Aperçu morphologique et anatomique d’un ver de terre

Aperçu morphologique et anatomique d’un ver de terre
Share this post with friends!

Les informations sur la biologie, morphologie et terminologie des oligochètes sont inscrites dans plusieurs recherches telles que celles de Stephenson (1930), Lee (1959), Gates (1972), Reynolds (1977), Sims et Gerard (1999), Blakemore (1994) et Lavelle et Spain (2001).

D’après Lavelle et Spain (2001), les vers de terre sont des animaux qui appartiennent à la macrofaune du sol. Ils se distinguent par une anatomie allongée et circulaire. Leurs corps sont constitués par une série de nombreux anneaux successifs appelés « métamères » (de 60 à 200), lesquels ont tous une anatomie à peu près semblable et se répétant régulièrement. Chez les lombricidés et quelques familles, chaque segment du tronc est caractérisé par la présence de quatre paires de soies de positions variables. Il porte également deux pores néphrétiques. Le tout donne un aspect bien caractéristique, vermiforme, ce qui favorise leur pénétration dans le sol.

Le corps des vers de terre est donc annelé, composé d’anneaux. Le premier segment est appelé « Prostomium », le second « Peristomium » et le dernier « Pygidium » (Sims et Gerard, 1999).

Comme tous les Oligochètes terrestres les vers de terre n’ont ni yeux, ni tête distincte. Cependant ils possèdent une forte densité de cellules sensorielles. La région antérieure est plus effilée et porte la bouche ; alors que la région postérieure, parfois plus renflée et légèrement aplatie, porte l’anus. D’une manière générale, le corps est composé des parties suivantes (Fig.1) :

A- Le prostomium :

Partie la plus antérieure, située immédiatement en avant de la bouche, ce n’est pas un véritable segment (métamère) et il ne possède ni soies ni cavité cœlomique, il est plus ou moins fusionné avec le péristomium.

B- Le metastomium (soma) :

Il constitue l’essentiel du corps du ver de terre. La première partie qui délimite l’orifice buccal se nomme « péristomium ». Chez l’adulte le soma peut être divisé par rapport au Clitellum en trois zones.

a- La zone antérieure (anté-clitélienne) :

Elle possède une forte densité de cellules sensorielles et contient le cerveau. Sa morphologie est modifiée par le développement musculaire qui à un rôle mécanique important pour la pénétration des vers de terre dans le sol.

b- Le clitellum :

Il est sous forme d’un fer à cheval à annulaire chez quelques familles, il sécrète un cocon qui reçoit les œufs et les spermatozoïdes en période de reproduction (photo 1).

c- La zone post-clitelienne :

Elle se présente comme une succession de segments similaires. Sa fonction est essentiellement mécanique et digestive, elle permet aux vers de terre de s’accrocher à l’orifice du terrier lorsqu’ils explorent la surface du sol.

C- Le pygidium :

Il ne comporte pas de cavité cœlomique, donc n’est pas considéré comme un métamère. Il entoure l’anus.

Figure 1 : Morphologie d'un ver de terre (d’après Sims et Gerard, 1999).
Figure 1 : Morphologie d’un ver de terre (d’après Sims et Gerard, 1999).
Photo 1 : Vue ventrale et vue dorsale d’un ver de terre.
Photo 1 : Vue ventrale et vue dorsale d’un ver de terre.

En ce qui concerne l’anatomie du ver de terre, elle est caractérisée par la présence d’organes axiaux, s’étendant sur toute la longueur du corps de l’animal (appareil circulatoire, appareil digestif et chaîne nerveuse), d’organes métamériques pairs se répétant dans chaque segment (néphridies, cavités cœlomiques, ganglions nerveux) et d’organes à localisation stricte comme les structures génitales (testicules et vésicules séminales de l’appareil génital mâle, ovaires, oviductes et spermathèques de l’appareil femelle). En outre, il prouve une symétrie bilatérale nette (Sims et Gerard , 1999).

0 thoughts

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.