Besoins du lapin en croissance

Besoins du lapin en croissance
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Le lapin a besoin dans son régime alimentaire d’un certain nombre d’éléments.

Ces besoins varient selon ses stades physiologiques et aussi en tenant compte des facteurs externes.

Vu l’importance de la population microbienne dans le caecum et avec la cæcotrophie; ce mécanise combiné de la flore microbienne et de la cæcotrophie permet au lapin de tirer un apport supplémentaire d’énergie, des acides aminés et des vitamines (LEBLAS, 1998).

1 Besoin en eau

L’eau est une source de vie, elle est indispensable à tous les êtres particulièrement le lapin est exigeant à la matière.

Le lapin consomme de la nourriture sèche ceci nécessite de l’eau, il boit 1,5 à 2 fois plus que la quantité des aliments ingérées.

Il faut que cette eau soit propre et fraiche renouvelée à chaque fois. Une baisse de consommation d’eau provoque une diminution de consommation d’aliment et des néphrites conduisant à la mort.

Il est important de maitriser la température du local afin d’éviter les élévations de température celle-ci à des conséquences néfastes sur l’animal.

La quantité d’eau bue est fonction du stade physiologique (tableau N°7).

Tableau N°7: la quantité d’eau bue quotidiennement par jour de l’alimentation sèche (GADOUD, 1992).

Tableau N°7: la quantité d'eau bue quotidiennement par jour de l'alimentation sèche (GADOUD, 1992).
2. Besoin en énergie

La matière énergétique (énergie) sert à l’entretien et à la production. Les besoins énergétiques se différent en fonction de la température du local et aussi du stade physiologique.

Pour cette raison que les femelles allaitantes exigent des matières énergétiques dans leurs aliments (2600 à 2700 kcal d’ED/kg de MS) que le lapin en croissance ou lapine gestante (2500 kcal d’ED/kg de MS) (LEBAS, 1996).

L’énergie doit être apportée par le glucide (essentiellement par l’amidon) et un peu par le lipide et des protéines en excès.

3. Besoin en matière azotée

La ration alimentaire du lapin doit représenter de 15 à16 % de protéines pour les lapins en croissance et un peu plus pour les lapines allaitantes (16 à18%) selon LEBAS (1992).

Les protéines doivent renfermer 10 acides aminés indispensables dans l’alimentation du lapin. D’ après LEBAS et al (1989) altère la vitesse de croissance et les qualités bouchères (LEBAS et OUAHOUYOUN, 1987).

Si l’apport en protéine est excessif par l’énergie de la ration entraine un développement de la flore digestive protéolytique, celle-ci engendrant une production excessive d’ammoniac dans le caecum (LEBAS, 1991).

4 Besoin en matière grasse

Les matières premières utilisées dans l’alimentation du lapin contiennent 2,5 à 3% de matières grasse naturelle; ce qui n’est pas indispensable d’apporter les corps gras aux aliments du lapin (LEBAS et al, 1991).

5. Besoin en cellulose

Les travaux de GIDENNE,(1987), GIPPERT et al (1988) et GIDENNE et JEHL (1994) ont montré que le lapin doit trouver dans sa ration une certaine quantité de cellulose brute comme facteur d’encombrement ou « lest » pour maintenir le niveau de motricité du tube digestif.

La digestibilité des éléments nutritifs des matières organiques est compromise et quand le taux de lest est trop élevé (FALCO, CUNHA, LEBAS, 1986) et un faible taux entraine des troubles digestifs graves; (SCHLOLAUT, 1982 CHMTLELIN et al 1990 et GIDENNE et JEHL 1994).

Le besoin est hasardement recommandé en pourcentage (%) de CB indigestible (LEBAS et al, 1989). Quand à GADOUD(1992) pour que l’effet de lest soit efficace, le taux doit être de 14% dans la ration des jeunes en croissance et 11 à 12% pour les lapines allaitantes.

6. Besoins en vitamines et en minéraux

Les vitamines sont des éléments chimiques nécessaires en très petites quantités pour accélérer les réactions chimiques dans le corps du lapin.

Les lapins ont besoin aussi bien de vitamines hydrosolubles (groupe B et vitamine C) que de vitamines liposolubles (A, D, E, K).

La microflore du tube digestif des lapins synthétise des vitamines hydrosolubles que les lapins valorisent grâce à la cæcotrophie.

Cet apport est suffisant pour couvrir les besoins d’entretien pour une production moyenne. Cependant, le phénomène de la cæcotrophie ne se met en place que vers l’âge de trois semaines, par conséquent les lapereaux avant sevrage n’en bénéficient pas et répondent favorablement à une supplémentation en vitamines.

Par contre, la supplémention excessive en vitamines A et D, peut engendrer une mortalité accrue (F.A.O, 1996).

Les lapins ont besoin de minéraux, qui ont une grande importance dans les différentes réactions de métabolisme.

Le calcium et le phosphore donnent aux os leur régicide .Ils contribuent également à maintenir l’équilibre acido-alcalin dans le sang.

Le phosphore intervient également dans le transfert d’énergie au sein des cellules corporelles.

Les besoins en calcium et phosphore des lapins en croissance sont très inférieurs à ceux des lapines allaitantes, du fait de l’exportation importante de ces minéraux dans leur lait .

Le magnésium est un autre composant des os et joue un rôle important dans les réactions chimiques où intervient les enzymes.

Par ailleurs, un déséquilibre entre les apports de sodium, potassium et chlore peut être à l’origine de néphrites et de troubles de la reproduction.

Tableau N°8 : Recommandation générales des principaux minéraux et vitamines (FIELDING, 1993).

Tableau N°8 : Recommandation générales des principaux minéraux et vitamines (FIELDING, 1993).

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