Conséquences des mauvaises herbes

Conséquences des mauvaises herbes
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Conséquences agronomiques

La concurrence des mauvaises herbes pour la culture se fait au niveau de l’espace, la lumière, l’eau et les éléments nutritifs (Longchamp, 1977 ; Montegut, 1980 ; Zimdahl, 1980 et Koch et al., 1982). Cette concurrence est autant importante en début de culture, qu’aux premiers stades de développement, car les mauvaises herbes absorbent plus vite les nutriments que la culture (Le Bourgeois, 1993). Les adventices entraînent également la verse mécanique de la culture, entravent le travail de la moissonneuse-batteuse et libèrent des substances toxiques qui inhibent le développement de la culture (phénomène d’allélopaphie) (Caussanel, 1989). Par ailleurs, la présence de semences des adventices trop nombreuses, oblige un criblage complémentaire coûteux de la récolte. Les mauvaises herbes sont aussi des hôtes intermédiaires aux parasites et aux maladies des cultures. (Barralis, 1984).

Les mauvaises herbes réduisent le rendement des récoltes et celui économique des exploitations agricoles (Real, 1988 et Radosevich et Roush, 1990)

Les pertes occasionnées par les mauvaises herbes à l’échelle mondiale sont estimées à 9 % des récoltes (Barralis, 1978 et Caussanel et al, 1986). Selon Caussanel (1994), avec un désherbage, elles représentent 13,1 % de l’ensemble des pertes occasionnées par les ravageurs des cultures. Sans désherbage chimique, ce taux s’élève à 19,04 %.

En fait, les résultats varient d’un continent à l’autre (10 et 56 % pour l’Afrique) (Cramer, 1967).

En Algérie, les pertes sont évaluées entre 20 et 50 % (Laddada, 1979). Dans la région de Sétif elles représenteraient 25% de la production potentielle (Kadra, 1976).

Conséquences sur la teneur en protéines du grain

La teneur en protéines du grain semble être la caractéristique la plus souvent affectée par l’interférence des mauvaises herbes (Friesen et al., 1960), en raison probablement des exigences accrues des espèces en concurrence vis-à-vis des sources d’azotes du sol.. Ces auteurs ont montré que la suppression des mauvaises herbes dans le blé, l’orge et l’avoine favorise l’augmentation de la teneur en protéines.

Ce résultat confirme ceux de Burrows et Olsen (1955) qui indiquent que la présence de la moutarde sauvage est négativement corrélée avec la teneur en protéines chez le blé.

Toutefois, Bell et Nalewaja (1968b) ; Alessi et Power (1970) et Torner et al (1991), précisent que la présence des mauvaises herbes a souvent été à l’origine de la réduction des rendements, mais, la qualité des récoltes n’est pas toujours affectée.

Source:

BADA LEILA 2007.  variabilité génotypique du blé dur (Triticum durum Desf.) vis à vis de la nuisibilité directe du brome (Bromus rubens L.) en conditions semi – arides .

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