L’APICULTURE EN ALGERIE

L'APICULTURE EN ALGERIE
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1. Historique de l’apiculture en Algérie

L’élevage apicole est une pratique ancestral en Algérie son origine se perd dans la nuit des temps. Les procédés et les instruments utilisés à l’époque, semblent très proches de ceux encore pratiqués de nos jours.

Le miel est considéré comme un produit « noble » par sa haute valeur nutritive et ses qualités thérapeutiques qu’il possède.

Selon BENHAMZA, 1979 ; l’apiculture algérienne a traversé plusieurs étapes importantes.

 1.1.l’apiculture algérienne pendant la colonisation 

L’apiculture traditionnelle était importante mais L’apiculture moderne était essentiellement à la main des colons sans transfert de savoir auprès des populations autochtones.

SKENDER,1972; site les données statistiques de 1891, il y avait 27.885 apiculteurs dont 260861 algériens possédant ensemble 231.329 ruches traditionnelles. Les 1000 apiculteurs français exploitaient environ 10.000 ruches à cadre.

Avant la guerre de libération national, les autorités françaises estimaient a 150.000 ruches traditionnelles en Algérie mais d’autre renseignements évaluent le double 300.000 ruches traditionnelles et 20.000 ruches à cadre.

En 1954 vint la guerre de libération national qui a contribué a la destruction d’une grande partie dont la situation fut critique a l’indépendance (BERKANI, 1980,1985 et 2007).

Pendant la guerre de libération, une grande partie des ruches traditionnelles a été détruite par l’armée française qui considérée que chaque ruche pouvait servir de cachette d’armes.

1.2 l’apiculture algérienne après l’indépendance :

Après l’indépendance il y a eu multiplication par huit des effectifs de l’apiculture traditionnelle (selon BENHAMZA). De même il fut élaboré un programme de construction de ruches dites algériennes et l’importation d’abeilles étrangères.

Depuis 1970, il y a eu le lancement du premier plan quadriennal prévoyant la promotion de cette spéculation.

Dans le cadre des programmes spéciaux de wilayets, important crédits ont été accordés pour permettre le développement de L’apiculture en Algérie et la création de coopératives apicoles intégrant les trois secteurs de l’agriculture : le secteur de la révolution agraire, le secteur autogéré et le secteur privé (BERKANI, 1980).

2. situation actuelle de l’apiculture en Algérie

L’Algérie est riche de possibilités apicoles. L’abeille algérienne très proche de l’abeille noire d’Europe, est bien acclimatée aux différents écosystèmes. Elle dispose d’une abondante flore mellifère spontanée et cultivée.

A l’exception des régions incultes et désertiques. L’apiculture est largement pratiquée dans les régions montagneuses à population dense, comme les Aurès, la Kabylie, le Dahra; dans les plaines littorales comme celle d’Annaba, de la Mitidja, de Relizane, d’Oran; dans les vallées des grands oueds comme l’oued El–Kébir, la Soummam, l’Isser, l’oued El–Hammam et la Tafna (GRIESSINGER, 1986).

L’apiculture est donc pratiquée surtout dans le nord du pays ou la flore mellifère fournit une miellée pendant presque toute l’année (HUSSEIN, 2001).

Dans les zones désertique de l’Algérie ou les températures sont très hautes et les vents violents, on a trouvé des ruches traditionnelles en pierre et en terre glaise. Les ruches modernes utilisées en Algérie sont principalement de type Langstroth auquel certaines modifications ont été apportées, liées au climat très chaud. On obtient de bonnes récoltes de miel des colonies logées dans ces ruches (HUSSEIN, 2001).

Selon SKENDER, (1972) ; malgré un potentiel mellifère important et très abondant, la production apicole locale se caractérise par un niveau très faible qui avoisine les 1500 tonnes avec un rendement inférieur a 10 kg par ruche.

2.1. Evolution du cheptel apicole

Au cour des années quatre vingt, le cheptel apicole a connu une très grande amélioration avec un taux de croissance de 18% en 1987, avec un effectif dépassant la barre de 300.000 ruches.

