Elevage du lapin de chair

Elevage du lapin de chair
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Le lapin de garenne ou sauvage, ainsi que ses races domestiques dérivées, est Oryctolagus cuniculus (du grec : orukles=fouineur, lagus=lièvre).C’est un lagomorphe.

Cet ordre se différence de celui des rongeurs par la possession aux maxillaires supérieurs d’une seconde paire d’incisives (ROUGEOT, 1981).

Ces deux ordres sont réunis dans le super ordre des Gloires. Originaire du sud de l’Europe et de l’Afrique du nord, le lapin sauvage, O. cuniculus, aurait été découvert par les phéniciens lors de leur prise de contact avec l’Espagne vers l’an 1000 avant J.C. (ROUGEOT., 1981, LEBAS et al.1984, RAFFAEL GUARRO et al 1992, BUJARBARUAH et al.1996).

Les phéniciens frappes par la pullulation de ces petits mammifères fouisseurs, donnent à ce pays le nom d’ « Isapham -Im »ou terre de lapins (ROUGEOT 1981, JAIME CAMPS 1983,).

Ce nom, latinise par les romains, fut a I’origine du nom actuel hispania (ROUGEOT 1981). La domestication du lapin remonte, tout au plus, au début de l’actuel millénaire (LEBAS et al, 1984). En effet, selon ROUVIER (1990), l’élevage de lapin est d’introduction relativement récente. Les origines de la domestication sont reportées au moyen age L’expansion réelle du lapin, comme animale de basse-cour, ne débutera qu’à la fin du siècle dernier avec la mise au point du clapier (CAHOUR, 1988).

L’élevage du lapin en clapier se développe dans toute I’Europe occidentale, sa dissémination par les Européens a atteint le monde entier. La recherche de la viande, du latin « vivienda » (qui sert à vivre), a toujours été une préoccupation humaine (GALLOUIN et OUHAYOUN, 1988) Depuis sa sédentarisation, l’homme a essaye d’élever toute sorte d’animaux pour disposer de viande, la viande de lapin présente un intérêt particulier comme l’attestent plusieurs auteurs (JAIME-CAMPS 1983, OUHAYOUN 1988, OUHAYOUN et al 1989 OUHAYOUN 1990, GALLOUIN et OUHAYOUN 1992). A la fin du 19 siècle et au début du 20 siècle, grâce au clapier, les races de lapin se multiplient et les techniques d’élevage se rationalisent (ARNOLD et CHASTANG, 1988).

Vers les années 1950 la race Néo-Zélandaise blanche et sa dérive californienne sont introduites en Europe en provenance des USA, ce qui a conduit à la régression des races traditionnelles Européennes. Grace aux travaux de sélection de l’INRA Français on assiste a l’apparition de nouvelles souches hybrides plus performantes. Depuis cette époque l’élevage s’est fortement rationalise et intensifie Les lapins sont alors élevés dans des bâtiments clos, climatises, soumis a de strictes régies d’hygiène, munis d’installations automatisées au maximum (rythme lumineux, abreuvoirs automatiques,  racleurs a déjection), cela a multiple par 3 la productivité numérique et pondérale par cage mère et par an (de 20 à 60 lapereaux), (ROUVIER, 1990).

Toutefois, l’élevage traditionnel continue à fournir une part importance de la viande produite dans de nombreux pays.

1- La production totale

La production totale de viande de lapin est en sans cesse évolution, les statistiques rapportées par (COLIN et LEBAS, l995) estiment la production mondiale a environ 1,6 million de tonnes de carcasse par an avec un effectif de 70 millions de lapines (COLIN et LEBAS, 1994).

Cette valeur est approximative en raison de l’imprécision des estimations de différents pays, particulièrement dans la production fermiers qui est le cas dans la plupart des pays du sud de la mediterrannee, plus des2/3 de la production de lapin provient de l’Europe qui détient également près de 60% des effectifs de lapines (Tableau 1).

L’Asie possède environ le quart des effectifs de lapines mais en raison de leur faible performance, ne produit que 17% de la production mondiale de la viande de lapin. Les productions africaine et américaine sont beaucoup plus faibles, ne dépassait pas les 9%, tandis que la participation de l’Océanie est négligeable.
Tableau 1 : Répartition de la production et de la consommation de la viande de lapin dans les déférents continents (COLIN et LABAS, 1994)

Tableau 1 : Répartition de la production et de la consommation de la viande de lapin dans les déférents continents (COLIN et LABAS, 1994)

2- La production en Algérie

L’Algérie a connu l’élevage du lapin depuis fort longtemps (AIT TAHAR et FETTAL, 1990), cependant malgré cette longue tradition historique, la cuniculture algérienne, de même que son homologue des autres pays de I’Afrique du nord (Maroc, Tunisie) rencontre encore des difficultés, dont le principal obstacle réside d’une alimentation qui ne répond pas aux exigences nutritionnelles des lapins (AIT TAHAR et FETTAL., 1990) et (BERGAOUI, 1992)

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