Les facteurs influençant la reproduction chez les vaches

Les facteurs influençant la reproduction chez les vaches
Share this post with friends!

1  Facteurs alimentaires :

La conduite de l’alimentation de la vache laitière comporte deux phases critiques qui se succèdent avec des niveaux de besoins très opposés et qui cumulent les effets néfastes des erreurs de rationnement, le tarissement et le début de lactation selon wolter (1997).

 

1.1 Durant  le tarissement :

Durant cette période de repos mammaire, la vache laitière devrait avoir reconstitué l’essentiel de ses réserves corporelles et la régénération des cellules recréatrices du lait, pour le bon démarrage de la lactation et pour la prévention des troubles qui entourent le vêlage.

Selon wolter (1997), le tarissement est obligatoire, sa durée optimale serait normalement de 8 semaines puisque en-deça (moindre relance hormonale) et au-delà (augmentation inutile des jours sans production) la moyenne économique se trouve diminuée.

Le premier mois de tarissement doit être considéré comme étant réservé au repos de l’organisme de l’animal après la lactation, la fin du 2ème mois de tarissement doit être une période où il faut augmenter progressivement le niveau des apports pour habituer les vaches à recevoir le régime qu’elles recevront après le vêlage.

Il est possible d’alimenter les vaches taries à un niveau correspondant à leurs besoins d’entretien et de gestation soit environ 7 UFL par jour  au 8e mois, 8 UFL par jour au 9e mois avec un rapport PDI sur UFL supérieur ou égal à 80. Il est possible d’aller jusqu’à des apports équivalant les besoins d’entretien plus 12 kg de lait , Cela correspond à un apport de 8 à 10,5 UFL et de 700 à 900 g de PDI, le rapport PDI/UFL devant toujours être proche de 80g de PDI par UFL.

D’après wolter, (1997) le niveau alimentaire doit être progressif, durant le 1er mois au régime minimum à base de fourrage, durant le 2e mois, introduction graduelle de concentrés (Figure 5), en moyenne :

 

  • 1 kg/VL/j : 3 semaines avant vêlage.
  • 2 kg/VL/j: 2 semaines avant vêlage.
  • 3 kg/VL/j : 1 semaine avant vêlage.

 

Figure 5 : Evolution alimentaire autour de vêlage. (wolter, 1997).
Figure 5 : Evolution alimentaire autour de vêlage. (wolter, 1997).

Au moment du tarissement, la note d’état corporel doit être comprise entre 3,0 et 4,0, c’est à dire comparable aux valeurs recommandées au moment du vêlage (selon Rodenburg, (1992) cité par Laurent, 2006)   (Figure 6).

 

 

Figure 6 : Grille de profil de note d’état corporel et représentation des valeurs idéales pour une vache laitière multipare. (Rodenburg, 1992 cité par Laurent, 2006).
Figure 6 : Grille de profil de note d’état corporel et représentation des valeurs idéales pour une vache laitière multipare. (Rodenburg, 1992 cité par Laurent, 2006).

 

1.1.1 Les effets d’une suralimentation:

Les excès énergétiques peuvent avoir des répercussions négatives sur les performances de reproduction. Coulon, (1989) rapporte qu’un niveau alimentaire trop élevé pendant le tarissement déprimerait  la fertilité.

Par ailleurs Badinand, (1984) observe que les deux tiers des vaches à rétention placentaire sont des vaches trop grasses au vêlage.

