Impact des incendies sur les caractéristiques de la rhizosphère : cas d’une subéraie mise en défens (Taksebt, Zekri).

Impact des incendies sur les caractéristiques de la rhizosphère : cas d’une subéraie mise en défens (Taksebt, Zekri).
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Mémoire de fin d’études En vue de l’obtention du diplôme de Master II en Sciences Agronomiques Spécialité. Réhabilitation et restauration des sols.

Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou

Faculté des Sciences Biologiques et des Sciences Agronomiques

Département des Sciences Agronomiques.

Réalisé par :  Melle Khelfaoui Lamia , Melle Saad Lynda

Introduction:

Le chêne-liège (Quercus suber L.), est une essence forestière remarquable, qui présente une grande valeur économique, grâce à sa particularité physiologique qui le distingue des autres ligneux, à reproduire une nouvelle écorce subéreuse appelée communément : liège et ayant des qualités spécifiques de légèreté, de souplesse et d’élasticité, d’autant plus que cette espèce est assez rare puisque son aire de répartition se limite au pourtour méditerranéen (Zeraia, 1981 ; Piazzetta, 2005).

Cette espèce est la plus résistante aux incendies. Les arbres exploités résistent encore plus au feu, parce que le liège, un des tissus végétaux le plus isolant, renforce la résistance du végétal vis-à-vis de ce dernier (Varela, 2004). Cependant, le bilan des feux de forêts (1975- 2013) établie sur les massifs du Nord-Est algérien, montre que le chêne liège demeure l’essence la plus affectée en comparaison avec les autres essences, avec une superficie brulée de 126412,88 ha (48%). Cette région est très touchée par les feux de forêt puisqu’elle enregistre un cumul de 18732 feux, dégradant ainsi une superficie forestière totale de 635471,55 hectares.

En Algérie, l’état actuel des subéraies est préoccupant; peuplements arrivés au terme de leur exploitabilité, déficience de la régénération naturelle, faible rendement à l’hectare, diminution progressive des quantités de liège récoltés annuellement de 43 461 quintaux en 1983 à 7 820 quintaux en 2009 (DGF, 2009 in Belaidi, 2010).

Le sol forestier est fortement impacté par l’activité racinaire particulièrement sa rhizosphère. Les racines exercent des actions physiques, chimiques et biochimiques, auxquelles le sol réagit dans toutes ses composantes, parmi lesquelles, le potentiel hydrique, les variations du pH et l’activité microbienne. Les processus de la rhizosphère des arbres sont l’un des facteurs importants de leur développement et qui vont aussi décider de leur survie, par une influence bénéfique sur les cycles biogéochimiques des nutriments (Dinesh et al., 2010), ceci est d’autant plus vrai dans un milieu méditerranéen à fortes contraintes.

Les forêts retiennent le carbone à la fois dans la biomasse vivante et morte, dans les matières organiques en décomposition et dans les sols. Ce sont les processus de photosynthèse, de respiration, de transpiration, de décomposition et de combustion qui entretiennent la circulation naturelle du carbone entre la forêt et l’atmosphère. Le stockage

du carbone dans les sols est reconnu actuellement comme l’une des solutions de lutte contre le réchauffement climatique. Plus anciennement, étant connu le rôle du carbone dans la préservation et l’amélioration de la fertilité des sols. Le sol est le plus important réservoir  du cycle terrestre du carbone. Il peut contenir trois fois plus de carbone que la végétation et deux fois plus de carbone que celui contenu dans l’atmosphère (Rajeew et al., 2006).

L’objectif de ce travail est de décrire et caractériser les sols de la subéraie de Taksebt, Zekri et comprendre l’effet rhizosphérique sur leurs propriétés physiques et biochimiques sur plusieurs profondeurs. Toutefois, cette subéraie a connu de longues perturbations conduisant à son instabilité et sa dégradation suite aux incendies récurrents. Un projet de mis en défens est en cours avec un reboisement. Pour cela, après avoir posé la problématique, une synthèse bibliographique est présentée dans le chapitre I. Le chapitre II est consacré à la présentation de la zone d’étude, suivi du matériel et méthodes utilisés dans le chapitre III, puis les résultats et discussion dans le chapitre IV.. Une conclusion vient clore ce travail avec des perspectives.

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