Les interrelations entre les performances de reproduction et de production laitière chez les vaches

Les interrelations entre les performances de reproduction et de production laitière chez les vaches
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La reproduction, chez la vache laitière est accompagnée d’un cortège de différenciations structurales et fonctionnelles de la mamelle, dirigées par des équilibres endocriniens précis permettant ainsi la mise ne place d’un processus physiologique long et complexe qu’on appelle lactation. Ces processus physiologiques présidant à l’élaboration puis à l’excrétion des constituants du lait chez la vache laitière.

 La durée de lactation (DL) = IVF + G – DT

DL : durée de lactation.

IVF: intervalle  vêlage – fécondation.

G : durée de gestation.

DT : durée de tarissement.

D’après cette équation Boichard, (1986) montre que la durée de lactation (DL) varie en fonction de l’intervalle vêlage- fécondation (IVF) parce que  la durée de tarissement (DT) dépendant de la conduite de l’éleveur n’augmente que de 0.2 jour lorsque la fécondation est retardé d’une journée, la durée de gestation étant fixe (9 mois).

Ce qui fait que la lactation s’allonge ou s’écourte selon que les performances de reproduction sont bonnes ou mauvaises.

 

1 Influence du niveau de la production laitière  sur la fertilité :

Laben, (1982) dans une étude effectuée sur 201 troupeaux, constitués de 10 à 1000 vaches, a remarqué que la 1ère ovulation des vaches laitières produisant 2000 kg et celle produisant 1500 kg ou moins par 100 jours avait lieu respectivement à 80 et 40 jours post-partum.

Boichard (1986) précise que lorsque l’intervalle entre vêlage et insémination fécondante s’allonge, la production en (305jours) augmente. Cet effet n’est pas négligeable puisque son amplitude maximale est de 700 kg chez les primipares, 1000 kg chez les multipares.

Bouchard, (2003) observe sur 2000 troupeaux laitiers au Québec, une baisse du  niveau de fertilité dans les groupes d’animaux produisent plus de 7500kg comme il est rapporté             dans le tableau 6. Des baisses des taux de conception de 7,8 % et de 15 % sont observés respectivement pour les groupes de 7 500 – 10 000 kg    et supérieur à 10 000 Kg.

Le tableau 7 met en évidence l’influence de l’augmentation de la production laitière sur la fertilité et d’après le tableau 8, les performances de reproduction des troupeaux ayant un niveau de production élevé (supérieur à 10000 kg/vache) sont très comparables à celles des troupeaux  ayant une production par vache plus faible. Pour le nombre de saillies par conception, il est évident que la fertilité est moins bonne pour les troupeaux ayant une conception par vache plus élevée. On peut juger que la qualité de la régie dans les troupeaux à production élevée compense pour la baisse de fertilité.

 

Tableau 6: Relation entre le taux de conception et le niveau de production laitière         (Bouchard, 2003)

Niveau de production (Kg) Taux de conception (%)
<7500

 

7500 – 10000

 

>10000

0

 

-7,8

 

-15,0

 

Tableau 7 : Réduction de la fertilité avec l’augmentation de la productivité laitière (Enquête ITEB, 1989 sur 41 troupeaux de VLHP, cité par Wolter, 1997)

 

Productivité laitière Pie noire Montbéliard normande
Moyen VLHP Moyen VLHP Moyen VLHP
Taux de réussite en 1ère IA 52 49 63 55 53 49
Taux de vache ayant reçu plus de 3IA 18 19 14 18 18 23
Nombre d’IA/IF 1,7 1,7 1,6 1,6 1,6 1,7
% de vache dont le vêlage >110j 29 31 27 31 27 20

Tableau 8 : Effet du niveau de production sur les performances de reproduction

                       (Donné du PATLQ, 2002, sur 6238 troupeaux, cité par Brisson, 2003)

 

Production

(kg/vache/an)

Nombre de troupeaux Intervalle vêlage-vêlage Intervalle vêlage-1èr saillie Saillies par vache
< 6000 364 421 82 1,64
6001 -7000 742 423 88 1,73
7001-8000 1534 420 86 1,81
8001-9000 1962 417 83 1,89
9001-10000 1231 417 83 1,91
>10001 405 420 88 1,89

 

Vallet et Navetat, (1985) rapportent que l’allaitement du veau directement par la vache provoque un anoestrus physiologique : Anoestrus d’allaitement.

 

2 Influence du numéro de lactation :

Selon  Loeffler et al  (1999),  la  fertilité serait moins bonne à la première parité, ceci s’expliquerait par un bilan énergétique plus faible dû à une consommation plus faible et à des besoins énergétiques pour la lactation et la croissance élevée.

Bouchard (2003) observe des baisses du taux de conception de 1,1% et  3,4% respectivement pour les numéros de lactation 2 et 3 et plus (Tableau 9)

 

Tableau 9 ; baisse du taux de conception associée  au numéro de lactation.

 (Bouchard, 2003)

Numéro de lactation Taux de conception
1

2

3+

0

-1.1

-3.4

 

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