Caractères taxonomiques et morphologiques de l’olivier

Caractères taxonomiques et morphologiques de l'olivier
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Sa nomenclature vulgaire dérive de deux souche méditerranéennes : d’une part le non grec : oleum d’origine égéenne passe directement au latin olea et, d’autre part, le nom hébreux Zait  ou Sait est passé dans l’arabe Zaitun (Pagnol, 1975 ; in Bellahcene, 2004).

1           Classification botanique

L’olivier est classé par Maillard (1975) comme suit :

Embranchement :                    Phanérogames

Sous Embranchement :           Angiospermes

Classe :                                    Dicotylédones

Famille :                                  Oléacées

Tribu :                                     Oléinées

Genre :                                    Olea

Espèce:                                   Olea europea L.

La famille des Oléacées comporte 25 genres, le genre Olea serait lui même composé de 30 espèces différentes parmi lesquelles on trouve Olea europea L. avec deux sous espèces :

  • Olea oleaster (oléastre) : qui se présente sous une forme spontanée comme un buisson épineux et à fruit ordinairement petit.
  • Olea sativa (olivier cultivé) : constitué par un grand nombre de variétés améliorées, multipliées par bouturage ou par greffage (Calado et Fausto, 1987).

2           Description de la plante

Le tronc

Chez les jeunes arbres le tronc est lisse, circulaire et gris-vert à sa dixième année, il devient noueux, crevassé, fendu et élargi à la base. Il prend un teint gris foncé. Cet organe parfois énorme, est un véritable accumulateur de réserves d’où sortent chaque année des rejets (Rugini et al., 1999). Dans un environnement sec, le tronc développe une couche subéreuse assez épaisse, alors que chez les arbres irrigués, l’écorce est mince et les tissus sont souvent viables (Rugini et al., 2006).

Le système racinaire

Il est puissant et fasciculé, se prolonge à une profondeur de 5 à 7 m. Le réseau de racines forme une couche ligneuse, appelée la matte, dans laquelle s’accumulent des réserves et qui va permettre de puiser une très grande quantité d’eau dans le sol (Himour, 2006). Dans les sols très imperméables et aérés, le système radiculaire est pivotant. En revanche, dans les sols lourds, peu ou non aérés, le système racinaire est fasciculé et profond (Saad, 2009; Meddad, 2010).

Les rameaux

Leur taille est de quelques dizaines de centimètres suivant la vigueur et la variété de l’arbre, ils sont délimités à leur base par un entre-nœud marquant l’arrêt de la croissance hivernale. Ces rameaux peuvent être:

  • des gourmands vigoureux et verticaux: qu’on distingue à leur longueur très
  • des rameaux de prolongement des branches et de charpentes, se terminant par un bouquet de pousses (Leva et al., 2002).

Les feuilles

Les feuilles sont épaisses, lancéolées, simples, opposées et de couleur verte. Leur taille varie de 3 à 5 cm de long sur 1 à 1.5 de large (Bartolozzi et Fontanazza, 1999). Le feuillage est persistant. Les feuilles vivent au moyenne 3 ans, puis jaunissent et tombent principalement en été (Cresti et al., 1996). Le limbe coriace présente une face supérieure gris-verte, lisse et brillante. La face inferieure est recouverte d’un duvet qui lui donne un aspect argenté.

Les fleurs

Les fleurs sont petites, ovales, blanches et odorantes. Elles sont disposées en grappes (Fig. 02) (en moyenne de 10 à 40) dressées à l’aisselle des feuilles (Fabbri et Benelli, 2000).

L’olivier n’est pas mellifère, la fécondation ne dépend pas des insectes mais des vents et des courants d’air qui permette au pollen d’être échangé entre les fleurs. Seulement 5% des fleurs donneront des fruits (Diaz et al., 2006).

 

Figure 02 : Fleur d’olivier.
Figure 02 : Fleur d’olivier.

Les fruits

L’olive est une drupe charnue, ovoïde, verte au début puis devient noire à maturité complète (Terral et al., 1996), de dimensions variables selon les variétés (Saad, 2009). Le fruit est composé de trois éléments (Rotondi et al. , 2003; Lumaret et al., 2004):

  • L’épicarpe (peau) recouverte d’une matière cireuse imperméable à l’eau (la pruine). Le changement de couleur est dû à une oxydation effectuée par des phénol-
  • Le mésocarpe (pulpe) charnue et riche en matière grasse stockée durant la lipogenèse. Le mésocarpe est constitué d’huile (22%), de l’eau (50%), de protéines (1,6%), de glucides (19,1%), de la cellulose (5,8%) et des minéraux (1,5%).
  • Le noyau dur, osseux, formé d’une enveloppe (endocarpe) et contient une amande avec deux ovaires (Fig.03), dont l’un est généralement stérile et non fonctionnel. La graine produit un embryon, qui donnera un nouvel olivier lorsque les conditions sont favorables.
Figure 03 : fruit d’olivier (Rossini, 1999).
Figure 03 : fruit d’olivier (Rossini, 1999).

Les fruits n’apparaissent qu’après la septième année. Ensuite, sa production augmente avec constance entre la septième et la trente-cinquième année. A cet âge, il parvient à maturité et produit de manière régulière jusqu’à ses cent cinquante ans, stade où il entre peu à peu dans sa période de sénescence (Avenard, 2008; Turan, 2011).

Source:

OGAB Saliha ET  ZOUDJI Fatima Zohra 2017.

Caractérisation morphologique, culturale et pathogénique de Vertcillium dahliae Kleb., agent causal de la verticilliose de l’olivier (Olea europea L.).

Université Abdelhamid Ibn Badis-Mostaganem.

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