion

La plante capte le sel qui parvient aux feuilles au même titre que l’eau par le mouvement ascendant de la sève dans les vaisseaux, le sel est alors stocké dans les vacuoles grâce à des systèmes de « pompes moléculaires » et ainsi le sel est isolé des constituants cellulaires vitaux (LEVITT., 1980; GENOUX et al., 1991; BERTHOMIEU et al., 2003).

La résistance des plantes à la salinité est définie par SHANNON et GRIEVE (1999) comme étant la capacité inhérente des plantes à résister aux effets des concentrations élevées en sels dans le profil racinaire où sur les feuilles sans subir des effets nuisibles significatifs.

SACHER et STAPLES (1984) ont défini la tolérance à la salinité comme étant la capacité des plantes d’accroître et d’accomplir son cycle de vie sur un substrat qui contient des concentrations élevées en sels solubles. Dans cet habitat la plante doit répondre à deux exigences : l’adaptation osmotique et l’acquisition des éléments minéraux dont elle a besoin pour la croissance et le fonctionnement du métabolisme.

Selon LEVITT (1980), les plantes sont réparties on deux groupes en halophytes et en glycophytes selon leur sensibilité à la salinité. Les halophytes sont des plantes qui peuvent se développer en présence des concentrations élevées de sels et ont un avantage concurrentiel par rapport aux plantes non-halophytes dans cet environnement.

Les Glycophytes sont les plantes sensibles aux concentrations relativement faibles en sels. Presque toutes les espèces .

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