A partir de cette date l’évolution du patrimoine apicole a subit de très grandes perturbations avec l’apparition des maladies telle que la varroase à travers le pays (KEBAILI, 2001).

Selon les données ministérielles, ce n’est qu’en 1998 que l’augmentation de l’effectif s’est fait ressentir. A partir de cette année une évolution très remarquable a été enregistrée grâce aux mesures initiatives mises en place par les pouvoirs publics dans le cadre de PNDA, puis FNRDA, actuellement l’effectif dépasse les 870.000 colonies.

Le tableau suivant montre l’évolution du cheptel national. 

Tableau 1 : Evolution des effectifs et de production de miel

Année Effectif Miel (tonnes) Rendement kg/ruche
1995 255.000 1.800 7,05
1996 252.000 1.500 5,95
1997 286.647 1.100 3,83
1998 260.000 1.500 5,77
1999 320.000 1.800 5,62
2000 359.653 1.054 2,93
2001 469.329 1.638,7 3,49
2002 550.100 1.769,2 3,21
2003 658.541 1.966 2,98
2004 857.119 2.875,1 3,35
2005 916.860 2.666,06 2,9

                                                                              Source : (MA, 2006)

Figure3 : Evolution du cheptel apicole
Figure3 : Evolution du cheptel apicole 

2.3. Evolution de la production d’essaims et du miel

La production national du miel est variable chaque année en quantité et en qualité comme toute production agricole, elle est dépendante des conditions climatiques.

Cette production était entre 1000 et 2800 tonnes par an, elle a connu sont maximum en 2004 avec 2800 tonnes.

Figure 4 : Evolution de la production nationale en miel
Figure 4 : Evolution de la production nationale en miel

Pour ce qui concerne la production des essaims, elle est variable d’une année à une autre, elle fluctue entre 70.000 et 300.000 essaims par an pour atteindre un maximum de 312.339 essaims en 2004 (Tableau 2)

Tableau 2 : Evolution de la production d’essaims et de miel

 

année Nombres de colonies d’abeilles avant l’essaimage Essaims produits Moyenne des essaims par ruche
1999 340.000 70.000 0,20
2000 370.000 / /
2001 391.376 73.281 0,18
2002 528.673 167.076 0,31
2003 667.687 185.084 0,27
2004 857.687 312.339 0,36
2005 299.900 63.000 0,21

                                                                                                                    Source : (MA, 2006)

 IV.3. Importance relative des sources d’approvisionnement en miel et en produit de la      ruche :

         L’Algérie est considérée comme un grand pays consommateur de miel. A cause de la faiblesse de sa production, il doit faire appel aux importations. Ainsi et à titre comparatif les importations ont atteint environ 4500 tonnes durant la période 1963-1970 (source douanière)

En 2003, les importations ont atteint environ 2220 tonnes. Les principaux pays fournisseurs sont :

L’Espagne avec : 872,12 tonnes de miel importé,

L’Inde avec       : 440,43 tonnes de miel importé

Et l’Italie avec      : 231,00 tonnes de miel importé.

La majorité de cire importée est considérée comme de qualité inférieure pour la plupart des apiculteurs

Il est aussi utile de noter que le secteur privé importe aussi le bois pour la confection des ruches, les produits vétérinaire spécifique à l’abeille et d’autres matériels de production.

Tous ces produits de matière première apicole sont fournis aux coopératives qui les transformeront en produits finis destinés aux producteurs (cire gaufrée, ruches…).

Les apiculteurs s’approvisionnent aussi en matériel biologiques (reine et essaims) et en produit vétérinaire pour lutter contre les maladies apicoles (loque, varroase…etc.).

A leurs tours quelques apiculteurs approvisionnent les coopératives apicoles en essaims, cire, et miel (KEBAILI, 2001)

En ce qui concerne la capacité de production des coopératives, il en ressort que sur les 17 coopératives, seul neuf sont fonctionnelles, quant aux autres, elles sont en cessation d’activité, pour diverses raisons ; telles que : les problèmes financières ; sabotage et incendies ; pertes du cheptel dues à l’absence d’encadrement technique réel. (Tableau 3).

