Les propriétés physiques des sols gypseux

Distribution des sols gypseux dans le monde
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La structure :

La plupart des sols gypseux ont une structure peu favorable. La structure de surface est dominée par une couche massive ou fine. L’horizon gypsique peut être fortement cimenté avec une  formation de croûtes dures s’opposant parfois à la circulation de l’eau et au développement des racines (FAO, 1990). Cependant HALITIM (1988) a montré que parfois le gypse pourrait jouer un rôle dans la structuration du matériau pédologique.

Les faibles teneurs en gypse ont un effet favorable sur le sol;

  • En sols très argileux et très dispersibles, le gypse améliore l’infiltration, diminue l’érosion et augmente la floculation (VENTURA et al, 2001).
  • En sols acides, le gypse change les propriétés de ces sols en déplaçant les ions Al++ et diminuant la toxicité par cet élément (FARINA et al, 2000); MALCON et SUMMER, (1990), TOMAS et al (1999).
  • En sols sodiques : le gypse améliore la structure en déplaçant les ions Na+ du complexe absorbant et les remplaçant par les ions Ca++ il s’agit de désalinisation.

Texture :

Dans une étude sur les sols gypseux de l’Espagne, POCH (1992) indique que la texture est liée étroitement à la teneur en gypse. A des faibles teneurs, la texture est déterminée par le matériau parental. Cependant, l’augmentation des teneurs en gypse engendre, d’une part, la formation d’une texture à dominance de limons et de sable en raison d’une cristallisation grossière, d’autre part elle induit une diminution des teneurs en argile.

La somme des différentes tailles des fractions des horizons gypseux peut être moins de 100 % due à la déshydratation de CaSO4, 2H2O (durant le séchage à 105°C).(FAO, 1990).  Les facteurs les plus effectives qui influencent l’accumulation gypseuse sont la texture du sol, le type et la quantité des sels solubles et le carbonate de calcium (LABIB BAHNA, 1996).  L’estimation de la texture sous les conditions du champs est moins traitée à cause de la présence des cristaux du gypse dans les différentes fractions sableuses (FAO, 1990).

L’érosion des sols gypseux est un problème sérieux qui résulte d’une faible agrégation due à des faibles forces cohésives entre les particules du sol.

La dissolution du gypse et leur transport dans le profil du sol durant l’irrigation ou après les précipitations influence la plasticité, l’agrégation et la texture (MASHALI, 1996).

Stabilité structurale :

La teneur de 1 % de gypse a un effet favorable sur la stabilité structurale d’un sol salé et non carbonaté (SIDI et PANSU, 1990).

Quand le gypse se dissout, des petits trous et des fissures sont formés dans  les couches de gypse qui s’élargissent graduellement jusqu’à la formation des cavités dans le substratum et dans le sous sol. Ces cavités croissent largement avec la dissolution du gypse et par conséquent, les matériaux de la couche superficielle perdent leur cohésion et leur stabilité et se dirigent vers le bas pour remplir ces cavités résultant dans la formation d’une surface irrégulière (MASHALI, 1996).

Résistance à la pénétration :

Le taux de gypse est corrélé positivement avec la résistance de pénétration des matériaux des sols étudies. Il est mieux corrélé avec Cl dans les sols contenant un peu de gypse (0-400 g kg-1) que dans les accumulations massives. Evidemment dans les sols étudies, l’augmentation de la résistance à la pénétration causée par le gypse est due au cristaux de gypse qui se trouvent dans les pores préexistants qui réduisent le volume des vides réguliers et continus nécessaires pour la croissance des racines (POCH et VERPLANKE, 1997).

La résistance à la pénétration des horizons fortement gypseux est peut être un facteur d’une influence sur le développement des racines par lui même, indépendamment d’autres

caractéristiques physiques ou chimiques de ces sols (POCH, 1992)  7-1-5. Dynamique de l’eau dans le sol :

1. La rétention en eau :

L’énergie de rétention de l’eau dans les sols gypseux est considérée selon de nombreux travaux semblables à celle des autres sols et l’eau utilisable par les plantes est évaluée dans la gamme de pression allant de 0,3 à 15 bars (FAO, 1990).

La capacité de rétention en eau diminue avec l’augmentation du taux de gypse dépendant de la structure du sol, la stratification, la texture, taux d’argile et le type, la taille des cristaux de gypse, surface d’évaporation, l’extraction des racines,la contribution des eaux souterraines et la conductivité hydraulique. L’effet du taux de gypse sur le mouvement et la rétention en eau apparaît d’être plus relié à leur effet sur la formation de différentes unités structurales que la capacité de la surface des particules de gypse de retenir l’eau (MASHALI, 1996).

2. Mouvement de l’eau dans le sol :

Dans la plupart des sols gypseux, les mouvements de l’eau sont modérés à rapides, sauf dans les horizons à encroûtement gypseux, où les mouvements descendants sont entravés (FAO, 1990).

Dans l’étude des sols d’Iran, NEJDHASHEMI et al (2000), notent que la perméabilité des sols gypseux est fonction de la texture et la forme de la cristallisation du gypse. Cependant, elle peut diminuer, augmenter ou rester constante durant la filtration. Le coefficient de perméabilité est élevé au début puis diminue graduellement jusqu’à une valeur constante, ceci est dû au mouvement des particules de sol et à la solubilisation du gypse.

La présence du gypse n’implique pas de comportement spécial sur la conductivité hydraulique, elle est plutôt influencée par la taille et la distribution des cristaux du gypse (POCH, 1996).

Source :

ROUAHNA HOURIA 2007 . RELATION ENTRE LES NAPPES ET LA SALINITE DANS LES SOLS GYPSEUX DE LA REGION DE AIN BEN NOUI. BISKRA.

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