Evaluation des besoins en eau des cultures

Evaluation des besoins en eau des cultures
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On évalue les besoins en eau des cultures sous le terme d’évapotranspiration qui est une perte d’eau, sous forme de vapeur et qui comprend l’évaporation du sol et la transpiration de la culture (Mouhouche, 1983).

Les quantités d’eau transpirées quotidiennement sont voisines de celles qui sont absorbées par les racines ; une faible partie est stockée dans la plante et une très faible partie est utilisée pour la croissance, la formation des fruits et des graines (Guyot, 1998). (Ducroq, 1990), estime que 1/100ème seulement du volume d’eau absorbé par les racines pendant la journée est utilisé pour la photosynthèse.                 

1 : L’évapotranspiration potentielle E.T.P :

Lorsqu’un couvert végétal étendu, exempt de maladies et couvrant bien le sol est abondamment pourvu en eau, c’est à dire lorsque les végétaux qui le composent peuvent puiser sans restriction dans la réserve du sol (ce dernier étant à la capacité au champ) pour répondre au mieux à la demande d’évaporation ou au pouvoir évaporant de l’air, l’évapotranspiration croît et tend vers une limite maximale appelée E.T.P (Doorenbos, 1976 ; Brochet et Gerbier, 1978 ; Ducroq, 1990).

2 : L’évapotranspiration maximale  (E.T. M ou E.T.R.M) :

L’E.T.R.M représente l’évaporation réelle maximale d’une parcelle cultivée dans les meilleures conditions possibles et bien alimentée en eau : Le niveau d’E.T.R.M correspond au rendement maximal.

L’E.T.R.M ou l’E.T.M représente une valeur particulière de l’E.T.R (voir plus loin) d’un couvert végétal lorsque sa résistance stomatique est minimale (Guyot, 1998). Cela suppose donc que l’alimentation hydrique de la culture soit optimale. Cependant, l’E.T.R.M ne peut jamais atteindre l’E.T.P car, même lorsque les stomates sont largement ouverts, le couvert lui-même offre de par sa structure géométrique, une certaine résistance au transfert d’eau (Brochet et Gerbier, 1978 ; Guyot, 1998).

3 : Evapotranspiration réelle (E.T.R):

Elle représente la quantité d’eau qui est réellement évapotranspirée au niveau d’une culture (Guyot, 1998).

Selon Ducroq, (1990) et Guyot, (1998), cette grandeur est très variable car elle dépend :

des conditions  climatiques et en particulier du bilan radiatif et du vent.

de la plus ou moins grande disponibilité de l’eau à la surface, c’est à dire des résistances opposées au transfert de l’eau de la végétation vers l’atmosphère (résistance stomatique en particulier).

des caractéristiques de la partie aérienne des couverts végétaux  étendu, hauteur et disposition des surfaces évaporantes (feuilles en particulier) dans l’espace.

Source:

BOUZIDI NORA 2005. action de cinq provenances de porte – greffes francs d’abricotier (Prunus armeniaca. L) au déficit hydrique. Tolérance à la sécheresse.

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