Avec une capacité de production de 90.000 ruches vides et 60.000 essaims par an, il est difficile de couvrir la demande induite par le fond national de développement rural en Algérie (FNRDA) (un million de ruches) et les programmes de wilayates (agriculture de montagne, aide au retour des agriculteurs à leurs villages, programme ANSEJ….).

La dissolution de la quasi-totalité des 27 coopératives réparties à travers le pays, a ouvert ses portes aux privés qui progressivement, ont pris le relais en assurant une partie des besoins nationaux en cheptel apicole (CHENANE, 2003).

Tableau 3 : La capacité de production des coopératives

Wilaya Essaims Ruches vides Cire gaufrée en qx Situation
CHLEF 600 3000 ND F
BATNA 5000 7000 ND F
BEJAIA 1500 7000 ND NF
BLIDA 500 6000 300 F
BOUIRA 2300 10000 80 NF
TEBESSA 1500 6500 ND F
TIZI OUZOU 18000 12000 300 F
ALGER 500 5000 350 F
JIJEL 500 8000 ND NF
SETIF 8000 10000 ND F
GUELMA ND ND ND NF
CONSTANTINE ND ND ND NF
MEDEA 2000 5000 ND F
MOSTAGANEM ND ND ND NF
BOUMERDES 5000 10000 ND F
EL-TAREF 260 500 ND NF
AIN DEFLA ND ND ND NF
TOTAL 59160 90000 1030  

                                                                                                                    (CHENANE,   2003)

ND : Données non disponibles, NF : Coopératives en cessation d’activité.

F : Coopératives en activité.

4. La flore mellifère en Algérie

Selon BERKANI (1985) on ne peut pas parler d’élevage apicole sans flore mellifère abondante et variée.

D’après LOUVEAUX (1972), tous les pays méditerranéens sont propices à l’apiculture. La diversité de la flore algérienne et la douceur relative du climat permettent dans certaines régions du littoral des miellées successives s’étalant sur une grande partie de l’année.

L’Algérie du nord, à l’exception de certain régions, possède des ressources mellifères très étendues et  variées qui permettent a coup sur une extension de l’agriculture.

Neuf des treize wilayas du nord sont incontestablement très riches de possibilités apicoles, ce sont Alger, Oran, Mostaganem, Chleff, Constantine, Annaba, Tizi ouzou, Tlemcen et Sétif.

La superficie mellifère est évaluée à 797.122 hectares avec une prédominance des forêts et des maquis qui occupent 371.396.

 4.1 :   La flore mellifère spontanée 

Parmi les nombreuses espèces végétales qui forment la flore spontanée algérienne certaines se rencontrent en peuplements importants. En montagne il y a la bruyère arborescente, l’arbousier, les lavandes, le romarin, de nombreuse variété de thym, de cistes, d’asphodèles, l’astragale, le thuya et l’euphorbe. Ces deux dernières espèces sont spécifiques aux Aurès.

Dans les régions pré montagneuses de grande et petite Kabylie deux variétés de sainfoin couvrent de grandes superficies.

Dans les plaines fleurissent l’oxalis, les ravenelles, la bourrache, les vipérines, les mélilots, les chardons, les centaurées, etc.

4.2 : La flore mellifère sub-spontanée 

Principalement représentée par l’eucalyptus originaire d’Australie et introduit en Algérie en 1863. La floraison estivale de cette essence très mellifère, produit un miel de très bonne qualité.

4.3 : La flore mellifère cultivée 

Il convient de citer les rosacées de verger, le néflier du Japon (Eriobotrya japonica L.) dont la floraison automnale est précieuse les agrumes .L’oranger, le mandarinier, le clémentinier, le citronnier et d’autres variétés d’agrumes , produisent un miel de très grande qualité ; les fourrages artificiel tels que la luzerne et le trèfle d’Alexandrie, ainsi que des plantes de grande culture comme la lentille ou le coton.

Dans le sud algérien il y a plus d’un million de palmiers dattiers sur lesquels les abeilles peuvent butiner.

