Exigences de l’abricotier

Exigences de l’abricotier
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1 : Température

L’abricotier présente une grande faculté d’adaptation. Cependant, malgré la diversitp^mù)àé des climats où il est cultivé, les variétés possèdent chacune des exigences climatiques relativement étroites (Lichou,1998).

L’abricotier est l’arbre fruitier typique du semi-aride, il résiste mieux que l’amandier aux gelées printanières ainsi qu’aux grandes chaleurs estivales particulièrement lorsqu’il est greffé sur franc (Bentayeb, 1993).

Il peut même résister à des températures très basses (-15°c). Par contre sa sensibilité au gel est accrue surtout au stade floraison, ce qui explique en grande partie l’irrégularité de sa production (Couranjou, 1977 ; Vidaud, 1980 ; Gautier, 1984).

Cette sensibilité de l’abricotier aux gelées printanières s’explique  par la précocité de sa floraison (Audubert et Lichou, 1989 ; Lichou, 1998). En effet, l’abricotier à une tendance très nette à se mettre en sève dés que se produit un réchauffement en fin d’hiver (dés la fin janvier) ; les organes floraux sont alors susceptibles d’être détruits par un retour subit du froid.

Cependant, cette sensibilité est variable selon les variétés et la résistance est meilleure si le froid est progressif et sec (Gautier, 1984 ; Vidaud, 1980). L’étalement de la floraison entre les rameaux longs et les rameaux courts de l’arbre atténue les risques de gels (Lichou, 1998).

Selon le climat des zones de productions et leurs différents reliefs, la sensibilité aux gels pour les différentes variétés  peut différer puisqu’une même variété peut avoir une date de floraison précoce, moyenne ou tardive lorsque ses besoins en froid et en chaleur sont satisfaits soit pour débourrer ou pour croître (Osaer et al, 1998).

Notons que la précocité de floraison pose également des problèmes de pollinisation notamment pour certaines variétés introduites d’Amérique du nord. Ces variétés sont auto- stériles et nécessitent de ce fait une pollinisation croisée que seuls les abeilles réalisent efficacement, or celles ci ne sont pas actives à des températures inférieures à 12°c (Lichou, 1998).

La levée de dormance nécessite une période de basses températures qui généralement est assurée, mais qui est très variable selon les variétés (Vidaud, 1980). En effet et d’après Audubert et Lichou, (1989), les températures basses pour la levée de dormance varient énormément selon les variétés :

  • 900 à 1200 unités de froid. – 75 à 100 actions froid.

Les besoins en chaleurs varient également en fonction des variétés. Ainsi, les températures élevées pour la croissance jusqu’à la fleur sont de l’ordre de :

  • 4500 à 5500° heures de croissance.
  • 250 à 340 action chaleur.

De la floraison au début de l’évolution colorimétrique du fruit sur l’arbre, l’abricotier nécessite 1700°c (Vidaud, 1980).                       

2 : Lumière :

C’est également un facteur important. L’abricotier paraît particulièrement exigeant en lumière et ceci de puis son plus jeune âge (Vidaud, 1980). L’importance de la lumière se répercute sur la croissance des rameaux ; l’aoûtement, l’induction florale, la mise en réserve d’éléments nutritifs, la coloration des fruits, le repercement des bourgeons et la longévité des bouquets de mai (Audubert et Lichou, 1989 ; Lichou,1998).

3 : Eau

Beaucoup de travaux ont montré que le saisonnement ou le phénomène d’alternance n’est pas dû uniquement  à une récolte excessive l’année précédente (Truet, 1961 ; Legave et al, 1984),  aux facteurs climatiques tel que le gel excessif (Lichou, 1998) ou aux attaques parasitaires (Crossa Raynaud, 1961), mais il peut être la cause d’un manque d’eau. En effet, Brown  in Crossa Raynaud, (1961) avait constaté que les besoins en froid sont plus élevés en culture sèche qu’en culture irriguée et que plus l’été a été sec et chaud et plus le débourrement et la floraison seront difficile l’année suivante.

Audubert et Lichou, (1989) confirment le rôle de l’irrigation en vergers d’abricotiers. Selon ces auteurs, si l’abricotier est mieux alimenté les phénomènes de concurrences sont moins intenses et l’alternance de production est moins marquée si l’on évite les excès de vigueur.

L’abricotier redoute également les excès d’eau aussi bien dans le sol que dans l’air. La racine de l’abricotier est en effet très sensible à l’asphyxie qui doit être de ce fait à prohiber pour le porte greffe franc. Ce dernier doit dans ce cas être remplacé par un autre porte greffe résistant (Vidaud, 1980).

Une forte humidité peut également favoriser l’installation des maladies cryptogamiques sur les fleurs et les fruits (Monilia). Des pluies abondantes à l’approche de la maturité abaissent la fermeté et le taux de sucres et favorisent l’éclatement du fruit (Lichou, 1998).

4 : Exigences édaphiques

L’abricotier a peu d’exigences quant au sol, il vient en fait sur presque tous les types de sols à condition qu’ils ne soient pas trop humides. Il montre, cependant, une nette prédilection pour les sols meubles et perméables même s’ils sont calcaires (Lamonarca,1985).

L’abricotier redoute les sols lourds et humides souvent asphyxiants surtout pour les portes- greffes pêcher et franc abricotier (Lichou, 1998).

L’abricotier s’accommode certes des sols les moins favorisés, mais ce n’est pas par adaptation particulière aux sols pauvres. Il a été simplement chassé des bonnes terres par les espèces fruitières aux revenus moins aléatoires : pêcher, poirier, pommier (Gautier, 2001).

   Source:

BOUZIDI NORA 2005. action de cinq provenances de porte – greffes francs d’abricotier (Prunus armeniaca. L) au déficit hydrique. Tolérance à la sécheresse.

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