Wolter (1997) indique que la gestion adéquate de l’alimentation durant cette période est aussi importante que durant la lactation. Durant la période de transition, certaines erreurs de la gestion de l’alimentation provoquent certaines complications lors du vêlage, à savoir:

  • Syndrome de la vache grasse: En cas de suralimentation en fin de lactation et/ou durant la période de tarissement, la vache devient très grasse, et après le vêlage, elle perd beaucoup de réserve corporelle et son appétit est médiocre.
  • Fièvre du lait: En cas de déséquilibre entre le calcium et le phosphore de la ration distribuée avant le vêlage, et plus particulièrement à un excès de calcium, la vache devient incapable de répondre à la grande demande en calcium en début de lactation. Elle est alors paralysée et peut même mourir si elle n’est pas traitée. La prévention de la fièvre de lait consiste à réduire les apports de calcium, une quinzaine de jours avant le vêlage, si les apports de l’ensemble de la ration dépassent largement les recommandations.
  • Déplacement de la caillette: En cas de distribution excessive d’aliments concentrés, situation qui engendre un manque de fibres dans la ration, la caillette sera tordue et par la suite obstruée.
  • Cétose ou acétonémie: C’est un désordre métabolique qui se produit chez les vaches qui ont un excès de réserves corporelles au moment du vêlage.

 

1.1.2 Les effets d’une sous-alimentation:

Une sous-alimentation énergique se traduit principalement par un allongement de l’intervalle entre vêlage et la première chaleur, mais cet effet néfaste peut être corrigé par l’alimentation en début de lactation.

Journet, (1973) rapportent que le poids des veaux à la naissance ne diminue que de 2 Kg en moyenne pour un déficit énergétique de 50 % au cours des trois derniers mois de gestation. Il semble pour Deletang (1983), que le bilan énergétique a une influence sur la fertilité ultérieure, une sous-alimentation retarde la reprise de l’activité sexuelle après vêlage et diminue la fertilité (Tableau 2).

 

Tableau 2 : Bilan énergétique en fin de gestation et fertilité. (Deletang, 1983).

 

UF Totales <8 8 à 9 9 à 10 >10
Nombres de vaches 138,00 112,00 109,00 521,00
Taux de non-retour (%) 50,00 62,50 49,50 41,60
Nombre d’insémination par fécondation 1,84 1,68 1,96 2,03

1.2 Le  Début de lactation :

La période la plus critique pour une vache laitière se situe entre le vêlage et le pic de lactation. En effet, avec le démarrage de la lactation, les besoins de la vache montent en flèche (Figure 7), suite à l’augmentation de la production laitière qui atteint son maximum à la 3ème ou 4ème semaine (fin du 1er mois).

D’après Wolter, (1997) c’est la deuxième phase critique du rationnement de la vache laitière où il importe de bien alimenter la vache laitière, c’est d’une alimentation correcte en début de lactation que résultera le bon démarrage de la production laitière et conditionnera la lactation entière.

Figure 7: Evolution des besoins autour de vêlage. (Enjalbert, 1994).
Figure 7: Evolution des besoins autour de vêlage. (Enjalbert, 1994).

Les besoins des vaches laitières en protéines augmentent rapidement après le vêlage à cause de leur rôle dans la constitution du lait. Ces besoins peuvent être couverts en distribuant une ration riche en protéines durant les premiers mois, couplée avec une augmentation du niveau d’ingestion (Journet, 1990 cité par Bousbia, 2007).

1.2.1 Les erreurs alimentaires en début de lactation :

Vouloir interdire par une introduction immédiate de grosses quantités de concentré condamne à une acidose, avec anorexie, chute de production, trouble digestif, fourbure et immunodépression….etc. La figure 9 résume quelques problèmes au début de lactation.

 

Les carences en azote peuvent intervenir dans des troubles de la reproduction lorsqu’elles sont fortes et prolongées. Entrant alors dans le cadre d’une sous-nutrition globale et un déficit en azote dégradable, elles entraînent indirectement un déficit énergétique via une moindre digestion ruminale.

La conséquence la mieux précisée de l’excès d’azote  sur les performances de reproduction est une diminution du taux de réussite à l’insémination comme le montre la figure 8, plus marquée que l’allongement de la durée de l’anoestrus post-partum. Les vaches nourries avec une ration à forte teneur en azote dégradable perdent davantage de poids en début de lactation, ont un TRIA1 plus faible et un IV-IF prolongé, selon Westwood et al, (2002).