La diversité de la flore algérienne et la douceur relative du climat, ménagent, dans certaines régions du littoral, des miellées successives s’étendant sur une grande partie de l’année, chaque saison se parant d’une floraison particulière (GRIESSINGER, 1986)

5. Les possibilités apicoles de l’Algérie :

Tableau 4 : Estimation des possibilités apicoles de l’Algérie.

Cultures Superficies (en ha) Nombre de Kg/ha Estimation totale en tonnes
Agrumes

Cultures fourragères

Légumes secs

Arbres fruitiers

Prairies naturelles

Cultures maraîchères

Pacage, parcours           

terres incultes et forêts

 

38.810

17.000

35.000

35.000

17.000

19.916

 

2.500.000

250-300

60 – 80

20-30

30-40

15-20

70-80

 

5-10

9.125

1.020

750

1.050

255

1.393,12

 

12.500

total 2.661.810   26.093,12

                                                                                               Source : Anonyme B, 2005

6. Aspect économique de la production apicole

            A l’instar des autres spéculations animales, l’apiculture gagnerait à être reconnue comme une activité très importante dans le développement de l’agriculture pour ses diverses productions. Notons bien que l’abeille est une source de richesse incomparable pour le monde entier. Le miel, le pollen, la gelée royale, le venin et même les larves sont utilisés en diététique et en pharmacie.

-Le miel : comme dans l’ensemble du monde islamique le miel a une place importante et privilégiée, cité dans le saint coran comme bénéfique pour la santé, et bien sur comme un aliment noble, mais également un médicament largement utilisé dans la médecine traditionnelle à cause de ses propriétés intrinsèques qui ont fait une panacée capable de guérir presque tous les maux.

Il constitue en même temps un dessert, un parfum, une curiosité, une richesse, ainsi que l’avantage que pourrait tirer les paysans avec un léger investissement par les artisans locaux (SWHEITZER, 2002).

Il est recherché par les cuisiniers pour leur mets divers, c’est un excellent médicament contre la toux et les maux de gorge, contre certaines maladies de l’estomac et il facilite la digestion, mais c’est avant tout un aliment sain, riche et naturel qui doit être présent sur toutes les tables (KHENFER et FETTAL, 2001).

         -Le pollen : que tout le monde connaît pour l’avoir vu voler au vent est la « poussière » fécondante des fleurs. Il est indispensable aux colonies d’abeilles.

Il sert en particulier à la fabrication de préparations médicales et produits cosmétiques, c’est un produit bio-stimulant chez les sportifs, les nourrissons, les personnes convalescentes et âgées.

         -La propolis : est un produit non négligeable, son importance comme matière première croit de jour en jour.

Elle possède un large spectre d’activités biologiques. L’action pharmacologique prédominante est sans conteste l’action antibiotique. Ces propriétés impressionnantes lui ouvrent des possibilités d’utilisations dans des domaines multiples et variés qui peuvent nous surprendre.

La cire : il s’avère que dans les pharmacies et même dans l’industrie elle est montrée incomparable (DONNADILU et MARCHISER, 1984).

Les propriétés de la cire d’abeilles sont directement liées à ses qualités physiques et à sa composition. Ses propriétés permettant de l’utiliser dans un grand nombre de préparations, tant en médecine qu’en cosmétologie (FETTAL et KHENFER, 2001).

La gelée royale : est d’une richesse extraordinaire, elle a des effets bio-stimulants chez les personnes convalescentes et les âgées.

Malheureusement, ces produits largement ignorés par le consommateur algérien, nécessite des conditions bien définies de conservation pour maintenir sa pleine efficacité tout au long de la cure (KEBAILI, 2001).

Le venin : de l’abeille est un produit très utile dans le traitement de certaines formes de rhumatisme. Il doit être employé exclusivement sous contrôle médical. En plus de l’importance économique que procure ce type d’élevage grâce aux produits d’abeilles.

Un problème qui intéresse non seulement les apiculteurs mais l’économie nationale est celui des relations entre les abeilles et l’arboriculture fruitière (BERTRAND, 1967).

