Production végétale - cours

Importance économique de l’olivier

Les exigences de l’olivier Importance économique de l’olivier

1. Origine et expansion de l’olivier

L’olivier est par excellence la spéculation végétale historiquement la plus connue, son origine se perd dans la nuit des temps ; et son histoire se confond avec celle des civilisations qui ont vu le jour autour du bassin Méditerranéen.
Plusieurs origines ont été attribuées à l’olivier par divers auteurs, mais la thèse la plus retenue est celle de De Candolle citée par Brousse et Loussert (1978), qui désigne la frontière Irano- Syrienne comme lieu d’origine.
Selon le conseil oléicole international (COI, 2007), l’origine de l’olivier se situe en Asie mineure où il est très abondant et forme de véritables forêts. Il semble s’être étendu de la Syrie vers la Grèce, à travers l’Anatolie.
A partir du XVIe siècle av. J.C., les Phéniciens diffusent l’olivier dans les îles grecques, puis du XIVe au XIIe siècle av. J.C., dans la péninsule Hellénique, où sa culture s’étend. A partir du VIe siècle av. J.C., sa culture s’est étendue à tout le bassin Méditerranéen en passant par Tripoli, la Tunisie, la Sicile et l’Italie méridionale (Fig. 1).
La culture de l’olivier fait un bond en dehors du bassin Méditerranéen avec la découverte de l’Amérique (1492). Pour De Séville, les premiers oliviers arrivent aux Antilles, puis gagnent l’ensemble du continent américain. En 1560, on trouve les oliviers au Mexique, au Pérou, en Californie, au Chili et en Argentine.
L’olivier a poursuivi son expansion au-delà de la Méditerranée, s’implantant dans des régions fort éloignées de son lieu d’origine comme l’Afrique du sud, l’Australie, le Japon et la Chine. La figure 1, montre l’origine et l’expansion de l’olivier dans les pays Méditerranéens.

Fig. 1 : Origine et expansion de l'olivier, d’après Civantos 1998. (Modifiée)
Fig. 1 : Origine et expansion de l’olivier, d’après Civantos 1998. (Modifiée)

2- Superficie et production du patrimoine oléicole dans le monde

L’olivier est une des plantes les plus cultivées; il arrive au 24e rang des 35 espèces les plus répandues dans le monde. La diversité phénologique des cultivars est remarquable et l’intérêt économique de l’espèce est majeur.
Les productions mondiales d’huile d’olive et d’olives de table, cultivées sur une surface d’environ 10 127 101 millions d’hectares d’oliviers, atteignent 2 820 000 T, respectivement pour la compagne 2006/2007 (Mendil, 2009).
Plus de 98% de cette production se trouve localisée dans le bassin Méditerranéen, où s’est développé depuis les millénaires ce système agricole, qui se caractérise par son adaptation au milieu (Mendil, 2009).
La principale production est l’huile d’olive, puisque plus de 90% de la production mondiale est destinée à l’huilerie (COI, 2005).
Le tableau 1 montre l’évolution mondiale d’huile d’olive.
Tab.1 : Production d’huile d’olive (milliers de tonnes). 

 
Pays producteurs
Moyenne 1990/1991-
1993/1994
Moyenne 1995/1996-
1999/2000
Moyenne 2000/2001-
2004/2005
Estimation 2007/2008 Estimation 2010/2011
Espagne 589.0 764.6 1118.1 1302.8 1398.6
Italie 448.2 549.7 649.0 771.4 815.9
Grèce 293.8 411.6 386.1 456.3 474.7
Tunisie 176.0 169.6 125.0 121.5 125.0
Algérie 21.5 41.0 35.3 46.5 49.3
Argentine 8.3 9.6 9.1 9.7 9.9
Chypre 2.5 2.4 6.6 7.8 8.6
Croatie 2.8 5.1 3.4 4.0
Jordanie 10.6 15.8 23.0 27.8 30.0
Liban 5.2 5.4 6.1 6.3 6.4
Maroc 41.8 64.0 58.0 70.6 73.8
Palestine 13.3 8.1 14.9 10.7 10.4
Syrie 3.2 93.4 141.8 166.9 179.7
Portugal 33.7 43.2 30.1 32.7 32.1
Turquie 80.8 104.0 120.8 142.3 150.4

