Engraissement des veaux de boucherie

Engraissement des veaux de boucherie
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* Les aliments d’allaitement pour veaux:

Afin d’optimiser l’utilisation des aliments d’allaitement par le veau, leur mise en solution répond à des conditions maintes et maintes fois répétées par les agents de terrain, à savoir :

– Le mélange entre l’eau chaude (température, à la sortie du chauffe-eau de 65 à 70° prévoir la moitié du volume final) et la poudre de lait,

– Le brassage au fouet ou, mieux, avec un mélangeur (5 minutes),

– Le rajout d’eau froide pour obtenir une température de distribution de 42 à 45°.

Pour la distribution, 2 méthodes sont utilisées, soit au seau, soit au DAL (distributeur automatique de lait).

* Rationnement:

Différents plans de rationnement sont proposés mais leur principe est toujours le même. Après la distribution de colostrum pendant les premiers jours, le veau consomme de plus en plus d’aliment lacté.

Au seau, avec un système à 2 repas par jour, la concentration de 125 à 130 grammes par litre de buvée ne varie pas, mais le volume de buvée passe de 2 litres à 4 – 4,5 litres par repas (1 litre de buvée = 870 grammes d’eau + 130 grammes d’aliment d’allaitement).

Avec un système à 1 repas à partir de 3 semaines, 2 repas sont distribués pendant les 3 premières semaines (la concentration augmentant de 125 à 180 grammes par litre de buvée et le volume de buvée de 2 à 4 litres) et 1 repas à partir de la 4ème semaine. A ce moment, le maximum de matière sèche ingérée est alors atteint et la concentration est alors de 200 grammes par litre de buvée pour un volume de 4,5 à 5 litres.

Lors des 2 dernières semaines, généralement la 8ème et la 9ème, le volume de buvée et la concentration sont réduits pour permettre l’augmentation de la consommation de concentré et de fourrage. A la dernière buvée, le volume n’est plus que de 1 litre avec 100 grammes d’aliment d’allaitement. La consommation totale est alors comprise entre 40 et 50 kg d’aliment d’allaitement, le sevrage intervenant généralement vers l’âge de 2 mois.

Il est cependant possible et souhaitable de rallonger la distribution de lait pour les veaux plus petits pendant quelques jours, car la date de sevrage ne doit pas être choisie en fonction de l’âge mais en fonction du poids de l’animal.

Au DAL, la règle est l’utilisation d’une concentration unique de 140 à 150 grammes par litre de buvée car celui-ci alimente très souvent des veaux d’âge différent, allotés ou pas dans des boxes différents. La couverture des besoins en énergie et protéines ne se fait que par le volume ingéré, alors qu’au seau, elle se fait par le volume et l’augmentation de concentration. D’où l’importance de la surveillance et de l’adaptation du volume au développement du veau au travers d’une identification par boucle ou par collier.

* L’alimentation solide:

Afin d’assurer la transition entre l’état de monogastrique et celui de poly gastrique, les aliments solides doivent avoir pris le relais de l’aliment d’allaitement au sevrage. Ce relais sera d’autant plus facile que le concentré et le fourrage aura été distribué tôt, c’est à dire à partir de 8 jours, accompagnés de celle d’eau.

Au départ, pour éviter le gaspillage et la souillure, il faut éviter de trop remplir les auges. Le concentré sera donc renouvelé tous les jours. La consommation évolue de 1 – 1,5 kg à 1 mois d’âge jusqu’à 2 – 2,5 kg au sevrage. La présentation sous forme de granulés de 3 à 4 mm présente l’intérêt d’être facilement préhensible par le veau. L’utilisation d’un mélange fermier est possible, mais la mouture ne doit pas être trop fine, car l’ingestion est plus difficile et le risque sanitaire est accru (acidose, problèmes respiratoires).

Le fourrage grossier (foin fibreux ou, mieux, paille) est mis à disposition à volonté dans un râtelier (jamais au sol). Afin d’éviter les risques sanitaires, la paille doit être conservée au sec et ne présenter ni moisissure, ni humidité.

L’eau est mise à disposition soit dans un seau, soit préférentiellement par un abreuvoir placé à bonne hauteur.

* Rations alimentaires typiques pour les boeufs d’engraissement:

Les aliments à haute teneur énergétique comme le maïs grain sont davantage utilisés dans les rations de finition. Toutefois, d’autres aliments peuvent également être utilisés, et en général, ils le sont en combinaison avec du maïs ou des produits à base de maïs. L’objectif est d’assurer que la ration est équilibrée, afin d’atteindre le taux de gain ciblé. Plusieurs exploitants de parcs d’engraissement visent un gain de poids mensuel de 45 kg ou un gain moyen quotidien de 1.3 kg ou plus par animal. À titre d’information, voici quelques exemples de rations alimentaires pour boeufs d’engraissement.

Suppositions

Rations pour bovins semi-finis d’un an (rations n°1 et n°2) – gain moyen quotidien (GMQ) d’environ 1.1 kg par jour

Ration de finition (rations n° 3) – gain moyen quotidien (GMQ) d’environ 1.3 kg par jour.

Consommation de matière sèche (MS) – environ 2 % du poids corporel pour les rations de finition.

Tableau n°1: – Ration de semi-finition (bouvillon d’un an de 400 kg)

  Kg d’aliment/jour (Tel que servi)
Ensilage de maïs 15.0
Maïs humide + farine de rafle de maïs 3.5
Gluten de maïs 2.0
Minéraux /Sel – Pré-mélange 0.12

 

Tableau n°2 – Ration de semi-finition (bouvillon d’un an de 450 kg)

  Kg d’aliment/jour (Tel que servi)
Foin 1.0
Ensilage de maïs 14.0
Maïs sec 5.0
Supplément /Pré-mélange 0.6

 

Tableau n°3 – Ration de finition (bouvillon /génisse d’engraissement de 550 kg)

  Kg d’aliment/jour (Tel que servi)
Maïs sec 6.0
Maïs humid 6.0
Ensilage de maïs 4.5
Supplément 0.7

 

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