Exigences pédoclimatiques de la tomate

Exigences pédoclimatiques de la tomate
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1.   Température

La tomate est une plante des saisons chauds, elle est exigente en chaleur pour assurer son cycle végétatif complet. Les températures optimales pour la plupart des variétés sont de 18°C le jour et 15 à 25° la nuit.

Pendant la nuit de fécondation s’arrête à des températures inferieures à 15 C°. En dessous de 10° C et en dessus de 38° C, les végétaux sont endommagés (Naika et al., 2005). L’équilibre et l’écart entre température diurne et nocturne, semblent nécessaire pour obtenir une bonne croissance et une bonne nouaison de la tomate (Fury, 2002). Selon Naika et al., (2005) durant la croissance la température nocturne a une grande importance, puisque la majeure partie de la croissance quotidienne de la tige (70 à 80 %) se produit pratiquement à l’obscurité.

2.   Lumière et vent

La tomate est une plante de lumière. Si on la place dans un endroit ombragé, elle va filer et donner un rendement insignifiant. Les très fortes insolations provoquent sur les fruits des coups de soleil qui les déprécient (Andry, 2010). La tomate craint les vents  surtout  au  moment  de  la  reprise.  Les vents chauds peuvent occasionner des brûlures  sur  les  feuilles  et  des  nécroses  sur  les  fruits, en plus des dégâts causés par les vents forts telle la cassure des tiges (Grissa, 2010).

3.   Eau

La tomate est une plante assez résistante à la sécheresse, surtout si un ameublissement du sol lui permet de développer un système radiculaire important. Néanmoins, elle demande une humidité suffisante du sol et les  arrosages sont favorables à son  développement. On estime que pendant      la quarantaine de jours qui suivent la transplantation, les jeunes pieds ont besoin de 50 m3/ha/jour. Pendant la floraison et la maturation, ces besoins en eau sont de l’ordre de 100 à 110 m3/ ha/jour.  La tomate craint l’excès d’humidité et la stagnation de l’eau. Il faut éviter de mouiller les feuilles durant l’arrosage si on veut éviter les attaques généralisées des maladies cryptogamiques et la chute des fleurs (Fig. 20) (Andry, 2010).

 

Figure 20 : Effets de l’irrigation de cultures de tomates de transformation sur le rendement de la valeur marchande (100 tonnes/ha = 45 tonnes courtes/acre) (Tan et al., 2004).
Figure 20 : Effets de l’irrigation de cultures de tomates de transformation sur le rendement de la valeur marchande (100 tonnes/ha = 45 tonnes courtes/acre) (Tan et al., 2004).

4.   Sol

La tomate demande de sols profonds, frais mais humides, riches en humus et en matières fertilisantes, légers et légèrement acides. Dans les sols lourds, il faut prévoir un drainage suffisant. La qualité du sol n’est pas prédominante pour la tomate. Il lui suffit d’avoir un sol profond et bien drainé. Les sols argileux ne donnent que de très faibles rendements (Fig. 21) (Andry, 2010).

La couche superficielle du terrain doit être perméable. Une profondeur de sol de 15 à 20 cm est favorable à la bonne croissance d’une culture saine. Dans les sols d’argile lourde, un labourage profond permettra une meilleure pénétration des racines (Shankara et al., 2005).

Figure 21 : Effets de l’irrigation de cultures de tomates de transformation sur la quantité de matières sèches solubles (Tan et al., 2004).
Figure 21 : Effets de l’irrigation de cultures de tomates de transformation sur la quantité de matières sèches solubles (Tan et al., 2004).

5.   pH

La culture de tomate préfère un sol légèrement acide (5,8 < pH<  6,8). Alors qu’un sol à pH  basique (pH>7) peut bloquer  l’absorption  de  certains  micro-éléments  par  la  plante (Fe,  Mn,  Zn, Cu). La carence la plus fréquente étant celle du fer, elle apparait en général à un stade avancé  de la culture. Dans ce cas, une correction ferrique par un apport d’engrais foliaire ou en fertilisation est nécessaire (Grissa, 2010).

6.   Nutrition minérale

Les exportations pour l’ensemble de la culture varient fortement selon les rendements, la durée du cycle, le type de culture et les techniques qui s’y rapportent, notamment la taille et l’irrigation. D’une façon générale, les besoins sont très élevés en potasse et en azote. Il faut souligner comme accident nutritionnel la nécrose apicale. Elle résulte d’une carence localisée (prés de l’attache pistillaire) et momentanée en calcium. Elle est liée à une concurrence entre les organes transpirants et les fruits. Les conditions qui défavorisent l’absorption de calcium et augmentant la transpiration accentuent les risques de compétition et donc de nécrose apicale.

Cette nécrose physiologique est courante et grave car elle se manifeste par de larges taches déprimées, blanchâtres puis brunes, situées au sommet du fruit (Chaux, 1994 in Toussaint et Baudoin, 2010).

Source:

SEKHOUNA, DJAMILA 2016 . UTILISATION DES BIOENGRAIS A BASE DE QUELQUES ALGUES MARINES POUR L’AMILIORATION DES PRODUCTIONS VEGETALES CAS DE LA TOMATE.

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