Figure 8 : Relation entre l’urémie et le TRIA1. (Ferguson, 1989).
Figure 8 : Relation entre l’urémie et le TRIA1. (Ferguson, 1989).

Froidmont et al, (2002) ont pu déterminer qu’une baisse du taux de gestation liée à un excès de protéines alimentaires apparaît importante pour des teneurs en urée dans le lait

 

Butler et Smith, (1989) ; Nebel et Mc Gilliard cité par El Hani, (1996) ont étudié avec précision la manière dont le bilan énergétique négatif en début de lactation affecte l’activité ovarienne, ce dernièr peut moduler la sensibilité ovarienne au signal de LH et influencer directement ou indirectement la sécrétion progestéronique.

Figure 9 : les problèmes du début de lactation. (Cauty et Perreau, 2003).
Figure 9 : les problèmes du début de lactation. (Cauty et Perreau, 2003).

 

 Le pic de déficit énergétique intervient en moyenne 10 à 15 jours après le vêlage. Dans plusieurs études, rapportées par Canfield et al, (1991) la première ovulation s’est produite 10 à 14 jours après le pic de déficit énergétique.

Dans de nombreuses études, le déficit énergétique a souvent été apprécié à travers l’amaigrissement des vaches en début de lactation, grâce à la notation de l’état corporel (Butler et al, 1989).

Une tendance générale vers une détérioration des performances de reproduction est observée lorsque la perte d’état corporel après vêlage s’accroît (Figure10).

 

 

Figure 1 : Relations entre perte d'état corporel post-partum et performances de reproduction. (Butler et al, 1989).
Figure 1 : Relations entre perte d’état corporel post-partum et performances de reproduction. (Butler et al, 1989).

2 Facteurs climatiques :

 Le climat est la résultante d’une série de facteurs tels que la température, l’humidité, la pluviosité…..etc.

Selon Claire et al (2003), les conséquences d’un stress lié à la chaleur sur la fonction de reproduction sont multiples et peuvent s’exprimer à plusieurs niveaux, impliquant à la fois les sécrétions des hormones hypothalamo-hypophysaires, la dynamique de croissance folliculaire et le développement embryonnaire et fœtal. Ces effets peuvent être expliqués à la fois par une augmentation de la température corporelle au moment des fortes chaleurs, induisant des modifications de comportement et l’altération de l’environnement utérin, ainsi que par une réduction de l’ingestion et l’augmentation du déficit énergétique, se traduisant par des effets négatifs à plus long terme sur la croissance folliculaire, la qualité des ovocytes et les résultats de reproduction. Ces mécanismes synthétisés, sont illustrés par la  figure 11.

Figure 11 : Principaux mécanismes impliqués dans les effets négatifs d'un stress lié à la Chaleur sur la fonction de reproduction. (Claire et al, 2003)
Figure 11 : Principaux mécanismes impliqués dans les effets négatifs d’un stress lié à la Chaleur sur la fonction de reproduction. (Claire et al, 2003)

 

Effets des fortes températures sur :

 

2.1  L’activité hypophyso-ovarienne :

Plusieurs auteurs (Tucker, 1993 ; Gwazdauskas, 1985 ; Berbigier, 1988), ont souligné l’effet des fortes températures sur l’allongement du cycle oestral.

Bond et al (1972) notent qu’une exposition de l’animal à une température de 32°C, pendant plusieurs mois peut bloquer toute activité sexuelle, il ne s’agit pas alors d’un problème de comportement (ovulations silencieuses) mais d’un anœstrus vrai. Les cycles sexuels ne se rétablissent qu’après cette période d’exposition.

Selon Wise et al (1988), Le stress thermique réduit le nombre de pulses de LH en phase folliculaire

                                                                                                                                                                                                                              2.2 Les résultats de la fertilité :

Berman et Meltzer (1973), observent en saison chaude une très forte diminution de la fertilité. Cette dernière varie de 50% du mois d’octobre au mois de mai à moins de 20% du mois d’Août au mois de septembre.