L’élevage apicole intervient, par le processus de pollinisation, en tant qu’élément d’intégration dans le développement de l’arboriculture fruitière sans compter le fait qu’il intervient dans le processus de formation des revenus des agriculteurs implantés dans les zones agro écologiques difficiles (zones de montagnes et des piémonts, oasis, steppes).

Environ 90 % de fleurs des cultures sont ainsi fécondées par les abeilles ; dans les pays développés, les apiculteurs ne cherchent même plus à gagner de l’argent grâce à leurs récoltes de miel, mais par la location de leurs ruchers aux agriculteurs qui les installent dans leurs vergers, chacun y trouve son intérêt. L’apiculteur gagne davantage d’argent et l’agriculteur plus de fruit dans son verger (KEBAILI, 2001).

Des expériences, dans ce domaine ont montré que la pollinisation par l’abeille, peut  tripler la production de graines et de fruits (FETTAL et KHENFER, 2001).

7. Facteurs de variation de la production apicole

On peut dégager plusieurs catégories de facteurs de production et de rendement apicole les facteurs climatiques, humains, liés au cheptel, génétiques, alimentaires et sanitaires.

7.1. Facteurs climatiques

      Le climat représente le premier facteur indispensable et important. Car à partir de l’environnement l’apiculteur peut s’adapter. Cette adaptation se manifeste au niveau du choix du matériel, emplacement de rucher, pratique de l’élevage comme ma transhumance qu’il faut pratiquer d’une façon rationnelle et avec colonies fortes pour augmenter les chances de production.

 7.2. Facteurs humains  

La conduite d’une exploitation apicole moderne nécessite de la part de l’apiculteur un certain nombre d’interventions ayant pour objet de surveiller son cheptel, le maintenir à un bon niveau de rendement, voire de le développer. C’est ce qu’on appel la conduite des colonies. Dans ce domaine, toutes les techniques d’élevage sont d’une importance primordiale (JEANNE, 1995).

Il est intéressant que les apiculteurs soucieux d’évaluer les potentialités mellifères existantes et de connaître les possibilités de leur amélioration.

Celui qui récolte beaucoup de miel doit être un bon apiculteur. La réussite économique de cet élevage est un défi, que l’apiculteur soit conscient ou non (WEISS, 1985)

7.3. Facteurs liés au cheptel    

        Pour proclamer la valeur d’une ruche c’est avant tout la valeur d’une reine qui dépend bien entendu des caractères qu’elle transmettra à sa descendance et dépend également de sa vigueur et sa fécondité liées non seulement à son hérédité mais aux conditions dans lesquelles, elle est élevée. La gestion d’un important élevage de reines exige la préparation d’un planning rigoureux ; toutes les opérations doivent être minutés (KOUMAD, 2003).

7.4. Facteurs génétiques

      La race d’abeille représentée dans notre pays est l’abeille mellifère, est d’une race indigène, modérément prolifique, agressive et essaimeuse. De cela, l’apiculteur peut améliorer le rendement de son exploitation par un procédé de sélection. La réalisation d’accouplements entre des sujets trop étroitement apparentés conduit à une baisse très importante de la viabilité de couvain. La cause principale est la consanguinité.

7 .5. Facteurs alimentaires et sanitaires           

  Les problèmes de maladies sont particulièrement néfastes pour l’apiculture .De ce fait  il faut des colonies fortes, saines et indemnes de toute maladie.

Une colonie forte supporte plus facilement le stress qu’une colonie faible (SWEITZER, 2002).

Cependant, l’environnement va offrir aux abeilles un bon équilibre alimentaire donc une flore intestinale bien équilibrée qui s’opposera au développement de la maladie.

Si la colonie peut disposer à tout moment d’acides gras et de protéines dont elle a besoin, elle pourra produire de la gelée royale de qualité, ceci permettra d’élever la reine, l’ouvrière et le mâle en bon état physiologique. Les abeilles qui ont un corps adipeux bien constitué passeront un bon hivernage grâce à ces réserves en protéine (KOUMAD, 2003).

 

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