Etude de la nuisibilité directe des adventices sur la culture de pois chiche d’hiver

Flore adventice du pois chiche
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Les légumineuses alimentaires sont cultivées depuis fort longtemps dans le monde et occupent une place importante dans l’alimentation humaine pour de nombreux pays en voie de développement. Celles-ci riches en protéines, permettent dans une certaine mesure de corriger les carences en protéines animales d’une population dont l’alimentation est exclusivement à base de céréales. Selon OBATON (1980), un hectare de  légumineuses alimentaires produit 1 tonne de protéines, soit dix fois plus qu’une production d’un élevage à viande sur la même surface.

En Algérie plusieurs légumineuses alimentaires sont cultivées, mais leur situation  actuelle n’est pas encourageante (TOULAITI, 1988). En effet, la culture de pois chiche occupe une place importante dans l’alimentation, mais elle est loin d’avoir une place équivalente à celle des céréales dans le système de production. Le pois chiche souffre de nombreuses difficultés agro techniques. Les problèmes liés à l’installation de la culture (date, dose de semis), à la protection phytosanitaire (maladies, mauvaises herbes), aux pertes pendant la récolte  et à la non disponibilité de variétés adaptées, sont les causes principales des faibles rendements.

Le pois chiche est une plante à faible pouvoir de compétition face aux adventices du fait de sa croissance lente et de son faible indice foliaire (BHAN et KUKULA, 1987).

En  semis d’hiver, les adventices représentent une menace  pour le pois chiche ; les pertes de rendement peuvent atteindre 98 % (PALA et SOLH ,1990).

En Algérie, dans la plupart des régions, pour des raisons essentiellement d’ordre économique et matériel, le désherbage chimique est devenu quasiment absent de l’itinéraire technique de la majorité des exploitations agricoles (HAOUARA ,1997). Ces dernières optent parfois pour le désherbage manuel avec une main d’œuvre exclusivement saisonnière. L’absence de désherbage ou la non maîtrise de l’opération favorise ou mieux encore préserve la flore adventice (HAOUARA ,1997).

Plusieurs travaux relatifs à l’action des mauvaises herbes sur la culture de pois chiches sont disponibles dans la littérature. Ils portent sur l’effet compétitif (IREKTI BOULAFA, 1991), sur la période de compétition (HAMADACHE ,1990) ou sur les  mauvaises herbes les plus dominantes rencontrées dans les parcelles de pois chiche (AYADI et BOUDRAA, 1993 et1994). En revanche, les effets de la moutarde des champs sur la culture de pois chiche sont peu ou pas connus.

La présente étude a donc pour bute de déterminer l’effet direct de Sinapis arvensis sur notamment le rendement du pois chiche et ses composantes, l’évolution de la biomasse aérienne de la culture en rapport avec  la durée de l’enherbement et la nutrition minérale de la plante cultivée (teneurs en azote, phosphore et potassium). Elle vise également à définir les stades de la culture les plus sensibles, en vue de mieux cibler les désherbages.

Le présent manuscrit présente d’abord une revue bibliographique sur les légumineuses alimentaires et les mauvaises herbes y comprise la moutarde des champs, ensuite la méthodologie adoptée et en fin les résultats obtenus.

Résumé :

Le pois chiche (Cicer arietinum L) occupe une place importante pari les légumineuses alimentaires en raison de sa valeur nutritionnelle, agronomique et économique. En Algérie, le développement de sa culture reste tributaire entre autres des mauvaises herbes qui constituent un problème majeur.

L’étude réalisée porte sur la nuisibilité directe de Sinapis arvensis sur la variété hivernale ILC 3279 de pois chiche conduite en zone semi aride. Les paramètres de développement et de production ( longueur de la plante, biomasses aérienne, production de fleurs, de gousses, de graines, et poids de 100 graines) ainsi que la nutrition minérales de la culture et la richesse de la graine en protéines ont été évalués.

L’auteur a montré que la moutarde des champs à 10 plantes /m² affaiblie la quasi totalité des paramètres évalués. Son agression se manifeste très tôt, dès le stade levée de la culture. Les pertes de rendement peuvent atteindre 76 % (21 qx / ha). Le taux de protéines du grain récolté baisse jusqu’à 40 %. Le désherbage est recommandé au cours des 30 premiers jours après la levée de la culture et juste avant le stade floraison.

Mots clés: Nuisibilité directe, adventices, pois chiche d’hiver, variété ILC 3279, moutarde des champs,  Sinapis arvensis L

Source:

MELAKHESSOU Zohra  2007.   Etude de la nuisibilité directe des adventices sur la culture de pois- chiche d’hiver (Cicer arietinum L) variété ILC 3279, cas de Sinapis arvensis L .

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