Thatcher, (1974) souligne l’effet des fortes températures sur la chute de la fertilité, comme le  montre la figure 12

Figure 12: Evolution de la fertilité en fonction de la température dans un troupeau de vache laitière  en Floride (USA). (Thatcher, 1974).
Figure 12: Evolution de la fertilité en fonction de la température dans un troupeau de vache laitière  en Floride (USA). (Thatcher, 1974).

 

 

Berman et Meltzer, (1973) mentionnent que la baisse de la production laitière en climat chaud est due en grande partie à la diminution de l’appétit, sous la contrainte thermique. L’efficacité de la transformation des nutriments en lait diminue aussi avec la chaleur, et la qualité est affectée : le lait de vache produit en milieu chaud contient moins de matière grasse. (Figure 13)

 

Figure 13: Effet de la chaleur  sur la production laitière. (Berman et Meltzer, 1973).
Figure 13: Effet de la chaleur  sur la production laitière. (Berman et Meltzer, 1973).

3 Facteurs liés à la conduite

Pour produire du lait, la vache doit avoir vêlé. Une conduite d’élevage maîtrisée peut avoir des impacts positifs sur les résultats de la reproduction et la maîtrise de cette dernière  est un préalable indispensable à l’activité  laitière.

Chez une femelle bovine pubère non gestante, les chaleurs apparaissent normalement tous les    21 jours.

3.1 La détection des chaleurs :

C’est un facteur-clé dans la réussite de la reproduction en élevage bovin laitier. Il constitue un problème essentiel dans les élevages modernes, et beaucoup de difficultés de reproduction étant résolues par une amélioration de la détection de l’oestrus. L’intérêt d’une bonne détection des chaleurs est évident pour l’insémination artificielle, elle a aussi son importance en monte libre pour prévoir les dates de vêlage.

Les chaleurs durent 18 heurs en moyenne, avec cependant une grande variabilité selon les individus , certaines chaleurs courtes, ayant débuté de nuit, peuvent ne durer que 8 à 9 heures. Il est donc souhaitable au minimum de réaliser deux périodes d’observation, tôt le matin et tard le soir, cette observation doit se faire en dehors des périodes d’activité ou d’alimentation.

Hanzen et al, (1996) cité par Yaci, (2003), donnent les recommandations d’observation, qui sont de trois périodes de détection de 20 minutes, par jour tôt le matin, en début d’après midi et tard le soir cela en dehors des périodes de traite et d’affourragement.

L’acceptation du chevauchement est le seul signe spécifique à prendre en compte pour inséminer, les autres manifestations sont l’hyperactivité, la baisse de production laitière, le meuglement, la diminution de l’appétit, la présence de glaire, prurit génital, léchage, etc.

Selon Thibier, (1976) et Paccard, (1987) ces manifestations ne sont pas des signes constants. La seule manifestation permettant un repérage des chaleurs est l’acceptation de chevauchement.

En effet, Foote (1978) n’a pu détecter que 89% des chaleurs pour une observation continue (24h/24h).

Paccard, (1987) souligne la nécessité d’une bonne  détection des chaleurs  et ses relations avec les intervalles vêlage-insémination première et vêlage-insémination fécondante et par la diminution du taux de fertilité enregistré lorsque les vaches ne sont pas inséminées au bon moment.

En résumé, un temps spécifique d’observation visuelle est indispensable à une bonne détection des chaleurs. Mais, pour que cette observation soit efficace, elle doit répondre à des exigences de fréquence, de durée et de moment  (Tableau 3).

Tableau 3 : influence de la durée du moment de l’observation sur le taux de détection             des chaleurs. (Paccard, 1987).

durée d’observation Taux de détection
Matin Midi soir  
– 2 heures 30 min 2 heures 96
-30 min 15 min 30 min
-20 min 15 min 20 min 76
Moment d’observation  
à 7 heures à14 heures à 17 heures 78
à 7 heures à 14 heures à 20 heurs 89

 

3.2 Le moment de l’insémination :

La date d’insémination est importante à considérer puisqu’elle constitue une option sur la date du prochain vêlage.

