Alimentation et besoins alimentaires de la poule pondeuse

Alimentation et besoins alimentaires de la poule pondeuse
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Une bonne alimentation est la première condition pour la réussite d’un élevage (PERIQUET, 2004).
Deux aliments suffisent en général, de l’éclosion à l’entrée en ponte : un aliment de démarrage distribuer de la naissance jusqu’à l’age de 6-8 semaines et un aliment de croissance au-delà (INRA, 1983).

Les aliments des poules pondeuses sont pour leur grandes parts d’origine végétale (mais, tourtaux, son, blé), mais d’origine animale (farine de poisson) et minérale (complément minerale-vitamine).

1-Alimentation des poulettes en période de croissance

Les besoins alimentaires sont difficiles de définir dans la mesure où les conditions utritionnelles subies au cours de la période de croissance ont peu d’influences sur les performances ultérieures de ponte (INRA, 1989). Selon LARBIER et LECLERQ (1992), la connaissance d’aliment distribué et consommé contrôle la croissance.

Le rationnement ne doit pas être relâche que lentement lors de l’entrée en ponte et cesser quand le troupeau atteint 25p.100 de ponte (LECLERQ et al ,1992). Un relâchement prématuré entraîne une surconsommation intempestive d’aliment conduisant à la perte des bénéfices acquis antérieurement, il peut également aboutir à des troubles pathologiques tels que : le foie hémorragique.

2-Alimentation des poulettes en période de l’élevage

Cette période est divisée en deux parties d’inégale durée ; le démarrage correspond aux 6-8 premières semaines de vie, il est suivi de la période de dite « de croissance » qui s’achève à l’entrée en ponte généralement à 20ème et la 23ème semaines. Le régime de démarrage est toujours distribué en add libitum, il renferme traditionnellement 2800 à 2900 kcal de l’énergie métabolisable par kg et 18p . 100 de protéines brutes, comme l’indique le tableau1. Les teneurs en lysine et l’apport minimum en méthionine sont respectivement de 0,85p.100 et 0,33 à 0,35p.100.

Dans la mesure ou la consommation alimentaire de toutes jeunes poulettes est toujours très faible au cours de 6 premières semaines. Il n’est pas de même pour la période de croissance d’une durée trois fois plus importante, la consommation journalière augmente progressivement de 56 à 100 g, le niveau énergétique est en moyenne compris entre 2600 et 2800 Kcal/kg (LARBIER et LECLERQ, 1992).

Tableau N°1 : Caractéristiques des régimes recommandés pendant la période d’élevage des poulettes (INRA, 1992).

Tableau N°1 : Caractéristiques des régimes recommandés pendant la période d’élevage des poulettes (INRA, 1992).

(1) pour une concentration énergétique différente, on calculera les caractéristiques de l’aliment en multipliant les valeurs par le rapport : concentration énergétique de l’aliment /2800

(2) sauf pour l’apport de phosphore disponible qui peut être abaissé à 0,3 après 8 semaines en l’absence de rationnement.

3- Besoins alimentaires

3-1-Besoins énergétique

Deux questions se posent cependant, la première intéresse le fabriquant de l’aliment et concerne la densité énergétique de l’aliment. Quelle concentration choisir ? La seconde préoccupe l’éleveur qui autrement dit, quelle quantité d’énergie faut–il allouer quotidiennement ? (BEN AHMED, 1993). Selon ISA (1993), l’aliment des pondeuses doit toujours être d’un niveau énergétique supérieur à celui de l’aliment poulette si l’on veut éviter toute sous consommation à l’entrée en ponte. Le besoin énergétique des poules dépend surtout de leur poids vifs ainsi environ 70p. 100 de
l’ingéré énergétique est utilisé pour couvrir les besoins d’entretien (INRA, 1992).

INRA (1989), apporte que la satisfaction du besoin énergétique détermine l’ingestion . D’une façon quasi absolu chez les pondeuses à œufs blancs (type Leghon) et d’une façon beaucoup plus relative chez les autres, ces derniers tendent à consommer d’autant plus de calorie que la concentration du régime est plus forte et que leur poids vifs est plus élevée. La concentration énergétique des aliments influe peu la croissance et la ponte. Il est corrélé (LARBIER et LECLERQ, 1992) négativement avec la consommation d’aliment et l’indice de consommation (rapport entre le poids d’aliment et le poids de viande ou œuf produit).

INRA (1992), souligne que dans la pratique, on peut préconiser une concentration énergétique comprise entre 2700 et 2900 kcals d’EM/kg selon le coût des matières premières.

3-2-Besoins en protéines et acides aminés

LARBIER et LECLERQ (1992), pendant la phase d’entrée en ponte, les besoins protéiques quotidiens permettent de couvrir à la fois les besoins d’entretien, de croissance et de production.

D’après INRA (1992), le besoin protéique peu lié au poids vifs des animaux dépend beaucoup de la production d’œufs (nombre et poids moyen), ainsi à l’inverse de l’énergie seulement 30p.100 des protéines sont utilisés pour couvrir les besoins d’entretien.

