Conséquences économiques du brome

Conséquences économiques du brome
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La présence des bromes dans une culture annuelle telle que les céréales d’hiver, rend la lutte très difficile du fait de leurs morphologies, physiologies et écologies très proches. Ces caractéristiques voisines compliquent le phénomène de compétition au niveau des facteurs hydrique, nutritif et espace.

La présence des bromes dans les cultures de céréales engendre des chutes importantes des rendements des céréales d’hiver dans de nombreux pays (Cheam, 1987). Ces réductions sont évaluées au Maroc entre 60 % et 98 %, dans le cas de fortes   infestations (R’zozi et al., 1997; Bouhache et al., 1997 ; Taleb, 1997; 1998 et 2000).

En France, elles sont de l’ordre de 10 à 30 q/ha (Delattre et al., 1998). En Australie, B.diandrus à une densité de 100 plantes / m2 affaibli le rendement du blé de 30 % (Gill et al., 1987). Au Etats Unis d’Amérique, B.tectorum diminue le rendement de 40 % (Rydrych, 1974).

Par ailleurs les semences de bromes déprécient la récolte et la qualité de la viande et de la laine. Certaines espèces sont en plus des hôtes intermédiaires de virus (B rigidus est un hôte alternatif du virus de la jaunisse nanisante du blé et de l’orge) (Tanji, 1998).

Ajoutant également qu’au stade de fructification, le brome n’est pas consommé par le bétail et les semences mûres sont piquantes et causent des altérations dans leur système digestif (Tanji, 1998 ; Newman, 1992).

Source:

BADA LEILA 2007.  variabilité génotypique du blé dur (Triticum durum Desf.) vis à vis de la nuisibilité directe du brome (Bromus rubens L.) en conditions semi – arides .

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