Données botaniques et génétiques sur la lentille

D’un point de vue morphologique (Figure 1), les lentilles ont des tiges minces et atteignent rarement 45 cm de hauteur et ont une croissance indéfinie (Saskatchewan, 2002 ; Saskatchewan Pulse Growers, 2000). Les deux premiers nœuds de la tige sont vestigiaux et se situent au niveau du sol ou sur la surface. Si la dominance apicale est brisée ou si les conditions de croissance sont favorables, la plante peut produire jusqu’à quatre rameaux basilaires à partir des bourgeons dormants du deuxième de ces nœuds et jusqu’à cinq rameaux aériens à partir des cinq nœuds situés immédiatement sous la première fleur. Si les conditions de croissance sont extrêmement favorables, les rameaux aériens peuvent produire des rameaux secondaires. Les feuilles sont  pennées et comportent jusqu’à 10 paires de folioles. La première fleur de la tige principale est située à l’aisselle du 11e, 12e ou 13e nœud non vestigial. Les gousses, aplaties, sont isolées ou disposées en paires et apparaissent à l’aisselle du 11e, 12e ou 13e nœud et des nœuds suivants (Slinkard, 1990, Street et al. 2008).

Chaque gousse possède un court pédicelle et renferme une ou deux petites graines en forme de loupes. La couleur du tégument séminal est variable, allant du blanc (absence de tannins) au vert pâle, au gris, au brun et au noir, et porte souvent des mouchetures violacées de grandeur variable (Vandenberg et Slinkard, 1990). par ailleurs leurs graines sont classées selon leur poids (les Microsperma : ≤ 40 gr / 1000 grains ; les Macrosperma :≥ 50/1000 grains ) et leur couleur ,vertes ou rouges selon les exigences commerciales (Wenger ,2004 ; Sexana, 2009).

Figure 1 : Morphologie d’une plante de lentille : (1) Plante, (2) Feuilles, (3) Gousse, (4) Graine.
Figure 1 : Morphologie d’une plante de lentille : (1) Plante, (2) Feuilles, (3) Gousse, (4) Graine.

Par ailleurs, Le genre Lens appartient à la famille des Légumineuses, ou Fabacées, et à la tribu des Viciées, plantes dicotylédones, diploïdes (2n=14 chromosomes), autogames (Blaine, 2007 ; Omar, 2013 ; Muehlbaueur, 1991 ; Cokkizgin et Shtaya, 213), comprenant les espèces suivantes :

  • Lens culinaris Medikus ;
  • L. orientalis (Boiss.) Hand.-Maz., ancêtre du L. culinaris ;
  • L. nigérians (M. Bieb.) Grand. ;
  • L. ervoides (Bring.) Grand. ;
  • L. odemensis Ladiz. ;
  • L. lamottei Czefranova, et
  • L. tomentosus Ladiz. (Ladizinsky et al., 1984; van Oss et al., 1997). La plupart des génotypes du L. orientalis s’hybrident librement avec le L.

culinaris, et ces deux espèces sont isolées des autres sur le plan génétique. Le L. culinaris peut aussi s’hybrider avec les autres espèces du genre Lens, mais ces croisements se caractérisent par une fréquence élevée d’embryons avortés, d’embryons albinos, de plantules albinos et de réarrangements chromosomiques entraînant la stérilité des semis hybrides atteignant la maturité (Ladizinsky, 199 3).

Toutes les espèces du genre Lens sont des plantes herbacées annuelles diploïdes (2n = 14). Aujourd’hui, les programmes d’amélioration de la lentille complétés par des programmes de croisement, l’objectif principal étant le rendement, mais on s’intéresse également à l’adaptation générale, à la tolérance aux stress écologiques, à la résistance aux maladies et aux ravageurs, et à la qualité nutritionnelle.

D’énormes progrès ont été accomplis en matière de résistance à la rouille, à la Fusariose, à l’Ascochytose et à la Stemphyliose . L’ICARDA a été mandaté au niveau mondial pour effectuer les recherches sur l’amélioration de la lentille. Les programmes nationaux d’amélioration de la lentille dans les pays producteurs utilisent leurs propres collections de ressources génétiques ainsi que des introductions provenant d’autres instituts. Ces programmes nationaux de pays producteurs de lentilles ont mis sur le marché de nombreux cultivars (ICARDA, 2001).

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