Selon Courot et al, (1968) cité  par Deletang, (1983) le choix du moment de l’insémination est important pour le taux de réussite. Le moment optimal se situe dans la 2ème moitié des chaleurs (c’est-à-dire une douzaine d’heures après leur début), ceci serait expliqué par le temps nécessaire aux spermatozoïdes pour remonter le tractus génital (10 -15 heures), l’ovulation ayant lieu en moyenne 30 heures après le début des chaleurs comme le montre la figure 14.

Si une vache est vue en chaleurs le matin, il faut inséminer en fin d’après-midi, ou le matin suivant au plus tard ; si elle est vue en chaleurs en fin d’après midi, il faut inséminer le matin ou l’après-midi suivant

Le moment de l’insémination est très important, il a une très grande influence sur la fertilité comme l’indique la figure 15.

 

Figure 14 : Influence du moment de l’insémination sur le taux de réussite. (Courot et Col, (1968) cité  par  Deletang, 1983).
Figure 14 : Influence du moment de l’insémination sur le taux de réussite. (Courot et Col, (1968) cité  par  Deletang, 1983).

 

 

Figure 15: Relation entre le moment de l’insémination et la fertilité chez la vache.              (Bonnes et al, 1988)
Figure 15: Relation entre le moment de l’insémination et la fertilité chez la vache.              (Bonnes et al, 1988)

 

3.3 La taille du troupeau :

Les performances de reproduction sont peu affectées par la taille du troupeau. En effet, Paccard, (1987) observe que seul le taux de réussite des inséminations est légèrement plus bas dans les troupeaux ayant les plus forts effectifs (plus de 60 vaches laitières) comme le montre le tableau 4.

Tableau 4 : Résultats des inséminations observés dans des troupeaux de diverses Tailles. (Paccard, 1987).

Nombre de vaches présentes
  0-10 10-15 15-20 20-30 30-40 40-50 50-60 > 60
IVIF moyen (j) 101.0 96.6 98.7 99.4 99.6 99.1 100.1 101.3
% de IVIF >110j 27.5 26.0 27.7 28.5 29.0 28.5 29.3 30.2
TR 1èreIA 49.9 50.4 51.5 50.7 49.4 50.0 49.1 48.4
% des 3IA 16.8 17.8 17.6 19.4 20.0 19.4 20.4 20.9
IV 1ère IA moyen (j) 76.4 74.3 75.3 74.5 74.3 74.6 74.9 75.9
% IV 1ère IA >90j 22.8 20.5 22.2 21.1 21.6 21.6 21.7 22.5

 

4 Facteurs pathologiques

Compte tenu de leurs conséquences biologiques,  les maladies d’élevage représentent une composante importante des performances (diminution de la fertilité et de la production …) et économiques (coût des soins vétérinaires, réforme précoce…).

Presque 40 % de ces pathologies surviennent  pendant le premier mois suivant le vêlage, il y a une différence très nette dans la fréquence des pathologies entre le premiers mois de lactation et les autres mois.

 

4.1 Les troubles fonctionnels de la reproduction :

 

4.1.1 Les chaleurs irrégulières :

Les cycles irréguliers longs correspondent à un allongement anormal des cycles sexuels (plus de 24 jours) que l’on peut confondre avec l’anoestrus.

Les cycles irréguliers courts correspondent à un raccourcissement des cycles sexuels (moins de 16 jours) ou hyperoestrus, qui abouti très fréquemment à la nymphomanie. Ce symptôme selon Thibier et al, (1985) est la conséquence d’un excès de sécrétion d’œstrogène.

Humblot et Thibier, (1977) cité par El Hani (1996) indiquent que les cycles courts sont plus fréquents et se présentent normalement au cours du début du post-partum par contre l’apparition ensuite de cycles courts (inférieurs à 10 jours) représente un phénomène pathologique.

 

4.1.2 Chaleurs régulières et « repeat-breeding » :

Thibier et al, (1976) attribuent cette infertilité, à un dysfonctionnement de l’ovulation, qu’arrive tôt ou tard par rapport au comportement oestral.