(COI, 2005)
La production mondiale d’huile d’olive au cours des années 90 (moyenne 1990/1991- 1999/2000) est de 2 071 320T. Au cours des années 2000/2001-2004/2005, elle a été en moyenne de 2 763 100T, avec une nette progression par rapport aux années 90, soit une augmentation de plus de 33% (COI, 2005).
Les projections à partir des campagnes 19990/1991-2004/2005 indiquent des productions en 2007/2008 et 2010/2011 de 3 207 600 et 3 399 400T (COI, 2005).
L’Algérie fait partie des principaux pays méditerranéens dont le climat est des plus propices à la culture. Elle se positionne après l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal et la Tunisie qui sont par ordre d’importance décroissant, les plus gros producteurs d’huile d’olive (Mendil, 2009).

3- Le patrimoine oléicole en Algérie

3-1-Superficie et production du patrimoine oléicole en Algérie

La surface oléicole actuelle de l’Algérie est de 263 521ha, soit 2.3% de la surface agricole utile (SAU) du pays, et 37% des plantations fruitières et compte environ 29 995 580 arbres (MADR, 2006).
L’évolution des surfaces oléicoles pour la période 2000/2006 est indiquée dans le tab. 2.
Tab.2 : Evolution des surfaces oléicoles en Algérie 

Années 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Superficie (ha) 168 080 177 220 190 550 209 730 226 337 239 352 263 352

(MADR, 2006)
L’analyse des données statistiques concernant la superficie oléicole de cette période (2000-2006), montre que la surface a augmenté, cette tendance s’est confirmée avec la relance du plan national de développement agricole (PNDA) en 2000, et grâce au financement de la filière par le fond national de régularisation et de développement agricole (FNRDA).
L’Algérie produit  en  moyenne 2 647 330Qx  d’olives totales,  et permet  de générer   1 962 580Qx d’olives à huile (MADR, 2006).
La production d’olives totales, d’olives de table et d’olives à huile de la période 2000- 2006 est représentée dans le tableau 3.
Tab. 3 : Evolution de la production d’olives totales, d’olives de table et d’olives à huile en Algérie.

Années
Produit (Qx)
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Olives totales 2 171 120 2 003 390 1 919 280 1 676 270 4 688 000 3 148 890 2 647 330
Olives de table 346 730 335 460 477 690 634 740 587 980 857 035 684 750
Olives à huile 1 824 390 1 667 930 1 441 570 1 041 530 4 100 020 2 302 855 1 962 580

(MADR, 2006)
Cette production fluctue énormément selon les années, plusieurs facteurs sont à l’origine de ces fluctuations dont principalement l’alternance, les  caractéristiques  de  l’olivier ; l’importance de la pluviométrie, la variabilité, la sécheresse et le niveau des soins culturaux.
Les sous produits de l’olivier sont aussi une source potentielle de revenus complémentaires susceptibles de contribuer à l’amélioration de la rentabilité des exploitations oléicoles. Ils constituent une source d’approvisionnement (Selmi et al.2001) en :

  • Aliments de bétail (feuilles, brindilles, grignons) ;
  • Energie (combustion du bois,…) ;
  • Fertilisants (margines, grignons,…) ;
  • Bois (menuiserie).

3-2- Distribution des zones de production

La carte oléicole Algérienne est répartie en trois zones (Est, Ouest, centre). D’après Sadoudi (1996), dans la région centre, 95% du verger est occupées par les wilayas de Bejaia, Bouira et Tizi-Ouzou. Dans la région Ouest, 71% du verger se trouve dans les wilayas de Mascara, Tlemcen, Sidi Bel Abbès et Relizane, et dans la région Est, 68% du verger oléicole sont implanté au niveau des wilayas de Skikda, Guelma, Jijel et Mila (Sadoudi, 1996).

Source:

Tabti, Dalila 2010. Regénération in vitro de plants sains à partir d’Apex caulinaires d’olivier Olea europea L. var. Chemlal.

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