La fertilisation en irrigation localisée ou fertigation

La fertilisation en irrigation localisée ou fertigation
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  • La fertilisation en irrigation localisée ou fertigation :

Un réseau d’irrigation Localisée est une installation fixe qui peut être utilisée pour distribuer l’engrais aux cultures, grâce à des matériels d’injection.
L’apport d’engrais bénéficie alors des avantages de la micro-irrigation :

  • intervention possible à tout moment ce qui permet le fractionnement des apports et la correction des carences.
  • localisation des apports à proximité des racines.
  • meilleur contrôle des quantités apportées, ce qui évite Les pertes par Lessivage et accroit l’efficacité.
  • automatisation possible.
    Toutefois, il faut respecter certaines conditions:
  • le réseau d’irrigation doit être bien conçu pour assurer une répartition homogène de L’eau sur la parcelle.
  • La conduite d’irrigation doit être bien maîtrisée.
  • l’injection d’engrais dans le réseau doit toujours être faite à L’amont du filtre à tamis.
  • le matériel d’injection doit être fiable, bien choisi, bien utilisée.
  • les produits injectés ne doivent pas précipiter ni provoquer la corrosion du matériel.
  • la canalisation principale doit comporter un clapet anti-retour pour éviter tout risque de pollution de la ressource en eau par les engrais.

                                             (Léopold RIEUL, Pierre RUELLE, 2003)
II-Les matériels d’injection :

Les matériels d’injection utilisables sont Les dilueurs, Les pompes doseuses hydrauliques, les pompes doseuses électriques.

                                             (Léopold RIEUL, Pierre RUELLE, 2003)

II-1. Le dilueur :

Le dilueur est constitué d’une cuve étanche dans Laquelle on introduit L’engrais sous forme solide, mais soluble  .La cuve est montée en dérivation sur la conduite principale d’irrigation, à l’amont du filtre à tamis.
Le raccordement à la conduite d’irrigation se fait par deux branchements d’art et d’autre d’un dispositif permettant de créer une perte de charge dans la conduite principale, qui entraîne la dérivation d’une partie de l’eau à travers le dilueur. Un dispositif placé à l’entrée de l’eau, dans le bas de la cuve, provoque un brassage pour favoriser la dissolution de l’engrais. La solution fertilisante ressort par le haut de la cuve et est injectée dans La conduite d’irrigation.

                                                   (Léopold RIEUL, Pierre RUELLE, 2003)

Fig. (17) : Le dilueur d’engrais.              Source (Léopold RIEUL, Pierre RUELLE, 2003)
Fig. (17) : Le dilueur d’engrais.
            Source (Léopold RIEUL, Pierre RUELLE, 2003)

 

II-2. Les pompes doseuses hydrauliques

Les pompes doseuses hydrauliques fonctionnent avec l’énergie hydraulique du réseau. L’appareil aspire et refoule alternativement une quantité constante et connue de solution fertilisante dans la conduite d’irrigation. Il en existe deux types les pompes montées en dérivation : de la conduite d9rrigation et les pompes montées en série sur celle-ci. Le montage de deux pompes hydrauliques en parallèle est à proscrire. Les pompes montées en dérivation de la conduite d’irrigation sont mues par un volume d’eau prélevé dans cette conduite et rejeté. Le nombre de va-et-vient par minute détermine le débit de solution injectée et peut être réglé par une Le vanne. Le débit injecté est réglable entre quelques litres et 300 Litres par heure. Cependant, ce réglage est Lié à La pression de l’eau dans la conduite d’irrigation.

Le démarrage et l’arrêt de la pompe peuvent être commandés par une vanne volumétrique ou par une électrovanne placée sur l’arrivée d’eau motrice.

II-2.1. Avantages

D’un fonctionnement hydraulique autonome, ces pompes assurent des apports assez précis et ne sont pas soumises à des risques de surpression et de surdosage accidentels.
II-2.2. Inconvénients

     Le volume d’eau motrice perdu est égal au double du volume de solution injectée.
Le fonctionnement du dispositif nécessite une pression minimale de 2 bars.

Fig. (18) : schéma d’une pompe d’oseuses hydraulique              Source (Léopold RIEUL, Pierre RUELLE, 2003)
Fig. (18) : schéma d’une pompe d’oseuses hydraulique
            Source (Léopold RIEUL, Pierre RUELLE, 2003)

Les pompes montées en série sur la conduite d’irrigation :

Sont mues par le passage de toute l’eau de la conduite d’irrigation dans le corps de pompe.

Le débit d’injection est lié au débit de La conduite d’irrigation.
III-Les pompes doseuses électriques : 

Sont constituées d’un moteur électrique qui entraîne soit une pompe alternative à membrane ou à piston, soit une pompe
rotative.

    Il existe également des pompes électromagnétiques constituées d’un électro-aimant commandé électroniquement, qui actionne une membrane.
Rappel de quelques principes pour la fertigation :

    Raisonner le choix du matériel d’injection ;  Injecter l’engrais toujours avant un filtre à tamis ; Connaître Le pH et la teneur en calcium de l’eau et acidifier si nécessaire ; Pour les apports de P205, choisir de préférence un phosphate mono-ammoniaque ; Bien calculer la concentration des solutions mère et fille ; Effectuer le rinçage de réseau après injection ; Manipuler l’acide nitrique avec précaution.

 

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