Pour Hewet, (1968) cité par Benabdelaziz, (1989), le taux de vaches repeat-breeding augmente progressivement avec la taille du troupeau, il a été aussi constaté que ce taux était faible chez les bovins jeunes, mais il peut atteindre plus de 13% chez les bovins adultes.

Ces cas de repeat-breeding peuvent être la conséquence d’une mauvaise détection de chaleurs et d’un mauvais choix du moment d’insémination.

Boujenane, (1983) cité par Benabdelaziz, (1989) rapporte que le nombre de saillies par fécondation augmente de la 2ème à la 7ème mise bas, pour les vaches allaitantes, mais diminue pour les vaches traites.

 

4.1.3 Les kystes ovariens :

Il s’agit de corps jaune, ou même de follicules n’ayant pas ovulé, qui persistent dans l’organisme plus longtemps que lors d’un cycle normal. Selon la durée de leur persistance, ces structures peuvent provoquer des intervalles entre chaleurs anormalement élevés, ce qui laisse penser que la vache est gestante

D’après Beaudeau, (1994) ces processus sont appelés : kystes ovariens. Cependant les vaches présentant des kystes ovariens sont soit nymphomanes, soit en anoestrus, soit elle présentent des chaleurs silencieuses.

La palpation transrectale peut cependant permettre de détecter des follicules anormalement gros qui dépassent de plusieurs centimètres la surface de l’ovaire.

 

4.1.4 Rétention placentaire (ou non délivrance) :

Lors d’un vêlage normal, le placenta est évacué deux à trois heures après la naissance du veau. Dans un certain nombre de cas, la motricité de l’utérus est insuffisante pour expulser le placenta, qui reste alors en place. Cette non-délivrance est risquée pour la vache, car elle peut provoquer des infections utérines, ou métrites. Il peut être alors nécessaire de retirer manuellement le placenta, et d’introduire préventivement des anti-biotiques à l’intérieur de l’utérus, les causes  principales de la non-délivrance sont :

  • Suralimentation au tarissement
  • Carence en vitamine E.
  • Tous les facteurs tendent à affaiblir la vache

Les autres troubles de la reproduction sont résumées dans le tableau 5.

 Tableau 5 : les facteurs de risque de l’infécondité du troupeau. (Cauty et perreau, 2003).

Infécondité du troupeau Facteurs de risque
Faible réussite à l’IA

TRIA1< 50%

– Mise à la reproduction très précoce après vêlage.

– Déficit azoté entre J 0 –J60.

– Infections utérines non spécifiques.

– Mise à la reproduction trop précoce des génisses.

Plus 20% de vaches à 3 IA et plus – Infections utérines.

– Déficit en énergie, azote ou minéraux dans les trois première mois après le vêlage.

– Conduite de l’IA défectueuse

Fécondation tardive (anoestrus)

plus 25% de vaches non vues en chaleurs 60 jours après vêlage.

plus 33% de vaches non inséminées 90 jours après vêlage

plus 20% de vaches non pleines à 110 jours

– Etat corporel au vêlage insuffisant ou excessif.

– Déficit azoté important en début de lactation

– Infections utérines spécifiques (si beaucoup de non-délivrances, avortements et mortalité embryonnaire)

– Infections utérines non spécifiques.

– Kystes lutéiniques

Retours décalés

plus 17% de vaches avec un intervalle entre IA de plus de 23 jours

plus 10% de vaches avec un intervalle entre à 18 jours.

– Mauvaise détection des chaleurs.

– Excès azotés, stress, facteurs toxiques (mortalité embryonnaire).

– Troubles nutritionnels et métaboliques.

– Etat corporel au vêlage insuffisant ou excessif.

– Infections utérines

2 thoughts

2 thoughts

Add yours

  1. Boo said:

    Qi est coulon (1989)??

  2. hebili Asya said:

    Ou est elle la reference bibliographique

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.