Phytopathologie - cours

Les plantes hôtes des acridiens

Répartition géographique des Orthoptères

Les relations entre les insectes et leurs plantes- hôtes doivent être bien comprises des Entomologistes, afin de mettre au point des méthodes de lutte économiques, à la fois pratiques et efficaces. (J.P.MOREU et R.T.GAHUKAR, 1975) in OUELD ELHADJ (2004) .On peut subdiviser les plantes en quatre catégories en fonction de leurs relations avec les criquets et les sauterelles : les plantes nourricières, les espèces végétales toxiques, les plantes- hôtes refuges non consommées et les végétaux répulsifs (DOUMANDJI. DOUMANDJIMITICHE ,1994).

UVAROV en 1928 note que les Graminées en tant que plantes –hôtes sont caractéristiques de la famille des Acrididae. De très nombreuses plantes sont susceptibles d’être attaquées par ces ravageurs, qu’elles soient ligneuses ou herbacées .Les céréales occupent la première place, le millet, le mais, le sorgho et le riz sont également attaqués. Le coton et l’arachide sont par contre, moins  endommagés.

Les sauterelles ont du ingérer un toxique contenu dans le feuillage de l’Eucalyptus or cette espèces est cultivée pour l’extraction de Tanin présent à un taux de 27 pour cent dans les feuilles (RUNGS, 1946) in DOUMANDJI. DOUMANDJIMITICHE (1994). Selon ce dernier auteur cité d’autres plantes tanifères ont une action toxique moins importante que celles d’ E. occidentalis. C’est le cas d’une légumineuse mimosée : Accacia decurrens D’autres plantes constituent pour les acridiens un lieu de refuge, ces plantes jouent un grand rôle pour les espèces douées d’un comportement de dissimulation contre les prédateurs.

Les sauterelles pèlerines s’installent sur Pinus halepensis sans qu’aucun dégât ne soit mentionné. Il semble que tous les résineux peuvent jouer le rôle de support sans être jamais consommées. La confirmation a été faite par ATHMANI, (1988) qui observe le comportement de Schistocerca gregaria sur le cèdre de l’Atlas Cedrus atlantica dans le parc national de Belezma prés de Batna. L’espèce Ochrilidia geniculata se cache dans les touffes denses de Panicium turgidum, Catantops axillaris à l’approche de la moindre perturbation se dissimule dans les chaumes à terre .D’autres espèces se refusent dans les touffes de l’Alfa.

Lors de multiples invasions en Afrique du Nord par les acridiens, les observations ont montré que les bandes larvaires évitent de consommer certaines espèces végétales. Ces végétaux sont considérés comme plantes répulsives.

C’est le cas de Melia azedarach qui est un arbre largement utilisé comme plante d’ornement dans les jardins ou le long des routes sur les hauts plateaux. (DOUMANDJI. DOUMANDJIMITICHE ,1994).

source :

Naima BENKENANA 2006 : Analyse biosystématique, écologique et quelques aspects de la biologie des espèces acridiennes d’importance économique dans la région de Constantine .

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