A fin d’obtenir des performances de ponte maximum, l’apport alimentaire de protéine doit être suffisant à tous les stades physiologiques. Pendant la ponte, le besoin en protéine ne doit pas être dissocie du besoin en acide aminés indispensable, en particulier les acides aminés et minéraux d’une poule en période de ponte sont indiqués dans le tableau 2.

Tableau N°2 : Apports recommandés en protéines, acides aminés et minéraux pour la poule (p.100 du régime) (INRA, 1992).

Tableau N°2 : Apports recommandés en protéines, acides aminés et minéraux pour la poule (p.100 du régime) (INRA, 1992).

3-3-Besoins en oligo-éléments et en vitamines

Les oligo-éléments et les vitamines qui doivent être apportés sous forme de prémelange dans l’aliment de la poule pondeuse sont indiqués dans le tableau (LARBIER et LECLERQ, 1992). Comme pour les vitamines les oligo-élément agissent dans de nombreuses fonctions essentielles pour la vie et la croissance de la volaille, ces oligo-éléments sont principalement (Fer, Zinc, Cuivre, Manganèse, Iode, Selicium) (FLORANCE et DENIS, 2003).

Tableau N°3 : Additions recommandées de vitamines et d’oligo-éléments dans les régimes alimentaires de la poule pondeuse et la reproductrice (LARBIER et LECLERQ, 1992).

Tableau N°3 : Additions recommandées de vitamines et d’oligo-éléments dans les régimes alimentaires de la poule pondeuse et la reproductrice (LARBIER et LECLERQ, 1992).

3-4- Besoins en minéraux

Parmi tous les ions minéraux, macro et oligo-élément, le calcium doit être apporté en forte quantité à la poule lorsqu’elle assure la formation de la coquille.
La teneur de l’aliment en calcium doit être au moins égale à 3,5p. 100 (tableau précédent) pour aboutir des coquilles solides, ainsi la production d’un œuf par jour se traduit par l’exporation d’environ 2,3 g de calcium (LARBIER et LECLERQ, 1992).

INRA (1992), affirme qu’en fin de ponte lorsque la solidité de la coquille tend à diminuer, on peut réduire la concentration de calcium dans l’aliment et distribuer à volonté du calcium sous forme de coquilles d’huîtres ou de granulés de carbonates de calcium.

Les besoins en phosphore conviennent d’en apporter des quantités suffisantes et disponibles dans la ration et d’utiliser l’aliment pré ponte avant les premières œufs à fin de prévenir les risques de carences.

L’assimilation du calcium est dépendante du stade physiologique de la poule. Le cœfficient de digestibilité du calcium peut dépasser 70p.100 pendant la formation de la coquille, il descend au dessus de 30-35p.100 en l’absence de formation d’œuf de coquille. Selon, ANDRE et al (1996), on peut ajouter plusieurs éléments en ce qui concerne la formation d’œufs et avoir une source phosphorique par l’addition de craie, phosphatates, coquilles broyées, poudre d’os, coquilles d’huîtres et concentrés minéraux de commerce. Pour ce qui est des besoins en sodium et chlore on a :

  • une déficience en chlore pourra être responsable de cannibalisme, ou contraire, un excès peut être à l’origine d’une altération de la qualité de la coquille ;
  • une carence en sodium sera à l’origine d’un affaiblissement général de l’organisme, de picage et d’une diminution de production, son excès est responsable de sur consommation d’eau y compris l’excès de chlore (LARBIER et LECLERQ, 1992).

INRA (1993), souligne qu’un défaut d’apport se traduit par une diminution de la solidité du squelette associée au syndrome de « fatigue en cage ».

3-5- Besoins en eau

En général on considère que les volaille consomment deux fois plus d’eau que de provende, mais la consommation d’eau peut doubler lors des fortes chaleurs (ANDRE et al, 1996). Selon, INRA (1992), les besoins en eau des poules pondeuses peuvent varier en fonction du régime alimentaire, des conditions d’ambiances (température et humidité) et l’age. Il est important de connaître, respecter et contrôler la consommation pour éviter à la fois la surconsommation et le sous consommation.

La consommation d’eau est d’environ 1,8 fois celle de l’aliment et 1,9 fois pendant la période de ponte pour une température ne dépassant pas 20°C.
Les besoins de l’eau augment avec la température, au delà de 20°C, il n’y a pas de normes. De plus la consommation dépend de la température de l’eau, ainsi selon (LARBIER et al, 1992) à 25°C avec de l’eau fraîche (14°C) la consommation augmente de 20p. 100. Le tableau N°4 montre les normes de consommation d’eau pour les sujets élevés à 20°c.

Tableau N°4 : Normes de consommation d’eau (ISA, 1993).

Tableau N°4 : Normes de consommation d’eau (ISA, 1993).

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